La vérificatrice a raison : nous avons besoin d’une Régie des services de soins communautaires, pas plus de foyers PPP

Fredericton – Alors que les hôpitaux fonctionnent sous l’égide des régies de santé, que les écoles agissent sous la direction des districts scolaires, les foyers de soins, les soins à domicile et les services de soins communautaires (SSC) n’opèrent sous aucune structure formelle.

Bureau du vérificateur général de la vérificatrice générale / Office of the General Auditor

Kim MacPherson, Vérificatrice générale du Nouveau Brunswick

L’absence de structure centralisée pour ces services a de graves conséquences. L’utilisateur doit naviguer dans un fouillis organisationnel, un désordre qui demeure coûteux pour la province.  Le patient ordinaire est à la merci de l’augmentation des coûts des soins malgré une absence marquée de standards de qualité.

« L’état des soins aux personnes âgées de notre province me rappelle le désordre décentralisé en éducation et en santé avant le programme Chances égales de Louis-J. Robichaud », a déclaré Daniel Légère, président du SCFP NB. « Le gouvernement peut et doit organiser un système provincial, une sorte de Régie des SSC, qui offrirait des services de qualité accessibles et payerait équitablement les employés de la régie » at-il ajouté.

Dans son rapport annuel déposé le mois dernier, la vérificatrice générale du N.-B. a déclaré que les foyers de soins fonctionnent à un rendement moyen de 98 %, tandis que la demande ne cesse d’augmenter. La vérificatrice a recommandé que le Ministère du Développement social agisse : « Il faut une solution à facettes multiples pour fournir des soins et des services durables à l’avenir, ce qui n’est pas aussi simple que d’ajouter plus de lits en foyers de soins au système existant. » [1]

« L’absence d’une stratégie solide pour les soins et les services durables coûte un bras aux Néo-Brunswickois. Le secteur privé agit dans cette absence de structure pour construire des établissements d’abord pour la rentabilité, et non pour ce dont les citoyens ont vraiment besoin », a déclaré Légère.

Il existe plus de 250 fournisseurs de SSC dans la province. La majorité des établissements sont gérés par de petits employeurs, qui eux, ont beaucoup de difficulté à rémunérer leurs employées adéquatement.

Le rapport prévoit que le nombre de personnes âgées au Nouveau-Brunswick doublera dans les 20 prochaines années. La vérificatrice affirme que le statu quo est intenable, et met sérieusement en doute l’idée que les privatisations offriraient une piste de solution sérieuse.

« Plus de lits P3 ne règleront rien à la crise des soins pour personnes âgées », a affirmé Légère. « Il n’y a toujours pas de preuve sérieuse qui démontre que le modèle public-privé pour la prestation de services de foyers de soins infirmiers est plus économique à long terme. Fini la gouvernance laissez-faire » a-t-il ajouté.

 

[1] Rapport 2016 de la vérificatrice generale du Nouveau Brunswick– Volume I (juin 2016). Chapitre 2 – Ministère du Développement social – Foyers de soins. Voir: http://www.agnb-vgnb.ca/content/dam/agnb-vgnb/pdf/Reports-Rapports/2016V1/Chap2f.pdf

Les sténographes judiciaires du N.-B. obtiendront l’équité salariale

Fredericton – Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé ce jeudi que les sténographes judiciaires, membres de la section locale 1840 du SCFP, obtiendront des redressements salariaux au titre de l’équité salariale dans les prochains mois.

« Nos membres ont attendu six ans pour cela, mais la lutte en a valu la peine », a déclaré Odette Robichaud, présidente de la section locale 1840 du SCFP et vice-présidente du SCFPNB.

La Loi sur l’équité salariale de 2009 est entrée en vigueur le 1er avril 2010, avec des ajustements de salaire débutant le 1eravril 2012. La loi comprend tous les employés du gouvernement (employés des ministères, Partie I, système scolaire, Partie II, Hôpitaux, Partie III, et Sociétés d’État, partie IV). La loi de 2009 a remplacé la Loi sur l’équité salariale de 1989, qui elle ne s’appliquait qu’aux employés de la partie I.

À ce jour, le gouvernement n’a toujours pas mis en place un Bureau sur l’équité salariale efficace comme prévu dans la législation. Le mandat du Bureau serait de superviser l’application de la Loi, de produire du matériel éducatif et d’offrir une assistance et des conseils aux employés, employeurs et agents négociateurs.

« Alors qu’aujourd’hui le gouvernement a fait un pas dans la bonne direction, il doit examiner la Loi. La législation est faible et imparfaite comme outil pour parvenir à une rémunération équitable pour les emplois à prédominance féminine dans le secteur public. Il n’y a pas de contraintes sérieuses dans la loi pour exiger du gouvernement le respect d’un échéancier raisonnable pour l’achèvement des études et la mise en œuvre de l’équité salariale », a déclaré Robichaud.

Aujourd’hui, la majorité des travailleuses dans le secteur privé ne sont pas couvertes par une loi sur l’équité salariale.

« À toutes les femmes qui travaillent dans le secteur privé : ne lâchez pas! La lutte des femmes pour l’équité salariale est loin d’être terminée, mais ça en vaut la peine », a conclu Robichaud.

Le SCFP se joint à la contestation judiciaire contre le gouvernement du N.-B.

Conférence de presse du SCFP - Fredericton, juin 2016

Conférence de presse du SCFP – Fredericton, juin 2016

Fredericton, NB – Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a déposé un Avis de motion auprès de la province du Nouveau-Brunswick pour agir en tant qu’intervenant dans une poursuite entamée par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) qui conteste la conversion unilatérale du régime de pension de la fonction publique de la province à un régime à « risque partagé ».

« Les droits des membres du SCFP et de nombreux autres travailleurs du secteur public ont été violés lorsque le gouvernement a imposé de façon unilatérale, des changements aux pensions des travailleurs, ce qui viole leurs droits à la libre négociation collective », a déclaré Daniel Légère, président du SCFP NB.

En décembre 2013, la province a adopté le Projet de loi 11 – la Loi concernant la pension de retraite dans les services publics, qui a converti le régime de retraite de la province à un soi-disant régime à « risque partagé ». Cependant, l’effet de la conversion était de réduire les prestations et de transférer les risques élevés du régime de la province aux membres du SCFP et d’autres fonctionnaires.

La conversion a réduit de manière significative les prestations prévues par le régime de retraite, réduit de manière significative la sécurité des prestations et interdit toutes les dispositions des conventions collectives qui pourraient améliorer les prestations des membres à l’avenir.

« Ces changements ont violé les droits de nos membres en vertu de l’article 2 (d) de la Charte canadienne des droits et libertés (la Charte) », a déclaré Légère. « Le SCFP appuie pleinement cette contestation judiciaire et interviendra afin de défendre les droits de nos membres. »

L’exposé de la demande (déposée par l’IPFPC en février de cette année) allègue que l’imposition du modèle à risque partagé prévu par la Loi, avec le refus de reconnaitre les droits de négociation collective fondamentaux, fait obstacle à la garantie de la liberté d’association protégée par l’article 2 (d) de la Charte. C’est la base de l’appui du SCFP dans cette poursuite.

Le SCFP a également demandé la divulgation complète des informations concernant la conversion en vertu de la Loi sur le droit à l’information et la protection de la vie privée. Cependant, malgré la promesse du gouvernement d’agir en toute transparence et une décision en faveur de la divulgation du 4 mars 2016 du Bureau de l’accès à l’information et de la protection des renseignements personnels de la province, l’accès aux documents pertinents de conversion a été, jusqu’ici, refusée.

Avis aux employés municipaux de Fort McMurray (SCFP 1505)

Le lundi 23 mai 2016, la Municipalité régionale de Wood Buffalo a envoyé à ses employés un formulaire d’intention de retour au travail à remplir obligatoirement d’ici le 27 mai.

Le SCFP n’a pas approuvé le contenu de ce formulaire. En fait, le SCFP 1505 a posé plusieurs questions à l’employeur au sujet de ce formulaire, mais celui-ci est très évasif dans ses réponses.

Pour le moment, le SCFP avise tous ses membres de se reporter aux consignes de retour émises par le gouvernement albertain et le RMWB, particulièrement à la page 2 de ce document où on précise les catégories de personnes qui devraient éviter de revenir à Fort McMurray avant la réouverture de l’hôpital. Si vous souffrez d’un problème de santé physique ou mentale qui vous empêche de revenir à Fort McMurray, ou encore si vous suivez des traitements en ce moment, nous vous encourageons à demander un certificat médical à votre médecin traitant.

Vous trouverez ci-dessous un formulaire rédigé par le SCFP ; remplissez-le si vous n’êtes pas en mesure de reprendre le travail immédiatement, pour quelque raison que ce soit, et réclamer une rencontre avec votre employeur en présence de votre personne déléguée syndicale.

Si vous avez des questions ou des préoccupations, n’hésitez pas à écrire à president@cupe1505.ca.

Cliquez ici pour accéder au formulaire

http://scfp.ca/avis-aux-employes-municipaux-de-fort-mcmurray-scfp-1505