Les autobus scolaires surchargés depuis les coupures en éducation

Saint-Jean – Les plus récentes coupures budgétaires en éducation affectent la sécurité des élèves, affirme la section locale du SCFP 380, le syndicat représentant les chauffeurs d’autobus scolaire dans la région de Saint-Jean.school_bus

« Le district scolaire Anglophone Sud a éliminé un autobus et depuis, les autobus sont surchargés », a déclaré Christopher Watson, président de la section locale 380 du SCFP.

Selon un récent rapport, un autobus était tellement surchargé que plusieurs enfants étaient contraints de s’asseoir ou rester debout dans les allées. Cet autobus contenait près de 100 élèves à bord.

« Les parents sont en train de dire ce que notre section locale a signalé au District cet été. Il y a des limites à vouloir faire des économies : le district a créé un environnement dangereux pour les élèves et les chauffeurs », a déclaré M. Watson.

« Chaque fois que notre gouvernement ferme une école, cela signifie une augmentation de transport par autobus et donc de nouveaux trajets d’autobus. Cependant, le District en question a aussi coupé au niveau des transports, au point de mettre la sécurité des enfants et des travailleurs en danger », a déclaré Brien Watson, président de la section locale 1253 du SCFP qui représente les chauffeurs d’autobus scolaire dans la province.

Le SCFP 1253 représente plus de 2700 travailleurs dans 29 sections locales. Il s’agit des chauffeurs d’autobus scolaires, des concierges et des préposés à l’entretien travaillant pour les districts scolaires du Nouveau-Brunswick. Retrouvez-nous en ligne à www.1253.ca ou suivez-nous sur Facebook.com/CUPE-SCFP-LOCAL-1253.

Qui compte ? – Le SCFP lance une campagne pour l’intégration publique des services de soins communautaires au NB

Fredericton – Ce lundi, le SCFP lance la campagne « Qui compte ? » afin d’attirer l’attention du public et du gouvernement aux services de soins communautaires (SSC). Le SCFP affirme que les services tels que les foyers de groupe, les foyers de soins spéciaux, les maisons de transition et les soins à domicile doivent opérer sous administration publique.

Julie Doucet, porte parole de la campagne, en entrevue lors de la conférence de presse du lancement en septembre 2016.

Julie Doucet, porte parole de la campagne, en entrevue lors de la conférence de presse du lancement en septembre 2016.

« Les utilisateurs et les travailleurs du secteur ont besoin d’un système organisé et structuré. Cela n’a aucun sens que le gouvernement maintient une approche laissez-faire pour des services si essentiels », a déclaré Julie Doucet, l’une des porte-paroles de la campagne.

Le niveau de fragmentation dans le secteur des soins communautaires est alarmant. Sur le plan provincial, le système d’éducation dispose de 7 unités administratives (7 districts) et la santé n’a que 2 régies (Horizon et Vitalité). Les SSC font contraste, avec plus de 650 unités administratives dans la province.

« Si nous voulons dépenser de l’argent sur les soins communautaires, assurons-nous qu’il soit dépensé à bon escient avec une administration transparente. À l’heure actuelle, les 10 000 travailleurs de ce secteur, principalement des femmes, gagnent moins de 13 $ l’heure. Cette situation ne peut pas s’améliorer, car il n’y a pas de véritables normes de travail en raison de la fragmentation du système », a déclaré Doucet.

« De nombreux fournisseurs de SSC sont déjà financés par le Ministère du Développement social, mais il n’y a pas de gestion publique ou de contrôle du secteur. Le gouvernement jette de l’argent à ces fournisseurs dans une absence totale de structure », a déclaré Luc LeBlanc, représentant de recherche du SCFP. « Cela signifie non seulement des inefficacités, mais aussi une incapacité d’assurer la réussite d’une stratégie de soins. Un plan pour la réduction de la pression sur nos hôpitaux par le biais de meilleurs soins à domicile a très peu de probabilité de réussite dans le vide administratif présent » a ajouté LeBlanc.

En juin dernier, la vérificatrice générale Kim MacPherson rappelait au gouvernement l’urgence d’élaborer un plan global à long terme afin d’assurer des services durables aux personnes âgées.

Pour en apprendre plus sur la campagne, consultez la page www.facebook.com/WhoCaresQuiCompte

La vérificatrice a raison : nous avons besoin d’une Régie des services de soins communautaires, pas plus de foyers PPP

Fredericton – Alors que les hôpitaux fonctionnent sous l’égide des régies de santé, que les écoles agissent sous la direction des districts scolaires, les foyers de soins, les soins à domicile et les services de soins communautaires (SSC) n’opèrent sous aucune structure formelle.

Bureau du vérificateur général de la vérificatrice générale / Office of the General Auditor

Kim MacPherson, Vérificatrice générale du Nouveau Brunswick

L’absence de structure centralisée pour ces services a de graves conséquences. L’utilisateur doit naviguer dans un fouillis organisationnel, un désordre qui demeure coûteux pour la province.  Le patient ordinaire est à la merci de l’augmentation des coûts des soins malgré une absence marquée de standards de qualité.

« L’état des soins aux personnes âgées de notre province me rappelle le désordre décentralisé en éducation et en santé avant le programme Chances égales de Louis-J. Robichaud », a déclaré Daniel Légère, président du SCFP NB. « Le gouvernement peut et doit organiser un système provincial, une sorte de Régie des SSC, qui offrirait des services de qualité accessibles et payerait équitablement les employés de la régie » at-il ajouté.

Dans son rapport annuel déposé le mois dernier, la vérificatrice générale du N.-B. a déclaré que les foyers de soins fonctionnent à un rendement moyen de 98 %, tandis que la demande ne cesse d’augmenter. La vérificatrice a recommandé que le Ministère du Développement social agisse : « Il faut une solution à facettes multiples pour fournir des soins et des services durables à l’avenir, ce qui n’est pas aussi simple que d’ajouter plus de lits en foyers de soins au système existant. » [1]

« L’absence d’une stratégie solide pour les soins et les services durables coûte un bras aux Néo-Brunswickois. Le secteur privé agit dans cette absence de structure pour construire des établissements d’abord pour la rentabilité, et non pour ce dont les citoyens ont vraiment besoin », a déclaré Légère.

Il existe plus de 250 fournisseurs de SSC dans la province. La majorité des établissements sont gérés par de petits employeurs, qui eux, ont beaucoup de difficulté à rémunérer leurs employées adéquatement.

Le rapport prévoit que le nombre de personnes âgées au Nouveau-Brunswick doublera dans les 20 prochaines années. La vérificatrice affirme que le statu quo est intenable, et met sérieusement en doute l’idée que les privatisations offriraient une piste de solution sérieuse.

« Plus de lits P3 ne règleront rien à la crise des soins pour personnes âgées », a affirmé Légère. « Il n’y a toujours pas de preuve sérieuse qui démontre que le modèle public-privé pour la prestation de services de foyers de soins infirmiers est plus économique à long terme. Fini la gouvernance laissez-faire » a-t-il ajouté.

 

[1] Rapport 2016 de la vérificatrice generale du Nouveau Brunswick– Volume I (juin 2016). Chapitre 2 – Ministère du Développement social – Foyers de soins. Voir: http://www.agnb-vgnb.ca/content/dam/agnb-vgnb/pdf/Reports-Rapports/2016V1/Chap2f.pdf

Les sténographes judiciaires du N.-B. obtiendront l’équité salariale

Fredericton – Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé ce jeudi que les sténographes judiciaires, membres de la section locale 1840 du SCFP, obtiendront des redressements salariaux au titre de l’équité salariale dans les prochains mois.

« Nos membres ont attendu six ans pour cela, mais la lutte en a valu la peine », a déclaré Odette Robichaud, présidente de la section locale 1840 du SCFP et vice-présidente du SCFPNB.

La Loi sur l’équité salariale de 2009 est entrée en vigueur le 1er avril 2010, avec des ajustements de salaire débutant le 1eravril 2012. La loi comprend tous les employés du gouvernement (employés des ministères, Partie I, système scolaire, Partie II, Hôpitaux, Partie III, et Sociétés d’État, partie IV). La loi de 2009 a remplacé la Loi sur l’équité salariale de 1989, qui elle ne s’appliquait qu’aux employés de la partie I.

À ce jour, le gouvernement n’a toujours pas mis en place un Bureau sur l’équité salariale efficace comme prévu dans la législation. Le mandat du Bureau serait de superviser l’application de la Loi, de produire du matériel éducatif et d’offrir une assistance et des conseils aux employés, employeurs et agents négociateurs.

« Alors qu’aujourd’hui le gouvernement a fait un pas dans la bonne direction, il doit examiner la Loi. La législation est faible et imparfaite comme outil pour parvenir à une rémunération équitable pour les emplois à prédominance féminine dans le secteur public. Il n’y a pas de contraintes sérieuses dans la loi pour exiger du gouvernement le respect d’un échéancier raisonnable pour l’achèvement des études et la mise en œuvre de l’équité salariale », a déclaré Robichaud.

Aujourd’hui, la majorité des travailleuses dans le secteur privé ne sont pas couvertes par une loi sur l’équité salariale.

« À toutes les femmes qui travaillent dans le secteur privé : ne lâchez pas! La lutte des femmes pour l’équité salariale est loin d’être terminée, mais ça en vaut la peine », a conclu Robichaud.