Les travailleuses et travailleurs en soins à domicile manifestent leur mécontentement

Saint-Jean – le 29 mars, plus de 200 travailleuses et travailleurs et sympathisants ont tenu une manifestation devant les bureaux provinciaux de la Croix-Rouge canadienne à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. La section locale 4598 du SCFP, qui représente 136 travailleuses et travailleurs de soutien à domicile de la Croix-Rouge canadienne au N.-B., dénoncait l’immobilité de leur employeur à la table de négociation.

Dès le 1er avril, suivant le week-end de Pâques, les employés en soins à domicile entamment une neuvième année sans convention collective.

“L’employeur doit apporter des augmentations de salaire réelles à la table de négociation. S’ils ne peuvent pas le faire, après neuf ans, ils devraient l’admettre au public », a déclaré Thérèse Duguay, présidente de la section locale 4598.

Duguay travaille pour la Croix-Rouge depuis plus de 15 ans, mais ne gagne que 13,65 $ l’heure.

«La Croix-Rouge canadienne a des revenus d’exploitation annuels de plus de 300 millions de dollars, mais elle ne serait pas capable de sortir ses propres employés de la pauvreté ? » questionne Duguay.

« Conrad Sauvé, PDG de la Croix-Rouge, a gagné à lui seul 332 000 $ cette année. Pendant ce temps, nous, on n’arrive pas à joindre les deux bouts alors que des personnes âgées et des personnes vulnérables dépendent de nos services » affirme Duguay. « Des faibles salaires, pas d’heures garanties, ça nous blesse, nous et nos familles. Ça veut aussi dire que les clients doivent subir les effets d’un grand roulement du personnel » a-t-elle ajouté.

« Tout le secteur des soins à domicile dans notre province est dans un état lamentable. La province doit agir », a déclaré Daniel Légère, président du SCFP NB. « C’est pourquoi nous avons lancé la campagne « Qui compte? », afin que la province rapatrie au public les services de soins communautaires. Les travailleurs et les clients ne peuvent plus attendre » a ajouté Légère.

Lors du rassemblement, Daniel Légère a réitéré son défi à tous les partis politiques d’inclure dans leur plateforme électorale des soins à domicile à 100 % publics.

Transparence dans les contrats publics : il faut moderniser la Loi sur le droit à l’information

Les limites qui entourent les demandes du public au droit à l’information gardent les Néo-Brunswickois dans l’ignorance lorsqu’il s’agit de connaître des vrais coûts des ententes de privatisation.

David Coon, chef du parti Vert, vient tout juste de perdre sa bataille judiciaire sur le droit à l’information. Ce dernier tentait de forcer Shannex, une entreprise de foyers de soins privés, à rendre public son entente de partenariat public-privé (PPP) avec la province du Nouveau-Brunswick.

Le politicien avait déposé une requête en vertu de la Loi sur le droit à l’information et protection de la vie privée pour demander que l’entente entière soit rendue publique, sans caviardage. Malgré qu’Anne Bertrand, l’ex-commissaire à l’accès à l’information et à la vie privée, était en faveur du droit de divulgation des documents, le libellé actuel de la Loi n’autorisait pas expressément la Cour d’accorder cette divulgation.

Le cas de M. Coon réaffirme amèrement ce que nous savons déjà au sujet des ententes avec Medavie et Sodexo. Alors que le Parti vert et le NPD préconisent la modernisation depuis longtemps, les Libéraux et les Conservateurs ont maintenu certaines faiblesses dans la Loi. Ces faiblesses font en sorte que les contrats de privatisation et de PPP tellement ne peuvent que rarement être soumis à l’examen public avant qu’ils ne soient signés.

N’est-il pas temps que le gouvernement applique et élargisse le droit du public à savoir où va vraiment notre argent, et ce bien avant qu’il ne soit trop tard pour prévenir les gaffes? Au Manitoba, une telle protection existe, et elle vient tout juste de prévenir un coûteux plan de construction de trois d’écoles par PPP. En allant « au public », l’argent économisé va permettre la construction de cinq écoles!

Nos législateurs devraient mettre en œuvre les recommandations contenues dans le rapport de 2017 de l’Institut Columbia intitulé La Banque de l’infrastructure du Canada et le droit du public à l’information, afin d’améliorer la transparence dans la prestation privée des services publics:

  1. Les entités privées qui fournissent des fonctions ou des services publics substantiels, où qui reçoivent d’importantes subventions de l’État pour fournir des fonctions ou des services publics, devraient être pleinement assujetties aux lois sur l’accès à l’information.
  2. Chaque palier gouvernemental (fédéral, provincial et municipal) devrait adopter une politique de divulgation rapide et proactive de tous les dossiers d’approvisionnement, y compris les analyses préliminaires, les analyses de rentabilisation, les soumissions retenues, les soumissions rejetées, les évaluations des soumissions et les contrats.
  3. Chaque palier gouvernemental devrait adopter une norme discrétionnaire pour la divulgation des renseignements dont ont été saisis le cabinet ou ses comités. Les commissaires à l’information devraient avoir accès à ces documents et avoir le pouvoir de décider si ces documents doivent être divulgués ou non.

Il est évident que les obstacles à la transparence profitent à ceux qui tentent de « vendre » au public les partenariats public-privé, la sous-traitance et d’autres régimes procorporatifs. Sans information adéquate, le public peut et sera induit en erreur.

Toute partie qui prétend valoriser la démocratie devrait agir pour moderniser la Loi sur le droit à l’information et la protection de la vie privée. En fin de compte, c’est aux législateurs de fixer les lois afin que nos tribunaux aient le pouvoir de reconnaître les intérêts supérieurs du public avant les profits des sociétés.

 

Daniel Légère
Président du Syndicat Canadien de la Fonction Publique, N.-B. (SCFP-NB)

Le Nouveau-Brunswick devrait-il suivre l’exemple de l’Ontario?

Depuis la récession économique de 2008, les milieux de travail de tous les secteurs au Canada ont subi des changements. Il y a eu une augmentation du travail précaire, avec plus de travailleurs à temps partiel et occasionnels que jamais, et des salaires stagnants malgré la hausse des gains économiques, même au Nouveau-Brunswick[1].

Le travail précaire décrit généralement des conditions de travail instables, des droits et protections limités en raison d’une augmentation du travail temporaire, à temps partiel, sous contrat ou sous-traité.[2] Il est difficile d’avoir une vue d’ensemble du travail précaire au Canada en raison de la nature du travail précaire. Toutefois, l’augmentation du travail à temps partiel et temporaire dans certains secteurs suggère l’émergence de travail instable pour de nombreux Néo-Brunswickois. Un nouveau rapport par Comptables professionnels agréés Canada souligne une forte augmentation du travail à temps partiel et temporaire dans les secteurs d’éducation, d’information, de la culture et des loisirs, et les services d’hébergement et de restauration. Le rapport fait observer que les travailleurs de ces deux derniers secteurs gagnent de 12 % et 30 % moins d’argent par heure que les autres Canadiens[3]. On mentionne également que les jeunes Canadiens, en particulier les femmes et les Canadiens plus âgés, sont les plus touchés par le travail précaire et que les niveaux d’éducation ne vous protègent pas du travail instable. L’économiste en chef de l’CPA souligne:

Chez les jeunes canadiens, les hommes et les femmes de la quasi-totalité des niveaux de scolarité sont devenus beaucoup plus susceptibles d’occuper un emploi à temps partiel. (…) Ces données viennent appuyer l’idée selon laquelle les jeunes font de plus en plus des études supérieures, mais peinent aussi de plus en plus à trouver un emploi à temps plein une fois leur diplôme obtenu (p.11).

Depuis 2008, au Nouveau-Brunswick, il y a eu une augmentation de travailleurs qui cherchaient du travail à temps plein et qui n’ont pas trouver un emploi à temps plein au cours du dernier mois[4]. En 2016, les collectivités du Nouveau-Brunswick représentaient également trois des 10 régions économiques dont le salaire horaire moyen était le plus bas au Canada[5]. Il est révélateur qu’au Nouveau-Brunswick, au cours des dix dernières années, la proportion de travailleurs salariés à temps plein, de travailleurs âgés, de travailleurs ayant un emploi pendant plus de cinq ans et de travailleurs ayant suivi des études postsecondaires a augmenté[6]. Cela signifie que les Néo-Brunswickois qui entrent sur le marché du travail font face à du travail précaire et que pour ceux qui ont toujours fait face à un travail précaire, les chances d’avancement sont limitées.

Les taux de syndicalisation sont également en baisse au Canada, passant de 37,6 % en 1981 à 28,8 % en 2014, avec une diminution plus marquée chez les hommes et les jeunes travailleurs[7]. Cela indique que moins de gens ont accès à des emplois stables avec des salaires décents, de bons avantages sociaux, des conditions de travail respectueuses et l’accès à la protection des droits et de plaidoyer. En 2016, au Nouveau-Brunswick, 94% des travailleurs rémunérés au salaire minimum n’étaient pas syndiqués[8].

Les lois du travail du Nouveau-Brunswick ont été mises à jour de façon sporadique au cours des dernières années. Il y a eu l’ajout d’un congé statutaire (le troisième dimanche de février chaque année), l’introduction prochaine d’une loi sur l’arbitrage d’une première convention collective et l’examen des normes d’emploi pour les jeunes travailleurs. Cependant, les changements du marché du travail et de l’économie et le vieillissement de la population du Nouveau-Brunswick créent un environnement dans lequel une révision et une réforme complètes des lois qui gouvernent les travailleurs au Nouveau-Brunswick sont nécessaires. Un tel exercice a été entrepris en 2015 dans la province de l’Ontario, avec le Changing Workplaces Review, un examen de l’évolution des lieux de travail. Ce processus a été mené par des conseillers spéciaux: C. Michael Mitchell, un avocat œuvrant dans le domaine du travail et de l’emploi, et l’honorable John C. Murray, un arbitre neutre à temps plein et médiateur. Les conseillers ont examiné la Loi de 2000 sur les normes d’emploi et la Loi de 1995 sur les relations de travail et ont produit un rapport. Le rapport, qui contient 173 recommandations, a conduit au dépôt et au passage du projet de loi 148, Loi de 2017 pour l’équité en milieu de travail et de meilleurs emplois qui a considérablement augmenté les droits des travailleurs. Le nouveau projet de loi a porté le salaire minimum à 15 $/l’heure, a augmenté le nombre de maladies graves et de congé parental, a ajouté un congé de violence conjugale, a ajouté des droits pour les entrepreneurs indépendants, modifié les dispositions relatives aux horaires de travail pour donner plus de stabilité aux travailleurs et fait en sorte qu’il est plus facile pour les travailleurs de se syndiquer.

Les travailleurs du Nouveau-Brunswick méritent autant d’améliorations que les travailleurs ontariens. Il est grand temps de procéder à un examen de la Loi sur les normes d’emploi, de la Loi sur les relations industrielles, de la Loi relatives aux relations de travail dans les services publics et de la Loi sur la Fonction publique. Un tel examen devrait être entrepris par des experts indépendants en droit du travail, choisis par un comité composé de représentants des salariés et des employeurs de parts égales, afin de veiller à ce que les droits des travailleurs soient maintenus et renforcés et sans avoir à récupérer. Ce processus d’examen approfondi serait une excellente façon de commencer à s’attaquer au travail précaire dans notre province.

Pour trouver d’autres recommandations pour améliorer le Nouveau-Brunswick, voir :  “Pour une société plus équitable: une plateforme électorale progressiste pour le Nouveau-Brunswick en 2018“.


Gabrielle Ross-Marquette est conseillère en recherche pour le Bureau régional des Maritimes du SCFP.

 

[1] Gouvernement du Nouveau-Brunswick (juin 2017). RBC révise à la hausse la prévision de croissance du PIB du Nouveau-Brunswick, http://www2.gnb.ca/content/gnb/fr/nouvelles/communique.2017.06.0862.html

[2] Organisation International du Travail (2011). Colloque d’ACTRAV sur le Travail Précaire (4-7 Octobre 2011) http://www.ilo.org/actrav/events/WCMS_153968/lang–fr/index.htm

[3] Comptables Professionnels Agréés Canada (2018). La progression du travail précaire au Canada : À la recherche de points de repère https://www.cpacanada.ca/fr/la-profession-de-cpa/a-propos-de-cpa-canada/les-principales-activites-de-cpa-canada/politiques-publiques-et-relations-avec-les-gouvernements/recherche-sur-leconomie-et-les-politiques/travail-precaire-canada

[4] Statistiques Canada (2018) Tableau 282-0013 CANSIM, http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a34?lang=fra&mode=tableSummary&id=2820013&stByVal=2&p1=-1&p2=9

[5] Statistiques Canada (2017). Les 10 régions économiques avec la moyenne la plus basse du salaire horaire versé aux employés à temps plein, 2016, https://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/170615/t004a-fra.htm

[6] Gouvernement du Nouveau-Brunswick (2017). New Brunswick Minimum Wage Factsheet, Éducation postsecondaire, Formation et Travail, https://www.nbjobs.ca/sites/default/files/pdf/newbrunswickminimumwagefactsheet1.pdf

[7] Statistiques Canada (2017). Déclin de la syndicalisation, http://www.statcan.gc.ca/pub/11-630-x/11-630-x2015005-fra.htm

[8] Gouvernement du Nouveau-Brunswick (2017). New Brunswick Minimum Wage Factsheet, Éducation postsecondaire, Formation et Travail, https://www.nbjobs.ca/sites/default/files/pdf/newbrunswickminimumwagefactsheet1.pdf

 

Mettons fin au mandat – Négocions vers l’avant

Fredericton – À la mi-mars, près de 300 employés public et élus du SCFP de tous les secteurs se sont rencontrés dans le cadre d’une conférence sur la négociation intitulé « Mettons fin au mandat  – Négocions vers l’avant ».

Le message de la conférence était clair : pour obtenir des meilleurs salaires, les sections locales du SCFP doivent coordonner leurs efforts de négociation et se préparer à des actions de masses.

« Pendant des années, le gouvernement provincial a tenté d’établir un mandat de retenue salariale qui a eu un effet néfaste sur les travailleurs de la fonction publique.  Nous avons organisé cette conférence pour aligner nos forces afin de lutter pour les salaires une fois à la table de négociation. C’est notre première priorité parce que dans l’ensemble, les salaires des travailleurs n’ont pas toujours suivi le coût de la vie au cours des 10 dernières années», a déclaré Daniel Légère, Président du SCFP NB.

Les négociations antérieures avec les syndicats du secteur public ont été marquées par deux mandats consécutifs de retenues salariales, ce qui signifie une faible ou aucune augmentation salariale: soit 0 % et 1 %.

«La majorité des travailleurs du secteur public ont un pouvoir d’achat égal ou plus faible à 10 ans passés. Nos membres trouvent qu’il est de plus en plus difficile de joindre les deux bouts. Vivre d’une paie à l’autre n’est pas soutenable», a dit Légère.

En plus des salaires bas, de nombreux secteurs sont également touchés par les coupures de postes, ce qui entraine une surcharge de travail pour le personnel restant.

« La récente grève des enseignants en Virginie-Occidentale aux États-Unis nous démontre que parfois pour gagner gros, il faut prendre des actions drastiques. C’est pourquoi nous avons tenu cette conférence, pour ensuite faire des tournées provinciales et mobiliser nos membres bientôt », ajoute Daniel Légère.

Lorsque nous sommes unis et mobilisés, les membres du SCFP ont la force de mettre fin au mandat!

 

 

Le SCFP souligne le Mois de l’histoire des Noirs

En février, le SCFP souligne chaque année le Mois de l’histoire des Noirs. Nous profitons de cette occasion pour réfléchir aux efforts déployés par de nombreux militants syndicaux et organisateurs communautaires d’ascendance africaine afin de rendre nos communautés et nos milieux de travail plus inclusifs.

Cette lutte se poursuit au quotidien, grâce aux membres du SCFP qui négocient des clauses de convention collective qui favorisent l’inclusion et l’égalité. Soulignons aussi les efforts de ceux qui luttent contre le racisme au sein de nos gouvernements, dans nos milieux de travail, dans nos écoles et dans nos communautés ainsi qu’à ceux qui travaillent à l’organisation et à la mobilisation sur le terrain.

Nous sommes reconnaissants envers toutes les personnes qui œuvrent, dans nos syndicats, nos milieux de travail, et dans nos communautés, à l’avènement d’un monde sans racisme. La société canadienne a fait de grands progrès ces dernières décennies, mais les Afro-Canadiens sont encore victimes de discrimination.

À l’échelle mondiale, le Groupe de travail d’experts des Nations unies sur les personnes d’ascendance africaine sensibilise les gens à l’histoire de l’esclavage, de la discrimination, du sectarisme et de la criminalisation. Nous avons tous quelque chose à apprendre de cette histoire pour mieux lutter contre les barrières systémiques imposées aux personnes de race noire. L’Assemblée générale des Nations unies a fait de 2015 à 2024 la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, dans le but de faire la promotion de leurs droits.

À notre congrès national de 2017, les délégués du SCFP ont adopté un document d’orientation stratégique qui engage notre syndicat à combattre le racisme et la haine sous toutes ses formes, en plus de donner à nos membres les moyens de dénoncer la discrimination. En outre, les délégués ont adopté une résolution pour que nous poussions les gouvernements à mettre fin au profilage racial et que nous prenions position publiquement contre tout projet de loi qui en ferait la promotion. Le profilage racial constitue une forme de discrimination et d’atteinte à la vie privée, ce qui contrevient à la Charte canadienne des droits de la personne.

Notre syndicat est déterminé à négocier et à faire appliquer des conventions collectives qui ne tolèrent pas le racisme. Nous poursuivons notre lutte contre le harcèlement racial au travail. Enfin, de concert avec nos alliés, nous exerçons des pressions sur les gouvernements pour qu’ils adoptent des lois sur l’équité en emploi.

Le SCFP encourage ses membres à souligner le Mois de l’histoire des Noirs et à poursuivre le combat contre le racisme envers les Noirs, que ce soit dans leur section locale, dans leur milieu de travail, à l’école ou dans la communauté. Voici quelques suggestions.

Apprenez-en davantage

Agissez

  • Célébrez le Mois de l’histoire des Noirs dans votre section locale.
  • Exercez des pressions sur votre gouvernement provincial pour que des lois contre le racisme envers les Noirs et pour l’équité en emploi soient adoptées.
  • Soutenez les organismes communautaires et les mouvements comme Black Lives Matter qui luttent contre le racisme et la violence systémiques.
  • Visitez le blacklivesmatter.ca ou suivez #BlackLivesMatter sur Twitter.

Négociez

  • Exigez l’ajout à votre convention collective d’une clause sur l’équité en emploi afin que votre milieu de travail reflète davantage la diversité de votre communauté.

Le nouveau guide du SCFP sur l’équité en emploi sera disponible sous peu. Il fera partie de notre série de documents Négocier l’égalité.

 

Déclaration du Conseil canadien du Congrès du travail du Canada

Mercredi, 7 février 2018

Les 55 syndicats représentés au sein du Conseil canadien du Congrès du travail du Canada (CTC) reconnaissent unanimement que lorsqu’un des affiliés du CTC se fait attaquer, c’est notre mouvement entier qui se fait attaquer.

Il s’ensuit que le CTC condamne, avec la plus grande fermeté, la décision et les actions de la direction d’Unifor visant à désaffilier de syndicat du CTC et à faire du maraudage auprès des membres de la section locale 75 d’UNITE HERE! dans la Région du Grand Toronto. Le maraudage auprès d’un syndicat est déplorable et va à l’encontre des principes de solidarité sur lesquels notre mouvement est fondé. Le maraudage d’Unifor est d’autant plus répréhensible qu’il tente de se défendre par des justifications nationalistes et des assauts en bloc sur les syndicats internationaux.

Notre Congrès se compose de syndicats nationaux, internationaux et provinciaux des secteurs privé et public. C’est de la solidarité intersyndicale que notre mouvement tire sa force et son intégrité. La contribution apportée par nos affiliés internationaux à l’édification de notre mouvement et à la défense des droits des travailleurs et travailleuses et des droits de la personne au Canada ne saurait être dépréciée, méprisée ou déshonorée. Le CTC continuera à apprécier tous ses membres et à les défendre contre toute atteinte à leurs syndicats, qu’ils soient provinciaux, nationaux ou internationaux.

C’est cette solidarité qui a donné lieu à l’amélioration des lois sur le travail, à l’expansion du Régime de pensions du Canada, à l’interdiction complète de l’amiante, à la création d’un groupe de travail sur la transition juste, à la hausse du salaire minimum dans bon nombre de compétences et à l’obtention de congés pour les survivantes de la violence conjugale, pour ne nommer que quelques réalisations.

Les syndicats faisant partie du Congrès du travail du Canada s’engagent à :

  • collaborer à la protection de nos membres contre le maraudage et à syndicaliser les travailleurs et les travailleuses non syndiqués;
  • défendre nos membres et leurs syndicats internationaux contre les assauts sans fondement;
  • redoubler d’efforts dans l’action politique nécessaire pour améliorer la vie de tous les travailleurs et les travailleuses.

Le Congrès du travail du Canada représente plus de 3 millions de travailleurs et travailleuses et réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 107 conseils du travail régionaux dont les membres travaillent dans presque tous les secteurs de l’économie canadienne, exerçant toutes les professions dans toutes les parties du Canada.

Signée par :

Hassan Yussuff
Président
Congrès du travail du Canada (CTC)
Marie Clarke Walker
Secrétaire-trésorière
Congrès du travail du Canada (CTC)
Donald Lafleur
Vice-président exécutif
Congrès du travail du Canada (CTC)
Larry Rousseau
Vice-président exécutif
Congrès du travail du Canada (CTC)
Capitaine Dan Adamus
Président, Conseil du Canada
Association des pilotes de ligne, internationale- Conseil canadien (ALPA)
Robert Ashton
Président
Syndicat international du débardage et des entrepôts Canada (SIDE)
Brian Baker
Directeur exécutif national
La Guilde canadienne des réalisateurs (DGC)
Robyn Benson
Présidente nationale
Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)
Harvey Bischof
Président
Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO)
David Black
Président national
Syndicat canadien des employées et employés professionnels et de bureau (SEPB)
Daniel Boyer
Président
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
Larry Brown
Président national
Syndicat national des employées et employés généraux et du secteur public (SNEGSP)
Anita Bryan
Syndicat des Métallos
Chris Buckley
Président
Fédération du travail de l’Ontario (FTO)
Jessica Burnie
Vice-président représentant les travailleurs et travailleuses ayant un handicap
Danny Cavanagh
Président
Fédération du travail de la Nouvelle-Écosse (FTNE)
Patrick Colford
Président
Fédération des travailleuses et travailleurs du Nouveau-Brunswick (FTTNB)
Anouk Collet
Syndicat international des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC)
Bill Daniels
Vice-président international
Fraternité internationale des ouvriers en électricité (FIOE)
Debi Daviau
Présidente et chef de direction
L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)
Sharon DeSousa
Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)
David Doyle
Vice-président international canadien
Union internationale des travailleurs du verre, mouleurs, poterie, plastique et autres (VMP)
Danielle Dubuc
Vice-président représentant les travailleurs et travailleuses de couleur
Jody Dukart
Vérificateur caissier international
Mineurs unis d’Amérique (MUA)
Vince Engel
Vice-président international de l’Ouest canadien
Association internationale des poseurs d’isolant et métiers connexes (AIPIMC)
James Given
Président
Syndicat International des Marins Canadien (SIMC)
Sam Hammond
Président
Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO)
Mark Hancock
Président national
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)
Glen Hansman
Président
Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique (FECB)
Lorraine Hewlett
Présidente
Fédération du travail des Territoires du Nord (FTTN)
Len Hope
Président
Association des syndicalistes à la retraite du Canada (ASRC)
Larry Hubich
Président
Fédération du travail de la Saskatchewan (FTS)
Milt Isaacs
Chef de la direction
Association des pilotes d’Air Canada (APAC)
James Jackson
Directeur des affaires canadiennes
Association internationale des travailleurs de métal en feuille (AITMF)
Patricia Knight
Teamsters Canada
Darrell LaBoucan
8e Vice-président général
Association internationale des travailleurs en pont, en fer structural, ornemental et d’armature (IABSORIW)
Irene Lanzinger
Présidente
Fédération du travail de la Colombie-Britannique (FTCB)
François Laporte
Président
Teamsters Canada
Fred LeBlanc
Vice-président du district 13
Association internationale des pompiers (AIP)
Justin Lemphers
Fédération du travail du Yukon (FTY)
John Lewis
Vice-président international, Directeur des Affaires canadiennes
Alliance int’l. des empl. de scène de théâtre, tech. de l’image, artistes et métiers connexes des É.-U., ses territoires et du Canada (AIEST)
Suzanne MacNeil
Vice-présidente représentant les conseils du travail de la région de l’Atlantique
George MacPherson
Président
Fédération des ouvriers des chantiers navals de la Colombie-Britannique (FOCCB)
Joseph Maloney
Vice-président international de l’Est canadien
Fraternité internationale des chaudronniers, constructeurs de navires en fer, forgerons, forgeurs et aides (FIC)
Joseph S. Mancinelli
Vice-président international et directeur régional
Union internationale des journaliers d’Amérique du Nord (UIJAN)
Anthony Marco
Vice-président représentant les conseils du travail de la région de l’Ontario
Brenda McAuley
Présidente nationale
Association canadienne des maîtres de poste et adjoints (ACMPA)
Gil McGowan
Président
Fédération du travail de l’Alberta (FTA)
Paul Meinema
Président national
Syndicat international des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC)
Steve Morrison
Vice-président international, Directeur des Affaires canadiennes
Association unie des compagnons et apprentis de l’industrie de la plomberie et de la tuyauterie des États-Unis et du Canada (AU)
Patrick Murphy
Vice-président
Association internationale des débardeurs (AID)
Kenneth G. Neumann
Directeur national
Syndicat des Métallos
Martin O’Hanlon
Président
Syndicat des communications d’Amérique (SCA Canada)
Casey Oraa
Vice-président représentant les personnes LGBTABI
Yves Ouellet
Directeur général
FTQ-Construction
Mike Palecek
Président national
Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP)
Stan Pickthall
Vice-président général
Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIM&TA)
Ron Piercey
Vice-président international
Syndicat international des travailleurs et travailleuses de la boulangerie, de la confiserie, du tabac et la meunerie (SITBCTM)
Danielle Pohl
Vice-présidente représentant les conseils du travail de la région Pacifique
Bill Pollock
Président
Syndicat international des travailleurs unis de l’automobile, de l’aérospatiale et de l’outillage agricole d’Amérique  (TUA, section locale 251)
Carl Pursey
Président
Fédération du travail de l’Île-du-Prince-Édouard (FTIPE)
Lionel Railton
Directeur régional canadien
Union internationale des opérateurs-ingénieurs (UIOI)
Kevin Rebeck
Président
Fédération du travail du Manitoba (FTM)
Candace Rennick
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)
Dany Richard
Président
Association canadienne des agents financiers (ACAF)
Ian Robb
Directeur canadien
UNITE HERE!
Carmen Rogers-Jones
Vice-présidente représentant les jeunes travailleurs et travailleuses
Ronald (Ron) Rousseau
Vice-président représentant les travailleurs et travailleuses autochtones
Jason Rowe
Vice-président canadien
Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d’Amérique (FUCMA)
Mary Shortall
Présidente
Fédération du travail de Terre-Neuve et du Labrador (FTTNL)
Linda Silas
Présidente
Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers (FCSII)
Stephanie Smith
Syndicat des fonctionnaires provinciaux et de service de la Colombie-Britannique SNEGSP/SFPCB
Basia Sokal
Vice-présidente représentant les conseils du travail de la région des Prairies représentant les conseils du travail de la région des Prairies
David Sparrow
Président national
Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA)
Ainsworth Spence
Vice-président représentant les travailleurs et travailleuses de couleur
Sharleen Stewart
Vice-présidente internationale canadienne
Union internationale des employés des services (UIES)
Liz Stuart
Présidente
Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (AECAO)
Paul Thorp
Président
Syndicat uni du transport (SUT)
Scott Travers
Président
Fédération internationale des ingénieurs et techniciens (FIIT)
Terri Van Steinburg
Présidente
Syndicat national de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (SNACPPU)
Ann Waller
Union internationale des journaliers d’Amérique du Nord
(UIJAN)
Alan Willaert
Vice-président du Canada
Fédération canadienne des musiciens (FMEC/FCM)
Pauline Worsfold
Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers (FCSII)

Soins à domicile au N.-B. : La province doit intervenir

Tracadie –  La section locale 4598 du SCFP, qui représente 136 travailleuses de soins à domicile de la Croix-Rouge canadienne au Nouveau-Brunswick dénonce l’inaction de leur employeur quant aux négociations.

« Le 31 mars 2018, ça fera déjà neuf ans que l’Employeur nous laisse sans convention collective », a déclaré Thérèse Duguay, présidente de la Section locale 4598 du SCFP. Malgré plusieurs efforts de la part des employées, la Croix-Rouge refuse toujours de négocier une nouvelle convention collective avec les travailleuses.

Le SCFP a aussi dénoncé la désintégration des services de soins à domicile sur les points suivants :

  • La disponibilité du service et les heures pour chaque client.
  • La rétention, le salaire (13,65 $ l’heure) et l’échec de recrutement.
  • Les délais inacceptables de services.
  • La politique de déplacement de « 12 ¢ par heure de trajet »

« En plus de ne pas avoir d’heures de travail garanties, en réalité, nous gagnons moins de 11 $/l’heure puisque nous devons payer de notre poche le transport pour visiter nos clients. La Croix-Rouge exige‑t‑elle que ses propres employées la subventionnent ? », questionne Thérèse Duguay.

« Je n’ai jamais vu un employeur faire ça, démontrer si peu de respect pour ses employés et sa clientèle. La Croix-Rouge est un des pires employeurs au N.-B., c’est honteux. Le gouvernement doit intervenir immédiatement, afin que l’employeur négocie réellement », a affirmé Robert LeMoignan, représentant syndical du SCFP.

L’Entente de service entre la Province et la Croix-Rouge avait pour objectif de garantir un niveau de service de soins à domicile raisonnable, avec imputabilité, efficacité et transparence. Les huit dernières années démontrent plutôt l’échec de l’entente.

« L’organisation du travail par la Croix-Rouge est dysfonctionnelle et démontre un laisser-aller dans sa gestion des services et ce sont les clients et les travailleuses qui en paient le prix. Les subventions du gouvernement ne se rendent pas efficacement aux travailleuses de premières lignes. » affirme Robert LeMoignan.

« La solution c’est de retourner les soins à domicile au services publics. Les services publics, eux, respectent leurs obligations de rendre des comptes, de négocier raisonnablement et de livrer la marchandise. Il nous faut une structure provinciale publique, pour le bien des clients et des travailleuses », a déclaré Duguay.

Lors de la conférence, Daniel Légère, le président du SCFP NB, a lancé un appel à l’action à tous les partis politiques provinciaux : « Je vous défie d’inclure dans vos plateformes la pleine gestion et opération des services de soins communautaires au N.-B. ».

 La section locale 4598 du SCFP représente 136 travailleuses en soins à domiciles de la Croix-Rouge canadienne. Les travailleuses œuvrent dans les régions de Grand-Sault, Edmundston, Campbellton, Bathurst, Tracadie, Miramichi et Richibucto.

 

 

 

 

Budget provincial 2018-2019 : Le SCFP NB est satisfait

Fredericton – Cette semaine, la ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Cathy Rogers, a déposé son budget de 9,6 milliards de dollars. Celui-ci comporte des investissements essentiels dans les soins de santé, l’éducation et les soins communautaires.

« Ce n’est pas un budget d’austérité, c’est un budget électoral bien normal. Je suis bien d’accord avec la ministre Rogers lorsqu’elle a dit qu’il faut dépenser de l’argent pour gagner de l’argent » a déclaré Daniel Légère, président du SCFP NB. « Notre économie provinciale doit être stimulée, notamment par des investissements dans des services publics clés comme la garde d’enfants, l’éducation et la santé » a-t-il ajouté.

Le budget du ministère de la Santé a été augmenté de 3,7% pour atteindre 2,75 milliards de dollars. Les dépenses consacrées à l’éducation et au développement de la petite enfance s’élèvent à 1,26 milliard de dollars, en hausse de 6,1 %. Une augmentation importante a été faite au budget des services de soins communautaires : 12 millions de dollars visent a hausser les salaires des employés des foyers de soins spéciaux et des travailleuses en soutien à domicile.

« Ces 12 millions de dollars doivent uniquement servir à augmenter les salaires des travailleuses de première ligne dans les soins à domicile et les services de soins communautaires. Ces femmes méritent beaucoup plus, mais l’annonce est encourageante. Je défie le gouvernement à hausser les salaires de tous les travailleurs de ce secteur à 15 $ l’heure.» a déclaré Daniel Légère

«Pour les soignantes qui se rendent à la rencontre de leurs clients, il est temps qu’elles reçoivent une indemnité de kilométrage conforme à la politique gouvernementale en matière de déplacements. Les 12 ¢ l’heure de déplacement en soins à domicile ne suffisent tout simplement pas.» a ajouté Légère.

« Les ministères de la Santé et de l’Éducation ont reçu des augmentations qui dépassent l’inflation. Il est temps d’augmenter les salaires des employés ordinaires, car la plupart des travailleurs de ces secteurs ont vu leur paie reculer, car elle n’a pas suivi les augmentations du coût de la vie des 10 dernières années », à conclut Légère.

 

Un pas de l’avant pour les garderies du N.-B.

Le SCFPNB applaudit l’investissement du gouvernement provincial visant à créer des services de garde gratuits pour les familles à faible revenu. Le syndicat accueille bien l’objectif de hausser les salaires des travailleuses et travailleurs en éducation préscolaire et en services de garde.

« C’est un pas dans la bonne direction. Ce sont les familles monoparentales à faible revenu qui en bénéficieront le plus », a déclaré Daniel Légère, président du SCFPNB. « Plus de places en garderies, plus d’accessibilité, sortir les gens de la pauvreté… c’est certainement des bonnes nouvelles », a déclaré Légère.

Cependant, les familles dont le revenu annuel brut est supérieur à 37 500 $ (avant impôt) ne seront pas admissibles au programme. « Je suis troublé de constater que deux parents, occupant un emploi à temps plein au salaire minimum, ne seront pas admissibles au programme », a souligné Erin McAllister, représentante du N.‑B. sur le Groupe de travail de la garde à l’enfance du SCFP.

Les familles gagnant plus de 37 500$ pourront faire application pour des subventions en services de garde pour leurs enfants de moins de 5 ans. Ces subventions seront calculées selon une échelle mobile et seront disponibles dans toute la province d’ici le 1er mars 2019., soit six mois suivant l’élection provinciale à venir.

« J’espère que le principe de l’universalité dans les services de garde deviendra une réalité dans l’avenir de notre province. L’universalité signifie que tout le monde a accès, indépendamment de la capacité de payer, mais tout le monde y contribue selon leurs moyens au travers d’un système d’imposition progressif équitable. Contrairement aux systèmes d’échelles mobiles, l’approche universelle réduist considérablement les formalités, les procédures administratives et ne pénalise aucun parent », a déclaré McAllister.

Le SCFP, les militants anti-pauvreté, les professionnels et les universitaires reconnaissent que rendre les services de garde accessibles à tous est l’un des meilleurs investissements que puisse faire le gouvernement, tant sur le plan social qu’économique.

Le Groupe de travail de la garde à l’enfance du SCFP promeut des services de garde à l’enfance universels, abordables, réglementés, sans but lucratif, de grande qualité et dont les travailleurs sont syndiqués.

Le N.-B. a besoin de plus d’opérateurs, de déneigeuses et d’une capacité de travail 24/7

La section locale 1190 du SCFP, qui représente les travailleurs de la route du Nouveau-Brunswick, a tenu une conférence de presse aujourd’hui. Le Syndicat demande au ministre des Transports de réviser le programme de déneigement.

« La bombe météorologique de la semaine dernière a donné aux citoyens une image claire des difficultés actuelles qui affectent le Programme d’entretien hivernal », a déclaré Andy Hardy, président de la section locale 1190 du SCFP.

Le Syndicat a identifié trois problèmes majeurs nécessitant une attention particulière :

  • La directive ministérielle d’arrêt de travail de 23 h à 4 h ;
  • La règle du « 7 cm de neige » ; et
  • La directive d’objectif d’application uniforme de sel et le sable pour les districts, qui ne tient pas compte des variances météorologiques des régions.

La directive « 23 h à 4 h » oblige les opérateurs de cesser le déneigement la nuit. Le Ministère demande également aux opérateurs de respecter la règle des «7 cm de neige » : pour réduire le nombre total de parcours, les charrues ne peuvent aller sur les routes que lorsque 7 cm de neige sont tombés.

« Nos Divisions fonctionnent sans opérateurs de remplacement, et nos conducteurs ont besoin de pauses de sommeil, alors la direction a cru bon de prendre des mesures “créatives” pour masquer les trous dans ce qui devrait être une opération continue », a déclaré Hardy. « Cependant, mère Nature, elle travaille 24/7 » a ajouté Hardy.

« Le ministre Fraser doit prendre le taureau par les cornes : débarrassez-vous de ces directives qui rendent nos routes dangereuses. Allons à la racine du problème, en commençant par l’embauche d’un opérateur de remplacement par division. Ce serait un pas dans la bonne direction pour annuler une partie des coupures faites au personnel à temps plein et à l’équipement au cours des dernières années », a déclaré Hardy.

La section locale 1190 du SCFP estime qu’il y a plus de 80 postes d’opérateurs et 40 charrues ont été éliminées depuis 2011-2012.

Lors de la conférence de presse, la section locale 1190 du SCFP a officiellement relancé sa « ligne d’urgence Mauvaises Routes » pour signaler les conditions routières. Le public est invité à utiliser le mot clic #MauvaiseRouteNB afin de partager des photos et des expériences sur les routes sur les médias sociaux afin de se faire entendre par les politiciens.

La section locale 4848, qui représente les travailleurs paramédicaux et la section locale 1253, les chauffeurs d’autobus scolaires, étaient présents pour appuyer M. Hardy lors de la conférence de presse.