Sommet sur les nĂ©gociations – 27 aoĂ»t

Le vendredi 27 aoĂ»t 2021, Ă  partir de 9 h am, le SCFP NB tiendra un sommet de nĂ©gociation d’une journĂ©e Ă  Fredericton.

Plus de 100 membres des Ă©quipes de nĂ©gociation du SCFP des parties 1, 2, 3 et 4 de la fonction publique du N.-B. sont attendus. Ils seront rĂ©unis dans une grande tente de confĂ©rence extĂ©rieure, situĂ©e derrière l’hĂ´tel Crowne Plaza Lord Beaverbrook Ă  Fredericton.

Les membres et le public peuvent suivre l’Ă©vĂ©nement en direct, en ligne Ă  partir du flux vidĂ©o “LIVE” en direct sur cette page : http://www.SalairesEquitables.com

Parmi les conférenciers présents, on retrouve

  • Mark Hancock, prĂ©sident national du SCFP et Charles Fleury, secrĂ©taire-trĂ©sorier national du SCFP.
  • Stephen Drost, prĂ©sident du SCFP NB
  • Fred Hahn, prĂ©sident du SCFP Ontario
  • Bea Bruske, prĂ©sidente du Congrès du travail du Canada (CTC)
  • Daniel LĂ©gère, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des travailleurs du Nouveau-Brunswick (FTTNB).

Le sommet a lieu alors que plus de 22 000 membres du SCFP au Nouveau-Brunswick sont actuellement sans convention collective et se prĂ©parent Ă  un vote de grève Ă  l’Ă©chelle de la province au dĂ©but de septembre si aucune entente Ă©quitable n’est conclue avec le gouvernement.

Marche pour remercier les travailleurs de première ligne

Le 28 aoĂ»t – 10h am
Nous vous invitons à une marche communautaire organisée par le SCFP NB qui aura lieu près de chez vous, partout au Nouveau-Brunswick, ce samedi. Nous marchons pour reconnaître et remercier tous les travailleurs essentiels de première ligne qui ont fourni des services publics importants aux citoyens du Nouveau-Brunswick pendant la pandémie de COVID-19.

Amenez votre famille et vos amis et donnons Ă  ces travailleurs la reconnaissance et les remerciements qu’ils mĂ©ritent vraiment.

LIEUX DE DÉPART
Saint John – 57 Lansdowne Ave (in front of Shoppers)
Moncton – NBCC 1234 Mountain Rd.
Fredericton – Parking lot in front of 551 King St.
Edmundston – Centre Brunswick, 180 Boul. HĂ©bert.
Saint-Quentin – HĂ´pital rĂ©gional, 21 Rue Canada
Campbellton – Civic Center, 44 Salmon Blvd, Campbellton
Bathurst – Bathurst High School parking lot, 640 King Ave.
Tracadie – L’École La Source au 906 Rue Louis G. Daigle
Perth-Andover – Southern Victoria High School, 13 School St.
Woodstock – Townsview School, 122 Lewis P. Fisher Ave.
Saint Stephen – Charlotte Mall, 210 King St.
Sussex – Parking lot, 8 Leonard Dr.
Miramichi – Kinsmen Centre, 100 Newcastle Blvd.

50 jours pour conclure des ententes équitables

Le prĂ©sident du SCFP NB, Steve Drost, s’adresse aux mĂ©dias – Visionnez la confĂ©rence de presse en entier en cliquant sur l’image.

Le SCFP NB, qui reprĂ©sente plus de 28 000 travailleurs au Nouveau-Brunswick, a tenu une confĂ©rence de presse le 19 juillet. Le syndicat a annoncĂ© que le premier ministre Blaine Higgs n’a toujours pas pris de mesures significatives pour nĂ©gocier des ententes Ă©quitables avec plus de 22 000 membres du SCFP.

« 50 jours se sont Ă©coulĂ©s depuis qu’un ultimatum a Ă©tĂ© donnĂ© au premier ministre pour rĂ©gler la crise du travail que lui et ses dĂ©putĂ©s ont créée. Malheureusement, M. Higgs continue d’acculer ces travailleurs au mur. Si rien n’est fait dans les 50 prochains jours, il faudra tenir des votes de grève Ă  l’Ă©chelle de la province “, a dĂ©clarĂ© Stephen Drost, prĂ©sident du SCFP NB.

« Sandy Harding, la directrice rĂ©gionale des Maritimes du SCFP, et moi-mĂŞme avons rencontrĂ© le premier ministre Higgs en juillet.  Il n’a pas voulu s’engager Ă  rĂ©soudre la crise du recrutement et de la rĂ©tention dans les services publics, ni reconnaĂ®tre qu’un salaire ou une rĂ©munĂ©ration Ă©quitable doit faire partie de la solution, » a dĂ©clarĂ© Drost. « Nous avons fait preuve de professionnalisme, de respect et de politesse, et nous avons Ă©tĂ© très clairs avec lui. Nous avons dit que les travailleurs ne sont pas irresponsables, qu’ils ont travaillĂ© pendant la pandĂ©mie et que la plupart d’entre eux n’ont pas eu d’augmentation de salaire Ă©quitable depuis de nombreuses annĂ©es. Nous avons fait savoir Ă  Higgs que des zĂ©ros pour des hĂ©ros, c’est inacceptable », a ajoutĂ© M. Drost.

La semaine dernière, les 10 500 membres de la section locale 1252 du SCFP ont tentĂ© d’obtenir une entente Ă©quitable par la conciliation. « Il Ă©tait clair que les nĂ©gociateurs de la province n’Ă©taient pas intĂ©ressĂ©s par autre chose qu’un gel des salaires. La conciliation est terminĂ©e, une impasse sera dĂ©clarĂ©e dans les prochains jours, » a ajoutĂ© M. Drost.

Higgs a jusqu’Ă  la fĂŞte du Travail pour rĂ©soudre les contrats non rĂ©glĂ©s. Plus de 19 000 membres du SCFP sont dĂ©jĂ  ou seront bientĂ´t en impasse et près de 2 800 autres travailleurs pourraient bientĂ´t se joindre Ă  eux.

Plus de 215 personnes ont assistĂ© Ă  la confĂ©rence de presse, dont un grand nombre de membres de la base, de dirigeants locaux et de dirigeants du SCFP d’autres provinces. Fred Hahn, prĂ©sident du SCFP de l’Ontario, a livrĂ© un vibrant et profond discours de soutien aux membres du Nouveau-Brunswick.

Fred Hahn, président de la division Ontarienne du SCFP

« Les gouvernements de l’ĂŽ.-P.-É. et de la Nouvelle-Écosse ont pu rĂ©gler des contrats avec les travailleurs sans que personne ne fasse la grève. M. Higgs devrait prendre note et traiter les travailleurs du secteur public avec le mĂŞme respect. Il est malheureux que le premier ministre et ses dĂ©putĂ©s provinciaux pousse les travailleurs au jusqu’au mur, en forçant une grève », a conclu M. Drost.

M. Higgs aura 100 jours pour offrir une entente équitable au membres du SCFP

Le SCFP NB, qui représente plus de 28 000 travailleurs au Nouveau-Brunswick, a tenu une conférence de presse pour annoncer son ultimatum au premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs. Regardez la conférence ici.

« À compter du dimanche 30 mai, le premier ministre Higgs aura cent (100) jours pour régler les conventions collectives de toutes les sections locales du SCFP qui attendent depuis longtemps une entente équitable », a déclaré Stephen Drost, président du SCFP NB.

Higgs aura jusqu’Ă  la fĂŞte du Travail en septembre pour rĂ©gler les problèmes de recrutement et de rĂ©tention et pour offrir des salaires Ă©quitables aux 21,860 membres du SCFP qui sont actuellement en nĂ©gociation – dont plus de 8 580 sont dans une impasse et plus de 13,280 se dirigent vers la conciliation dans les 50 prochains jours.

« Si M. Higgs refuse d’agir de manière tangible, dès que les 100 jours sont Ă©coulĂ©s, les membres du SCFP seront obligĂ©s d’organiser une action coordonnĂ©e Ă  l’Ă©chelle de la province », a ajoutĂ© M. Drost.

Au cours de la confĂ©rence de presse, la section locale 1840 du SCFP – qui reprĂ©sente les stĂ©nographes judiciaires du Nouveau-Brunswick – a Ă©galement annoncĂ© qu’elle venait de dĂ©poser une demande auprès de la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick afin de faire reconnaĂ®tre une impasse dans les nĂ©gociations. Le gouvernement refuse d’offrir aux stĂ©nographes une entente Ă©quitable depuis 2016.

Avant NoĂ«l, au milieu de la deuxième vague de COVID-19, le premier ministre Blaine Higgs n’a promis que « des zĂ©ros pour nos hĂ©ros » : tous les travailleurs du secteur public du Nouveau-Brunswick seraient soumis Ă  un gel des salaires, suivi de trois annĂ©es d’augmentations de 1 %. Six mois plus tard, M. Higgs n’a toujours pas dĂ©viĂ© de son cap de collision avec le secteur public : « Il n’a pas agi du tout pour rĂ©gler la crise de recrutement et rĂ©tention dans les principaux secteurs. Higgs joue une dangereuse partie de poker s’il croit que les travailleurs essentiels qui se sont battus contre le COVID-19 vont simplement se coucher sous la pression, au lieu de s’unir pour revendiquer le respect », a conclu M. Drost.

En santé, la crise de recrutement et de rétention est générale

Fredericton, N.-B. – Le Conseil des syndicats hospitaliers du Nouveau-Brunswick (aussi nommé section locale 1252 du SCFP), représente près de 10 000 travailleurs de la santé au Nouveau-Brunswick, a tenu une conférence de presse pour exposer la gravité de la crise de recrutement et de rétention en santé.

Le SCFP 1252 a connaissance de fissures et de lacunes gĂ©nĂ©ralisĂ©s dans toutes les classes d’emploi : « Nous estimons qu’il y a une pĂ©nurie de 200 infirmières et infirmiers auxiliaires autorisĂ©s (IAA) dans les hĂ´pitaux du Nouveau-Brunswick.  Il y a cent (100) postes paramĂ©dicaux vacants, il y a des lacunes dans les services environnementaux (SEV), le retraitement des dispositifs mĂ©dicaux, l’entretien, le travail administratif et la phlĂ©botomie, pour n’en mentionner que quelques-unes » a dĂ©clarĂ© Norma Robinson.

La confĂ©rence de la section locale 1252 talonne la rĂ©cente dĂ©claration du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick, qui a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il y a une pĂ©nurie d’environ 700 infirmières et infirmiers Ă  l’Ă©chelle provinciale.

« Trop souvent, nous n’entendons parler que d’une ou deux classes d’emploi, mais soyons clairs, il y a de graves pĂ©nuries dans toutes les classes d’emploi », a dĂ©clarĂ© Robinson. « À la base, c’est Ă  cause des faibles salaires, mais il y a aussi la dĂ©pendance excessive de la direction Ă  l’Ă©gard d’une main-d’Ĺ“uvre occasionnelle. Trop peu de postes Ă  temps plein sont affichĂ©s pour la quantitĂ© de travail Ă  accomplir », a-t-elle ajoutĂ©.

Le syndicat a Ă©galement notĂ© une tendance alarmante selon laquelle les efforts de recrutement des rĂ©seaux de santĂ© sont priorisĂ©s dans les centres urbains : « Lorsqu’il y a pĂ©nurie de personnel, les hĂ´pitaux ruraux sont les premiers Ă  en souffrir et les derniers Ă  recevoir de l’aide », a dĂ©clarĂ© Mme Robinson.

“Nous avons soulevĂ© ces questions avec le premier ministre Higgs et le ministre Shephard Ă  plusieurs reprises, nous avons demandĂ© de participer aux discussions pour donner une image claire de ce qui se passe rĂ©ellement. Malheureusement, Ă  ce jour, il n’y a eu aucun mouvement, aucune discussion et aucune invitation Ă  se rencontrer de leur part », a-t-elle ajoutĂ©.

Le SCFP 1252 demande au premier ministre Higgs, au ministre Shephard et aux rĂ©gies rĂ©gionales de la santĂ© d’entamer des discussions pour amĂ©liorer le système de santĂ© au Nouveau-Brunswick.  « Les soins de santĂ© au N.-B. sont dans un Ă©tat critique. Il y a des fissures dans le système, et si on n’agit pas tout de suite, il va s’effondrer », a conclu Robinson.

La section locale 1252 du SCFP représente les travailleurs de la santé de première ligne, dont les travailleurs paramédicaux, les IAA, les préposés aux soins, le personnel de soutien travaillant dans les services environnementaux, alimentaires et de stérilisation, le personnel de bureau, des pharmacies, d’entretien et métiers, les phlébotomistes et plusieurs autres.

Impasse dans les négociations en éducation

Le mardi 11 mai 2021, la section locale 2745 du SCFP a tenu une confĂ©rence de presse pour annoncer qu’elle a formellement demandĂ© que la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick reconnaisse l’impasse dans leurs nĂ©gociations avec la province.  La section locale 2745 reprĂ©sente près de plus de 4400 employĂ©s de soutien Ă©ducatif et de bureau dans les Ă©coles et les bureaux des districts scolaires du Nouveau-Brunswick.

Des membres de l’Ă©quipe de nĂ©gociation de la section locale 2745

« Notre dernier contrat est échu en février 2018. Après presque trois ans de négociations infructueuses, il est clair que le gouvernement nous a menés vers une impasse », a déclaré Theresa McAllister, présidente de la section locale 2745 du SCFP.

« Nous avons envoyĂ© une lettre Ă  la Commission du travail et de l’emploi du N.-B., et je n’ai absolument aucun doute qu’elle reconnaĂ®tra que nous sommes dans l’impasse jusqu’Ă  ce que le gouvernement veuille vraiment une entente Ă©quitable », a dĂ©clarĂ© McAllister.

La section locale 2745 est maintenant la cinquième section locale du SCFP à déposer une demande de blocage des négociations (après les sections locales 1190, 5017, 1418 et plus récemment 1251).

Lors des dernières sĂ©ances de nĂ©gociation, le local fut confrontĂ© Ă  une Ă©quipe de nĂ©gociateurs qui ne voulait pas ou ne pouvait pas rĂ©pondre aux questions et aux prĂ©occupations principales des travailleurs. « Ils n’Ă©taient pas disposĂ©s Ă  trouver un terrain d’entente sur les questions les plus importantes, et Ă©taient intransigeants sur le gel des salaires, les attaques contre nos maigres rĂ©gimes de retraite, l’abus des travailleurs occasionnels, pour n’en nommer que quelques-uns », a dĂ©clarĂ© Trent Snikkers, conseiller syndical national du SCFP.

« Il est clair que cette rigiditĂ© dans les nĂ©gociations provient d’en haut, du bureau du premier ministre. Est-ce que le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, lèvera le petit doigt pour rappeler Ă  Blaine Higgs l’importance du travail effectuĂ© par les assistants en Ă©ducation, les employĂ©s des bibliothèques, le personnel administratif, les intervenants et tant d’autres? », a ajoutĂ© McAllister.

Comme les enseignants, les travailleurs scolaires font face Ă  de grands dĂ©fis. L’incertitude, les changements, les nouveaux stress et un cycle Ă©ducatif perturbĂ© ne leur facilitent pas la vie. « Pourtant, nous nous sommes adaptĂ©s, nous continuons Ă  faire de notre mieux en tant qu’employĂ©s de la province. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement veut tant provoquer de disputes avec les travailleurs du secteur public, ceux-lĂ  mĂŞmes qui aident nos enfants Ă  rĂ©ussir Ă  l’Ă©cole », a dĂ©clarĂ© McAllister.

 

La section locale 2745 du SCFP est composé des assistantes en éducation, adjointes administratives scolaires, commis d’école, préposées de bibliothèques scolaires, support administratif des bureaux des districts, assistantes en orthophonie, intervenantes en milieu scolaire et préposées aux élèves/autobus scolaires.

Enregistrez vous aux sessions de formation à la grève

Les membres du SCFP au Nouveau-Brunswick sont tous invités à participer aux sessions de préparation à la grève, organisées par la section locale 1252, mais ouvertes à tous les membres des autres sections locales. Inscrivez-vous sur les formulaires liés aux sessions en cliquant sur les horaires de votre choix ci-dessous.

May 11 – Tuesday/mardi (English session)

May 12 – Wednesday/mercredi (Bilingual)

Le 13 mai – Jeudi (français)

May 17 – Monday/lundi  (Bilingual)

May 18 – Tuesday (English)

Le 19 mai – mercredi (Francais)

May 25 – Tuesday/mardi (Bilingual)

May 26 – Wednesday (English)

Le 27 mai – jeudi (Francais)

Déclaration du 1er mai

La JournĂ©e internationale des travailleurs est cĂ©lĂ©brĂ©e dans le monde entier chaque 1er mai. Cette date fut proclamĂ©e en 1889 en reconnaissance de l’action collective des travailleurs pour une journĂ©e de travail de 8 heures. Pendant la pandĂ©mie du COVID-19, la solidaritĂ© de la classe ouvrière et la nĂ©cessitĂ© de s’organiser n’ont jamais Ă©tĂ© aussi importantes. Les travailleurs sont exploitĂ©s dans tous les secteurs. Les conditions de travail dĂ©centes et sĂ©curitaires sont Ă©rodĂ©es et l’inĂ©galitĂ© dans la distribution des richesses s’accroĂ®t d’une minute Ă  l’autre.

La pandĂ©mie a prouvĂ© ce que nous avons toujours su : ce sont les travailleurs qui font vivre nos communautĂ©s, qui fournissent les biens et les services essentiels, et qui se mobiliseront en cas de crise et mettront leur vie en danger pour protĂ©ger le public. Les travailleurs sont l’Ă©pine dorsale de la sociĂ©tĂ©.

La pandĂ©mie a Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© la vĂ©ritĂ© crue : les gouvernements du monde entier, sous la pression de la classe dirigeante, ont largement sous-financĂ© l’infrastructure nĂ©cessaire pour assurer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© du public.

Tout au long de l’histoire, lorsqu’ils ont Ă©tĂ© poussĂ©s Ă  bout, les travailleurs se sont unis, ont montrĂ© leur force et ont dĂ©fendu la justice sociale et Ă©conomique.

À toutes les travailleuses et à tous les travailleurs, syndiqués ou non, nous vous célébrons et rendons hommage aux énormes sacrifices que vous faites pour le bien-être de tous.

Les « investissements » du Ministère du Développement social : trop peu et pas assez

Dans une annonce faite cette semaine, le gouvernement du Nouveau-Brunswick prétend avoir réalisé des « investissements progressifs » dans le ministère du Développement social.

Malheureusement, cette affirmation ne tient pas la route, car elles ne répondent pas à l’ampleur des problèmes vécus par une grande part de notre population. Le ministre Bruce Fitch a célébré les maigres investissements dans son ministère, qui, à notre avis, ressemblent à « becquer bobo » de graves blessures sociétales. Que ce soit la pauvreté chez les enfants, les heures de soins quotidiens pour nos aînés dans les foyers de soins et le logement abordable pour tous, le ministre rate toutes ces cibles.

Tant que le gouvernement actuel ne présentera pas de réformes fiscales progressives, ses efforts ne pourront pas suivre les coûts croissants de la pauvreté, et de plus en plus de Néo-Brunswickois tomberont dans le piège de la pauvreté.

Pauvreté

Le gouvernement actuel s’époumone Ă  dire qu’il veut « dynamiser le secteur privé » pour accroĂ®tre la croissance Ă©conomique au Nouveau-Brunswick. Pendant ce temps-lĂ , une Ă©tude publiĂ©e le 7 avril 2021 par le Centre canadien de politiques alternatives dĂ©montre que la pauvretĂ© coĂ»te Ă  notre province 1,4 milliard de dollars par annĂ©e et entraine une perte de croissance Ă©conomique de 3,71 % par annĂ©e. Leur nouvel investissement de 2,4 millions de dollars pour lutter contre la pauvretĂ© des jeunes enfants n’aura pratiquement aucun effet. De plus en plus de gens voient que leurs revenus ne suivent pas l’augmentation du coĂ»t de la vie et le gouvernement veut geler les salaires au lieu d’introduire un contrĂ´le des prix pour protĂ©ger les citoyens. L’augmentation de 5 cents de l’heure du salaire minimum proposĂ©e par Higgs est Ă©galement insuffisante, car elle ne correspond qu’Ă  une tasse de cafĂ© par semaine.

Logement abordable

Le gouvernement provincial et fĂ©dĂ©ral ont l’obligation de mettre fin Ă  la pauvretĂ©. Malheureusement, le plan dĂ©cennal du GNB visant Ă  investir davantage dans le logement abordable rate aussi la cible de manière significative. Avec l’hyperinflation des matĂ©riaux de construction, dans certains cas jusqu’Ă  300 pour cent, leur investissement de 17 millions de dollars ne sera pas suffisant pour faire une rĂ©elle diffĂ©rence. Le loyer payĂ© pour les logements au Nouveau-Brunswick entre mars 2020 et mars 2021 a augmentĂ© de 4,8 %, soit la plus forte hausse au pays. Davantage de familles n’auront pas les moyens de se loger, ce qui crĂ©era une pression importante sur cette stratĂ©gie dĂ©jĂ  sous-financĂ©e.

Heures de soins pour nos aînés

Le ministre Fitch a annoncĂ© qu’il augmenterait de 0,1 heure (soit 6 minutes) les soins pratiques quotidiens fournis aux personnes âgĂ©es dans les foyers de soins du Nouveau-Brunswick cette annĂ©e, et de 0,1 heure de plus en 2022. Encore, c’est insuffisant. L’ajustement dĂ©risoire ne suit mĂŞme pas l’étude interne des besoins des aĂ®nĂ©s rĂ©alisĂ©e par le ministère du DĂ©veloppement social en 2005. DĂ©jĂ  Ă  cette Ă©poque, leur rapport interne dĂ©montrait la nĂ©cessitĂ© d’un minimum de 3,5 heures de soins quotidiens pour les aĂ®nĂ©s dans les foyers de soins. Aujourd’hui, nous avons une population plus âgĂ©e et plus fragile qu’en 2005. Les experts et le SCFP conviennent que la norme minimale devrait ĂŞtre de 4 heures de soins pratiques quotidiens. Donner 6 minutes de plus aux aĂ®nĂ©s, c’est comme donner 5 cents de plus aux travailleurs au salaire minimum : c’est tout simplement insuffisant.

Les difficultĂ©s auxquelles sont confrontĂ©s un trop grand nombre de nos rĂ©sidents ont un effet dĂ©vastateur et inacceptable. Si le gouvernement veut vraiment s’occuper de ses citoyens, il doit mettre en Ĺ“uvre une rĂ©forme fiscale progressive pour se donner les moyens d’amener les solutions durables dont on a tant besoin.

Impasse dans les négos de la section locale 1251 : Higgs veut forcer les travailleurs essentiels à faire la grève

Le 27 avril 2021 – La a section locale 1251 du SCFP a tenu une confĂ©rence de presse pour annoncer qu’elle avait dĂ©posĂ© un avis d’impasse dans les nĂ©gociations avec la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick.  La section locale 1251 reprĂ©sente environ 800 agents correctionnels, des conseillers en services Ă  la personne, des travailleurs en buanderie et des concierges provinciaux.

Les membres de la section 1251 sont affectés aux postes de dépistages du COVID-19 aux aéroports et aux frontières du N.-B.

« Nos membres sont sans contrat depuis près de 4 ans et le gouvernement refuse toujours de nĂ©gocier une entente raisonnable. C’est simple, M. Higgs veut forcer la grève sur nos travailleurs essentiels. C’est incroyable et immoral », a dĂ©clarĂ© Chris Curran, prĂ©sident de la section locale 1251 du SCFP.

« MĂŞme s’ils protègent nos frontières, nettoient le linge de nos hĂ´pitaux, assainissent les Ă©difices provinciaux et assurent la sĂ©curitĂ© de nos communautĂ©s, ce gouvernement se moque du fait qu’ils mettent leur vie en danger chaque jour pour le bien commun », a dĂ©clarĂ© Mike Davidson, reprĂ©sentant national du SCFP.

Au cours des dernières annĂ©es, le syndicat a fait pression sur le gouvernement pour qu’il règle les problèmes de rĂ©tention et de recrutement dans les Ă©tablissements correctionnels. De nombreuses prisons manquent de personnel et de ressources.  Le syndicat exige Ă©galement des conditions contractuelles appropriĂ©es pour l’affichage des postes. « Nous avons vu des postes rĂ©guliers vacants ĂŞtre occupĂ©s par des travailleurs occasionnels pendant plus de 5 ans », a dĂ©clarĂ© Curran. « Ça ne devrait pas ĂŞtre ainsi ». dit-il.

« Les racines du problème de recrutement et de rĂ©tention sont Ă©videntes. Les agents correctionnels du N.-B. demeurent parmi les moins bien payĂ©s au Canada. Ajoutez Ă  cela l’absence d’exigences en matière d’affectation et l’exploitation des occasionnels, et vous aggravez un environnement de travail dĂ©jĂ  dangereux avec le syndrome de la porte tournante » , a ajoutĂ© M. Davidson.

Les travailleurs du SCFP 1251 ont continuĂ© Ă  fournir des services essentiels pour protĂ©ger les NĂ©o-Brunswickois et leurs familles pendant la pandĂ©mie. Ils ont fait plus que leur devoir en s’assurant que nos frontières et nos aĂ©roports sont protĂ©gĂ©s par le dĂ©pistage du COVID-19. Il est beaucoup plus dangereux de combattre cette pandĂ©mie sur nos lieux de travail que derrière un podium.

« Pendant ce temps, M. Higgs n’a eu aucun scrupule Ă  mettre de cĂ´tĂ© l’Ă©thique ministĂ©rielle pour pousser la Commission de l’Ă©nergie du NB Ă  augmenter le prix de l’huile de chauffage et de l’essence au profit des Irving et au dĂ©triment des gens ordinaires », a dĂ©clarĂ© M. Davidson. « Il se fend en quatre pour les Irving et ne se soucie jamais de l’augmentation du coĂ»t de la vie pour le reste des NĂ©o-Brunswickois. Le chauffage, le logement, la construction, la nourriture, tout ça, ça augmente.  Pourtant, la plupart des travailleurs voient leur pouvoir d’achat diminuer d’annĂ©e en annĂ©e » a-t-il ajoutĂ©.

« Nos membres n’ont jamais cessĂ© de travailler, protĂ©geant les NĂ©o-Brunswickois tout au long de cette pandĂ©mie. Ils mĂ©ritent un salaire Ă©quitable pour au moins suivre l’augmentation des coĂ»ts. La rĂ©alitĂ©, c’est qu’une grande partie de nos membres gagnent moins que le paiement mensuel de 2 000 $ de la PCU, mĂŞme s’ils travaillent Ă  temps plein », a fait remarquer Chris Curran.

« Ce Premier ministre comprendra-t-il que des salaires et des conditions de travail équitables sont ce qui assure la prospérité de nos communautés ? En négligeant les préoccupations des travailleurs ordinaires, Higgs force une grève sur nos membres et vos services. Les héros ne méritent pas des zéros ! » a-t-il conclu.