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La direction de la buanderie de Saint-Jean doit être tenue responsable

Saint-Jean (NB) – Aujourd’hui, le 5 mars 2021, les sections locales 1190 et 1251 du SCFP ont tenu une conférence de presse pour dénoncer la mauvaise gestion flagrante d’un incident de santé et de sécurité qui s’est produit à la Saint John Laundry (autrefois nommé Fundy Linen) plus tôt cette semaine. La buanderie s’occupe du nettoyage du linge de près de la moitié des foyers de soins et des hôpitaux de la province.

Mercredi dernier, la direction de la buanderie a agi de manière dangereuse envers le personnel, les membres des sections locales 1251 et 1190 du SCFP. « Ils ont mal géré une situation d’urgence qui aurait pu entraîner des blessures graves et même la mort d’employés », a déclaré Chris Curran, président de la section locale 1251.

Chronologie des événements selon les sections locales 1251 et 1190 :

  • Le mercredi 3 mars 2021, une alarme incendie s’est déclenchée à 13h05 à la Saint John Laundry. Les employés ont quitté leur poste de travail et sont sortis pour être appelés afin de s’assurer que tout le monde était sorti.
  • Après avoir été à l’extérieur pendant un court instant, la direction a ordonné au personnel de rentrer dans le bâtiment, de reprendre son poste et de reprendre le travail. Cette décision a été prise alors que l’alarme incendie sonnait encore et que les pompiers n’étaient pas encore sur place.
  • Quelques minutes après le retour des employés à l’intérieur, la direction a alors décidé d’exhorter tout le monde à sortir du bâtiment après que des gens aient senti l’odeur de fumées. Comme l’alarme était encore en train de sonner, il n’a pas été possible de tirer l’alarme à cet instant. À ce moment-là, les superviseurs couraient partout en panique, criant au-dessus du bruit de l’alarme et des machines pour essayer d’immédiatement faire sortir tous les travailleurs.
  • Une fois dehors, aucun décomptage des travailleurs n’a été fait, les travailleurs et la direction ne savaient pas si tout le monde était sorti pendant que les pompiers entraient dans le bâtiment.

« C’est une installation industrielle, qui traite en moyenne 25 tonnes de linge par jour.  Il y a un ampérage important pour les machines à l’intérieur, toutes sortes de produits chimiques puissants, des solvants, des séchoirs massifs fonctionnant au propane », a déclaré Brent Wiggins, président de la section locale 1190.

« C’est extrêmement négligent de la part de la direction d’avoir exigé que tous les travailleurs y retournent, quelques minutes seulement après leur sortie, au lieu d’attendre les pompiers. C’est de l’incompétence », a-t-il ajouté.

« Ce n’est pas la première fois que la direction fait preuve d’ineptie, de manque de respect et de mépris pour ses employés », a déclaré Chris Curran. « Le cas de ce mois-ci est effrayant. Ils ont complètement négligé la santé et la sécurité de tout le personnel, juste pour maintenir la productivité par-dessus tout », dit-il.

Suite à l’incident, les deux sections locales du SCFP ont envoyé des lettres à la ministre du Service Nouveau-Brunswick, Mary Wilson, pour demander ce qui suit :

  1. Le congédiement immédiat du gestionnaire pour l’incident du 3 mars ;
  2. Une enquête sur l’incident ; et
  3. Une enquête complète sur ce lieu de travail toxique, couvrant les problèmes en cours, avec un rapport complet fourni aux sections locales du SCFP.

Près de 120 membres du SCFP travaillent actuellement sur ces lieux.

Le gouvernement bloque injustement le processus d’indemnisation des IAA

Le 16 février 2021 – Fredericton, NB – Les travailleurs de la santé dénoncent l’immobilisme et les tactiques de délai dont fait preuve le gouvernement pour reconnaître le travail des infirmières auxiliaires autorisées (IAA) au Nouveau-Brunswick.

« Nous avons rencontré le gouvernement au sein du Comité mixte de reclassification interne, afin d’obtenir pour les IAA la reconnaissance qu’elles méritent, notamment pour leurs fonctions et responsabilités accrues. Une fois de plus le gouvernement érige un mur pour bloquer les ajustements nécessaires » a déclaré Norma Robinson, présidente du Conseil des syndicats hospitaliers du Nouveau-Brunswick (CSHNB – section locale 1252).

« Ce gouvernement continue à dire qu’il soutient et respecte la profession d’IAA, mais ne se montre pas coopératif lors des réunions privées », a déclaré Mme Robinson. « Nous travaillons sur ce dossier depuis 2018 et chaque fois que nous proposons des solutions, le gouvernement met une nouvelle barrière », a-t-elle déclaré.

« Blaine Higgs a déclaré de nombreuses fois qu’il comprenait l’importance des IAA dans les soins quotidiens aux patients, mais il n’a rien fait pour faire avancer les choses dans la résolution de ces problèmes. Comment se fait-il que d’autres provinces de l’Atlantique aient fait leur travail pour compenser et reconnaître correctement les IAA, mais pas le Nouveau-Brunswick ? », demande Robinson.

La section locale 1252 est à la recherche d’un processus de reclassement interne qui irait au-delà de la simple addition d’un niveau de fourchette de rémunération pour les IAA. Passer de la fourchette de rémunération 10 à 11 représente un ajustement de 0,93 $, sur lequel encore une fois, le gouvernement ne bouge pas. « Ce serait un pas dans la bonne direction, mais il faudra faire encore plus », a déclaré Lisa Allen, elle-même IAA et membre de l’exécutif de la section locale 1252. « Nous devons nous rapprocher de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-

Le mécanisme de résolution des problèmes spécifiques aux IAA fait l’objet d’obstruction de la part du gouvernement. « Ils abusent des délais généreux négociés dans la convention collective de 2018. Par conséquent, nous demandons au premier ministre d’autoriser un arbitrage exécutoire pour régler ce processus injustement bloqué » a conclu Mme Robinson.

La section locale 1252 du SCFP représente plus de 9 000 travailleurs de la santé au Nouveau-Brunswick, dont plus de 2 000 sont des IAA.

 

Une lettre ouverte au Premier ministre Higgs

Le 6 février 2021, l’exécutif du SCFP NB a publié dans tous les quotidiens du NB une lettre ouverte envoyée au Premier ministre Higgs quelques jours auparavant. Cette lettre est un cri du cœur de la part des travailleurs de première ligne. Vous trouverez le texte complet de la lettre sous le lecteur PDF.

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M. Higgs, écoutez les travailleurs en première ligne

Cher Premier Ministre Higgs,

Nous, les travailleurs de première ligne du Nouveau-Brunswick, vous écrivons aujourd’hui parce que nous avons besoin d’être entendus. Les travailleurs du secteur public ont mis cœur et âme à faire fonctionner notre province pendant cette pandémie. Dans tous les secteurs, les employés font des miracles avec les quelques ressources dont ils disposent, malgré le fait qu’ils soient déjà à bout de souffle, surchargés et en manque de personnel.

Nous sommes de fiers Néo-Brunswickois, mais nous nous sentons abandonnés par votre gouvernement. Ce sentiment d’être tenu pour acquis a commencé bien avant la pandémie, avant même que vous ne preniez le pouvoir, M. Higgs. Mais vous êtes aux commandes depuis plus de deux ans. Lorsque vous avez formé votre gouvernement minoritaire en 2018, nous avons saisi toutes les occasions pour offrir notre collaboration et apporter des solutions constructives.

Dès le début, les syndicats ont signalé à vos fonctionnaires la crise majeure de recrutement et de rétention en cours dans tant de secteurs. Le problème s’étend au-delà des soins de santé, des services sociaux et des soins communautaires. Les sections locales ont sonné l’alarme auprès de vous et des premiers ministres précédents en leur expliquant qu’il y avait plus de départs à la retraite que de nouveaux postes à temps plein affichés. Ils ont tous déclaré « Nous allons examiner cela », et puis rien n’a été fait.

Lorsque vous avez succédé à Brian Gallant, nous vous avons écrit des lettres et demandé des réunions pour vous expliquer que les salaires du personnel soignant étaient parmi les plus bas au pays. Nous avons montré à vos ministres comment cela se traduisait par un manque de personnel dangereux dans les foyers et les hôpitaux. Pourtant, rien n’a changé depuis.

En fait, votre gouvernement a dépensé un montant record de fonds publics (plus de 350 000 $, comme l’a révélé Radio-Canada en décembre 2020) en frais juridiques, juste pour refuser le droit de négociation des travailleurs, plutôt que de négocier une augmentation de salaire équitable pour le personnel des foyers. Comment cela était-il « nécessaire », alors que vous savez que notre province a les revenus familiaux médians les plus bas de tout le Canada? De nombreuses sections locales de travailleurs municipaux et celles des manœuvres et métiers (section locale 1190) vous ont montré comment économiser de l’argent en rapportant les travaux publics à l’interne, au lieu de sous-traiter au privé.

On pense ici aux travaux d’asphaltage, de peinture des routes, de collecte des ordures et la fabrication des panneaux de signalisation. Malheureusement, il semble que trop de municipalités et de vos ministères souhaitent à envoyer l’argent des contribuables pour faire des profits au privé, plutôt de le faire à l’interne. Nous sommes fiers du travail que nous faisons et nous voulons que notre province se développe et fonctionne bien. Pourquoi n’écoutez-vous pas ceux qui sont sur le terrain, ceux qui font réellement le travail?

Où est le leadership pour honorer l’accord signé en 2020 entre plus de 500 travailleurs d’Alcool NB et la direction d’ANBL? Les employés des magasins ont fait des efforts considérables pour réaliser des ventes record, pourquoi les traitez-vous comme ça? Qu’est-il arrivé au principe « Une promesse est une promesse »?

Ce mois-ci, une étude nationale a prouvé comment votre gouvernement a alloué le moins de ressources et de soutien aux premières lignes en temps de pandémie, tous critères confondus. Sur 100 $ dépensés au N.-B., 99 proviennent du gouvernement fédéral. En fait, vous avez même laissé des millions de dollars fédéraux sur la table. En décembre, l’économiste Richard Saillant a écrit dans son article pour ce journal « Le gouvernement provincial devrait reconnaître qu’il dispose de la flexibilité fiscale pour mieux répondre à la crise. »

Le fait qui suit résume l’essentiel de ce qui ne va pas. Avant Noël, alors que les travailleurs du secteur public roulaient a 110 % en début de la deuxième vague de COVID-19, vous leur avez annoncé qu’ils devraient accepter des « zéros », un gel des salaires. Si vous espérez ainsi gagner la confiance de ceux que vous appelez « les héros en première ligne », c’est assez mal parti.

Vos décisions en tant que premier ministre vont à l’encontre du consensus national sur la reprise économique et le mieux-être pour les Néo-Brunswickois ordinaires. Pour nous remettre de la pandémie, nous avons besoin d’investissements publics dans tous les secteurs, et non des politiques d’austérité supplémentaires. Sans cela, la province va encore reculer d’une décennie en matière de développement. La dernière fois que l’austérité a été imposée après la crise de 2008, la règle du « faire plus avec moins » nous a fait subir une stagnation économique artificielle de 13 ans.

Monsieur le Premier Ministre, nous savons que vous avez le pouvoir d’investir dans le secteur public, dans les travailleurs de première ligne. Si vous partagez notre désir de voir notre province grandir et prospérer, cela exige également de l’ouverture et de la coopération de votre part. Faites ce qui est juste : agissez pour changer la donne pour les travailleurs et leurs familles.

Bien sincèrement,

Le conseil de direction du SCFP – Nouveau-Brunswick

Les Infirmières auxiliaires méritent la reconnaissance et le respect

Le 25 janvier 2020 – Fredericton – Aujourd’hui, la section locale 1252 du SCFP, le syndicat qui représente plus de 9 000 travailleurs de la santé au Nouveau-Brunswick, a tenu une conférence de presse virtuelle pour demander au gouvernement de reconnaître le travail effectué par les infirmières auxiliaires autorisées (IAA). Pour voir la vidéo complète de la conférence de presse, CLIQUEZ sur l’image ci-dessous.

Visionnez toute la conférence de presse en cliquant sur l’image.

« Le système de soins de santé repose largement sur les épaules des IAA pour les soins hospitaliers et extra-muraux.  Malgré cela, le gouvernement du NB refuse toujours de reconnaître l’importance et la portée de cette profession dans le système de soins de santé aujourd’hui. Nous sommes au bord d’une crise de recrutement et de rétention. Quand-est-ce que le gouvernement reconnaîtra-t-il les changements qui devraient être apportés à leurs salaires et à leurs conditions de travail ? » a demandé Norma Robinson, présidente du Conseil des syndicats hospitaliers du NB (Section locale 1252).

Le CSHNB a demandé que le gouvernement fasse immédiatement ce qui suit :

  1. Terminer le processus d’évaluation conjointe des emplois (exigé par le syndicat il y a deux ans) afin que les IAA obtiennent une reconnaissance immédiate de leur salaire.
  2. Reconnaître que les IAA du Nouveau-Brunswick devraient avoir le droit d’être appelées infirmières, comme dans toutes les autres provinces canadiennes ;
  3. Régler les problèmes de recrutement et de rétention en reconnaissant la valeur de leur travail et en les rémunérant en conséquence, comme le font les autres provinces de l’Atlantique ; et
  4. Abandonner le plan de gel salarial et de mandats de restriction salariale pour à tous les travailleurs du secteur public. Higgs devrait se présenter à la table des négociations avec une augmentation de salaire respectueuse pour tous les travailleurs de la santé, car les « zéros » qu’il leur promet sont un manque de respect total envers ceux et celles qu’il appelle pourtant les « héros de première ligne ».

Les IAA sont des infirmières de première ligne que les patients voient tous les jours dans les hôpitaux. Elles sont responsables de la gestion des plans de soins aux patients. Aujourd’hui, elles travaillent en collaboration avec les infirmières et les médecins pour faire bien plus que des soins de base aux patients. Le SCFP 1252 note que le champ de pratique des IAA est à 90 % celui d’une infirmière autorisée au Nouveau-Brunswick, mais que les IAA ne gagnent que 64 % du salaire horaire d’une infirmière autorisée.

« Malgré l’augmentation des exigences en matière de travail, de compétences et de formation, malgré les pressions exercées par la COVID-19 sur les IAA, le gouvernement du Nouveau-Brunswick n’a rien fait pour ajuster ce qui est le pire des régimes de rémunération et de reconnaissance des IAA dans toutes les provinces de l’Atlantique. Les IAA du Nouveau-Brunswick gagnent en moyenne 14 % de moins que les IAA de l’Î.-P.-É., de la N.-É. et de T.-N.-L.. » dénonce-t-elle.

« Récemment, les IAA ont fait part de leurs inquiétudes aux médias, sur la façon dont il pourrait y avoir un exode des travailleurs si rien n’est fait, et je suis d’accord : si le gouvernement n’agit pas, la situation va s’aggraver », a ajouté Norma Robinson.

Au cours de la conférence de presse, Mme Robinson a condamné la stratégie actuelle de « diviser pour mieux régner » utilisée par les politiciens et les rédacteurs de journaux de Brunswick News pour tromper les travailleurs et les amener à blâmer leurs syndicats pour les mauvaises conditions de travail.  « Soyons clairs, la direction et le gouvernement décident des conditions de travail, et les syndicats font pression pendant les négociations pour obtenir l’équité et la reconnaissance de tous. Mais avec le plan de gel des salaires de Higgs, ils ne laissent aucune place à la négociation de bonne foi et à l’équité pour les IAA », a déclaré Mme Robinson.

« Les travailleurs sont poussés au maximum, ce plan de gel des salaires est une bombe à retardement. Les IAA sont épuisées et ont assez attendu. Nous invitons tous nos membres à pousser le gouvernement à sortir de son inaction » a conclu M. Robinson.

 

Quelques faits en bref :

– Il y a plus de 4000 IAA au Nouveau-Brunswick, dont la moitié travaille dans les hôpitaux, le reste travaillant principalement dans des foyers de soins de longue durée et des foyers de soins spéciaux. La section locale 1252 du SCFP représente plus de 2000 IAA dans le système de santé du Nouveau-Brunswick.

– Il y a deux ans, le gouvernement a promis dans la convention collective de mener un processus d’évaluation conjointe des emplois afin d’ajuster correctement la reconnaissance et les salaires des IAA dans les services aux patients. Le gouvernement actuel a bloqué le processus pour éviter de rémunérer équitablement les IAA.

– Il y a un besoin urgent d’IAA : Environ 200 sont diplômées chaque année au NB, mais plus de 800 prendront leur retraite au cours des 5 prochaines années.

– Au fil des ans, les exigences en matière de formation des IAA au NB ont augmenté : initialement, il s’agissait d’un programme de 12 mois, mais il est devenu un programme d’études de 18 mois en 2004 et a été porté à 24 mois en 2012.

Nos héros en premières lignes méritent mieux que des zéros

Fredericton – Le 11 décembre 2020, le SCFP NB a tenu une conférence de presse pour s’opposer à un potentiel gel salarial imposé sur les travailleurs publics par le gouvernement Higgs.

La conférence a eu lieu immédiatement après une réunion de deux heures entre le premier ministre Higgs et les élus des plus grandes sections locales du SCFP au Nouveau-Brunswick.

« Les héros en première ligne, ceux qui continuent à faire de leur mieux pour nous sortir de la pandémie, méritent plus que des zéros », a déclaré Brien Watson, président du SCFP NB. 

Le premier ministre a souligné le travail des membres du SCFP durant cette pandémie et l’effort de collaboration des syndicats pour négocier de bonnes ententes de mobilité. « Le premier ministre doit reconnaître que les travailleurs qui font partie intégrante de la réponse à la pandémie ne peuvent être ignorés pour obtenir une forte reprise économique. Notre économie aura besoin d’augmentations de salaire pour nos membres afin de stimuler la reprise et nos membres méritent une augmentation de salaire équitable », a déclaré Sandy Harding, directrice du bureau maritime du SCFP.

Le SCFP NB a rappelé au premier ministre que la plupart des secteurs des services publics, dont plus de 20 300 membres du SCFP, sont sans nouvelle convention collective. Le gouvernement n’a cessé de bloquer les négociations et les membres attendent depuis bien trop longtemps.

Section locale Nombre de membres Date d’échéance du contrat
1252 : Conseil des syndicats hospitaliers du NB 9 750 30 juin 2019
2745 : Personnel de soutien en éducation 3900 28 février 2018
1253 : Conseil des syndicats des districts scolaires du N.-B. 2465 31 mars 2019
1190 : Manœuvre et métiers, partie I 1630 15 décembre 2017
1418 : Réhabilitation, thérapie et RCPO 1100 15 août 2017
1251 : Soins et services institutionnels (Syst. correctionnel) 790 15 juin 2017
963: Alcool NB Liquor 500 March 31st, 2019
5017 et 5026 : CCNB/NBCC 175 15 décembre 2019
1866 : Commission de la santé, de la sécurité au travail 120 31 décembre 2018
1840 : Sténographes judiciaires 70 30 septembre 2016

Sur le plan économique, la province se porte relativement bien. « L’argent est là. En fait, a date, c’est le gouvernement fédéral qui a mis le gros morceau dans la lutte au COVID-19: sur chaque dollar investi, 90 cents proviennent du Fédéral! Higgs, lui, n’a toujours pas fait sa part, » a déclaré Watson.

Le SCFP NB estime que la reprise doit reposer sur des bases plus solides – de bons services publics et des travailleurs ayant un bon pouvoir d’achat. Cette approche, en période de taux d’emprunt historiquement bas, est la méthode recommandée par des banques comme la CIBC et le gouvernement fédéral lui-même, qui a complètement mis de côté l’approche d’austérité pour protéger la reprise.

“Lorsqu’il était ministre des Finances, M. Higgs a essayé l’austérité et les restrictions salariales. Cela a conduit à une stagnation et même à un net déclin économique au cours des années suivantes. Cela a certainement contribué à l’émigration et donc au déclin de notre population », a déclaré Mme Harding. « Nous ne devons pas lui faire répéter les mêmes erreurs » a-t-elle ajouté.

« N’oublions pas que le NB a maintenant les salaires médians les plus bas du pays selon Statistique Canada. Investir en première ligne et dans les gens ordinaires, ça doit être cela le nouveau mandat » a conclu, M. Watson.

Conflit entre le personnel de santé et le gouvernement du N.-B. à propos des masques chirurgicaux

Fredericton, le 27 Novembre 2020 – Le SCFP 1252, qui représente plus de 12 000 membres du système de santé du Nouveau-Brunswick, est consterné par la réduction dans l’allocation d’équipement de protection individuelle (EPI) pour le personnel de la santé.

« Dès le premier jour, le personnel a eu accès à des masques chirurgicaux de niveau 3 pour offrir une couche de protection maximale juste en dessous du N95 », raconte Norma Robinson, présidente du SCFP 1252. « Cependant, Horizon a récemment rétrogradé cette exigence au niveau 1. Et c’est une grave erreur. »

Un masque de niveau 1 n’assure qu’une protection générale, tandis qu’un masque de niveau 3 offre une protection maximale. « On dirait que le provincial et les autorités sanitaires ont décidé de réaliser des économies de bouts de chandelle sur le dos de la santé et de la sécurité des employés », ajoute Mme Robinson.

Le SCFP 1252 s’est montré très coopératif avec le gouvernement provincial et les autorités sanitaires dans le dossier de la pandémie mondiale, mais cette coopération devient maintenant tendue. Depuis le début de cette pandémie, on s’est entendu sur l’importance d’un EPI approprié pour tout le personnel, incluant le droit à une protection adéquate du visage.

« Dans notre province, les hôpitaux sont la première et la dernière ligne de défense contre le virus », rappelle Ralph McBride, conseiller national du SCFP. « Il n’est absolument pas logique de mettre en péril le personnel qui assure cette défense. »

« Nous menons ce combat depuis neuf mois, poursuit-il. Nous sommes au milieu de la deuxième vague. Comment le gouvernement peut-il faire volte-face et affirmer que la santé de ses employés n’a pas d’importance en rétrogradant les masques à quelque chose d’inférieur à ce qu’il nous fournissait au début ? »

« Les employés de la santé travaillent au-delà de leurs tâches quotidiennes déjà stressantes, ajoute Norma Robinson. La dernière chose dont ils devraient s’inquiéter dans cette deuxième vague est de disposer de moins de protection. Il faut corriger cela tout de suite. »

« Monsieur le premier ministre Higgs, faites ce qui est juste : dites à vos autorités sanitaires d’arrêter les économies de bouts de chandelle. La santé et la sécurité des travailleurs doivent passer avant tout ! » conclut-elle.

“Des services publics renouvelés et réinventés” promis dans le discours du Trône du NB

Fredericton –  Aujourd’hui, l’Honorable Lieutenante-gouverneure Brenda Murphy a prononcé le premier discours du Trône du gouvernement majoritaire de Blaine Higgs. Dans le discours, le gouvernement a souligné à juste titre le travail exemplaire des travailleurs de première ligne dans la lutte contre le COVID-19.

« Le gouvernement a dit qu’il voulait gouverner en collaboration et réinventer le Nouveau-Brunswick, et c’est une bonne chose. Mais je rappelle au premier ministre que s’il veut réinventer les services publics, les travailleurs de la fonction publique doivent être à la table et être écoutés » a déclaré Brien Watson, président du SCFP NB. 

Dans son discours, le gouvernement souhaite davantage d’investissements de capitaux privés, mais il rejette injustement la sous-performance du secteur privé sur la force du secteur public.  « Un secteur public en santé crée des conditions favorables pour des investissements privés. Ou serions-nous sans de bonnes routes, des soins de santé et une éducation de qualité? Les services publics sont une force, et c’est grâce à cela que nous avons des communautés fortes », a rappelé M. Watson.

« Afin que l’économie se développe et que plus de jeunes familles choisissent de déménager et rester ici, le gouvernement doit faire passer les gens en premier. Pour cela, il faut améliorer les conditions socio-économiques des travailleurs », a déclaré M. Watson. « La meilleure façon d’y parvenir est de renverser les effets d’une décennie de stagnation de salaires », a-t-il ajouté.

Pour ce qui est des soins de santé, le gouvernement a déclaré qu’il fallait faire plus « d’optimisation ». « L’optimisation rime trop souvent avec réductions – mais cela n’est pas inévitable, si le gouvernement est audacieux, innovateur et voit le service public comme faisant partie de la solution”, a déclaré Watson. « Investir pour apporter plus de travail au public, quand cela peut être mieux fait par les services publics  devrait être une priorité. Nous pourrions économiser des millions, si par exemple nous travaillions avec les gouvernements des provinces de l’Atlantique pour développer et produire nos propres médicaments génériques », a déclaré M. Watson.

Jusqu’à maintenant, le N.-B. est la province qui a le moins investi dans la lutte contre COVID-19. « Pour profiter de notre position enviable, notre province devrait utiliser les fonds fédéraux pour donner un répit à nos travailleurs de première ligne et d’améliorer leur situation » conclu M. Watson.

Le N.-B. a besoin des normes en matière de soins comme l’Ontario

Fredericton Le refus du premier ministre Higgs de coopérer avec Ottawa pour créer des normes nationales en matière de soins de longue durée inquiète sérieusement le SCFP.

Le 3 novembre, Brunswick News a rapporté que Blaine Higgs a rejeté l’appel du Premier ministre à établir des normes nationales de soins.

« Je suis préoccupé par le fait que notre Premier ministre refuse de réparer notre système de soins de longue durée brisé. La mise sur pied de normes est le meilleur moyen de garantir que toutes les personnes âgées, où qu’elles se trouvent ou quel que soit leur revenu, ont le droit fondamental de vivre dans la dignité », a déclaré Brien Watson, président du SCFP NB.  « Il y a une crise de recrutement et de rétention dans le secteur en même temps que nous faisons face à une pandémie. Pourquoi notre Premier ministre ne peut-il pas travailler avec les autres provinces et Ottawa pour relever la barre pour tout le monde ? », se demande M. Watson.

Pendant ce temps, le gouvernement Ford a annoncé qu’en Ontario, il augmentera le nombre d’heures de soins que les résidents des foyers de soins de longue durée reçoivent chaque jour. « L’Ontario vient d’annoncer son plan pour une norme de 4 heures de soins pour toutes les personnes âgées – un changement réclamé depuis longtemps par le SCFP. Pourquoi le premier ministre Higgs ne peut-il pas reconnaître que nos personnes âgées sont aussi méritantes que les Ontariens ? », a demandé M. Watson.

« Établir des normes de soins améliorerait la vie et la sécurité des personnes âgées et des travailleurs. À long terme, cela simplifierait l’intégration des soins de longue durée dans notre système de soins de santé public » a déclaré M. Watson

Le SCFP NB invite le premier ministre Higgs et Bruce Fitch, ministre du Développement social à reconsidérer leur position sur la négociation de normes nationales pour le secteur des soins de longue durée.

 

Inégalités massives dans les soins de services communautaires

Fredericton, le 30 octobre 2020 – Hier, la Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick a publié un rapport de 86 pages qui démontre a quel point le travail des employés du secteur des soins communautaires demeure sous-évalué et sous-payé. Le rapport souligne l’ampleur de l’écart salarial dans ce secteur à prédominance féminine.

« Les conclusions du rapport sont entièrement appuyées par les 21 sections locales qui sont membres des Syndicats des services communautaire du Nouveau-Brunswick (SSCNB) » a déclaré Laurie Anderson, présidente du conseil et elle-même travailleuse dans un foyer de groupe.

L’été dernier, le gouvernement fédéral a annoncé un supplément de salaire temporaire pour les travailleurs gagnant moins de 18$/l’heure dans ce secteur, car il était clairement reconnu comme un travail essentiel.  « Le supplément de salaire était une bonne mesure, mais il ne nous rapproche pas de l’équité salariale, et ce n’était pas non plus l’objectif du programme. Le gouvernement provincial n’a pas encore fait sa part dans ce domaine. Il faut agir pour que notre secteur atteigne un salaire juste et équitable », continue Mme Anderson.

Le rapport de la Coalition démontre qu’en 2020, dans la plupart des classifications, le travail de soins communautaires demeure toujours sérieusement sous-payé d’au moins 8$/l’heure.

« Nos membres, comme les préposés en soins, les intervenants et les travailleurs de soins à domicile, pour n’en citer que quelques-uns, sont non seulement sous-payés, mais ils n’ont pas assez de stabilité et de prévisibilité dans leurs horaires », a déclaré Mme Anderson.

“Le discours du Trône sera prononcé le 17 novembre. J’espère que Bruce Fitch, le ministre du Développement social, travaillera avec le premier ministre Higgs pour améliorer les investissements publics afin de faire de l’équité une priorité dans le prochain budget », conclu-t-elle.

Le SCFP réclame depuis longtemps une loi sur l’équité salariale dans le secteur privé et se joint à la Coalition pour l’équité salariale dans ses recommandations de réforme.

Le SSCNB représente plus de 500 travailleurs du secteur des soins communautaires dans tout le N.-B. Cela comprend les travailleurs de soutien à domicile, des foyers de groupe, des foyers de soins spéciaux, des maisons de transition et bien d’autres encore. 

Des soins de santé retardés sont des soins de santé refusés – Clinique 554

Fredericton Le SCFP NB se joint aux leaders communautaires, législateurs, activistes et organismes qui dénoncent l’inaction du gouvernement provincial sur la fermeture de la Clinique 554 (nommée Clinic 554) de Fredericton.

« La position du SCFP NB est claire : les patients ne peuvent pas attendre. Des soins de santé retardés sont des soins de santé refusés », a déclaré Brien Watson, président du SCFP NB.

Clinique 554 est un cabinet de médecine familiale géré par des médecins. Leur travail couvre tous les domaines de la médecine, de la pédiatrie à la gériatrie, avec un accent sur la reproduction, les transgenres, les LGBTQ2+, la toxicomanie et le traitement du VIH.

Quelque 37 000 personnes sont sur la liste d’attente d’un médecin de famille, ce qui ne fait qu’aggraver le problème en forçant la fermeture de cette clinique.  « On devrait financer et rouvrir aussitôt que possible et travailler pour que la Clinique 554 fasse partie d’un plus grand système de clinique publique et d’accès contrôlé aux médicaments, dont le NB a désespérément besoin », a déclaré Watson.

« Le Premier ministre peut régler cette crise d’un coup de stylo. Le règlement 84-20, qui empêche que les avortements soient couverts par l’assurance maladie lorsqu’ils sont pratiqués en dehors des hôpitaux, oblige la fermeture de la Clinique 554. Il devrait être abrogé immédiatement, par un simple décret », a déclaré M. Watson.

Avec la fermeture de Clinique 554, les services d’avortement ne seront pas disponibles dans deux des trois plus grandes villes du Nouveau-Brunswick.  Il y a seulement trois hôpitaux dans la province qui offrent ces services -deux à Moncton et un à Bathurst – ce qui est loin de la portée des femmes dans le besoin.

Le SCFP NB estime que la province devrait mettre en place un réseau de cliniques publiques, allant des cliniques sans rendez-vous aux cliniques de soins plus spécialisés, dans toute la province. Cela permettrait de désengorger nos salles d’urgence et d’améliorer l’accès général aux soins de santé primaires dans toute la province. « Une carte d’assurance-maladie devrait suffire pour obtenir des soins lorsque vous entrez dans une clinique publique, qu’il s’agisse de traiter un simple rhume ou de se faire avorter », a déclaré M. Watson.

Jusqu’à ce qu’un tel réseau soit mis en place, la province a l’obligation légale de fournir un accès à l’avortement accessible, adéquat et abordable ainsi que des soins adaptés aux LGBTQ2+ pour tous, ce qui nécessite la Clinique 554.