Cérémonies du Jour de deuil – 28 avril

Le 28 avril est un des jour les plus solennels du mouvement syndical, mais aussi un jour où nous devons recentrer notre engagement à prévenir les accidents et les décès au travail. Chaque année, des milliers de travailleurs, d’amis et de familles de travailleurs décédés se rassemblent lors de cérémonies à travers le Canada pour souligner le Jour de deuil national pour les travailleurs tués ou blessés au travail.

Cette année, nous nous rassemblerons dans des communautés à travers le pays et en ligne. Alors que nous pleurons les morts, le Syndicat canadien de la fonction publique continue de se battre pour les vivants.

Trouvez un événement près de chez vous :

Conseil du travail de Bathurst et du district
Cérémonie du Jour de deuil
Près de la cathédrale du Sacré-Cœur, avenue Douglas, Bathurst
Le jeudi 28 avril 2022, à 12 h 15.
John Gagnon 506-454-0651 gagnonjohn@yahoo.com
https://www.facebook.com/Bathurstlabour/

Conseil du travail d’Edmundston
Cérémonie du Jour de deuil
Parc à côté de l’hôtel de ville sur le chemin Canada
Le jeudi 28 avril 2022, à 11 h 30.
Lorn Martin 506-737-7063 lornm5@gmail.com

Conseil du travail de Fredericton
Cérémonie du jour de deuil
12 h au monument aux pompiers morts en service sur la promenade St. Ann’s Point à Fredericton. Pour plus d’information, communiquez avec George Nickerson, section 054 du STTP, au 1-902-580-0375.

Conseil du travail de Miramichi
Cérémonie du jour de deuil
Devant l’hôtel de ville de Miramichi (du côté de Newcastle)
Le 28 avril à 18 h.
Personne-ressource : Theresa McAllister 506-424-1417

Conseil du travail de Moncton
Cérémonie du Jour de deuil
Cénotaphe au parc Bore (Riverfront)
Le jeudi 28 avril 2022, à 12 h.
Melissa Brown 506-872-4643 melandjade@hotmail.com
https://www.facebook.com/Monctonlabour/

Les salaires dans les foyers de soins devraient être semblables à ceux dans les hôpitaux

Fredericton, le 14 avril 2022 – La section locale 5446 du SCFP, qui représente plus de 550 travailleurs des foyers de soins Shannex au Nouveau-Brunswick, ainsi que le Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick (CSFNB), qui représente plus de 4 600 travailleurs des foyers de soins de notre province, invitent le gouvernement du Nouveau-Brunswick à ajuster les salaires de tous les travailleurs des soins de longue durée aux mêmes niveaux que ceux en santé.

Les sections locales du SCFP ont exercé des pressions et se sont battues avec acharnement pour améliorer les salaires des travailleurs de tous les secteurs. Avec la grève du SCFP de 2021, les travailleurs de la santé ont été parmi ceux qui ont pu faire entendre au premier ministre Higgs les besoins urgents de leur secteur. Les travailleurs de la santé ont obtenu une augmentation de 15 à 17 %, alors que les salaires stagnaient depuis des années. En revanche, dans les soins de longue durée, où il n’existe pas de véritable droit de grève, les hausses sont demeurées sous l’inflation.  « Dans les établissements Shannex et dans tous les autres foyers de soins, il faut au moins accoter nos salaires au même niveau que ceux en santé », a déclaré Hope Cyr, présidente de la section 5446 du SCFP. « Chaque semaine, nous perdons des travailleurs qui partent travailler dans les hôpitaux. Je ne les blâme pas, là, ils sont mieux rémunérés », a ajouté Mme Cyr.

« La grève a eu un vaste effet domino positif sur d’autres secteurs, y compris pour les ministres du Cabinet eux-mêmes, qui se sont octroyé un ajustement en fonction du coût de la vie », a déclaré Stephen Drost, président du SCFP NB. « Les travailleurs des soins de longue durée et les travailleurs des soins spéciaux devraient également bénéficier d’un ajustement salarial similaire », a-t-il ajouté.

En septembre 2021, avant la grève d’octobre, le NBCNHU avait tenu une conférence de presse pour demander au premier ministre Higgs d’accepter les augmentations salariales immédiates de 4 $/heure proposées par le syndicat dans le cadre d’une lettre d’entente pour toutes les classifications du SCFP dans les foyers de soins.

« On continue de faire pression sur le gouvernement pour qu’il augmente les heures de soins, car les résidents ne bénéficient toujours pas du minimum d’heures de soins garanti par la Loi sur les foyers de soins en raison du manque criant de personnel », a rappelé Sharon Teare, présidente du CSFSNB. « Il est temps que le premier ministre prenne des mesures audacieuses pour résoudre la crise », a déclaré Teare.

« La province peut agir maintenant pour tous les travailleurs des soins de longue durée et des soins spéciaux, des IAA, aides-soignants, des concierges, des préposés, etc. Le gouvernement ne devrait pas rester assis sur ses mains et attendre qu’une grève soit déclarée pour penser à améliorer notre situation », a conclu Hope Cyr.

Inscrivez votre section locale aux séances de formation “S’organiser pour gagner”.

Toutes les sections locales et tous les conseils qui s’apprêtent à négocier ou qui souhaitent accroître l’engagement et la participation des membres sont invités à la session de formation Organizing 4 Power (S’organiser pour gagner : Les bases) , qui débute le 10 mai 2022, et aura lieu tous les mardis pendant six semaines, du 10 mai au 14 juin.

Cette formation porte sur la participation élevée des membres et l’organisation pour gagner. Il existe d’innombrables exemples de victoires syndicales utilisant ces méthodes, ici dans la région de l’Atlantique, ainsi que de nombreuses victoires aux États-Unis et dans le monde entier, car les travailleurs font pression. Par exemple, la campagne Négocions vers l’avant du SCFP NB, le succès de l’organisation syndicale de l’Université Dalhousie qui s’est jointe à l’AFPC, l’incroyable campagne du syndicat d’Amazon, l’organisation des Starbucks, et bien d’autres. Les travailleurs ont réussi à tenir tête à des gouvernements hostiles et à de grandes entreprises et à surmonter de nombreuses tactiques antisyndicales.

La formation est gratuite et nécessite que les travailleurs s’inscrivent en groupe. Pour nos travailleurs, cela serait possible si les sections locales et les conseils travaillaient en collaboration. Par exemple, un membre de votre équipe de négociation, un membre de l’exécutif, un membre de l’exécutif d’une sous-unité ou d’autres militants de votre base.

La formation est basée sur la méthodologie de Jane McAlevey, avec des outils pratiques et un soutien pour organiser et gagner. Les travailleurs peuvent obtenir de meilleurs contrats et améliorer leurs conditions de travail. Les exemples ci-dessus ne sont que quelques exemples et il y a beaucoup d’autres victoires syndicales prouvées au cours des 5 dernières années en utilisant ces stratégies.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 3 mai 2022 pour la formation de base printemps/été “Organizing for Power”. Cette formation, qui débutera le 10 mai et se déroulera six mardis consécutifs jusqu’au 14 juin, s’appuiera sur les concepts fondamentaux de l’organisation pour gagner des batailles difficiles dans la guerre des classes actuelle. Apprenez-en plus sur le programme ici, et inscrivez votre groupe de 10 personnes ou plus avant la date limite du 3 mai pour rejoindre notre communauté mondiale qui s’organise pour construire le pouvoir nécessaire pour gagner.

VIDÉO : À QUOI RESSEMBLE LA VICTOIRE

Regardez cette vidéo pour un bon exemple du type de victoires que les groupes qui suivent les cours OP4 obtiennent. C’est une excellente façon de présenter à vos collègues ce que nous entendons par “s’organiser pour gagner”.

Dans cet épisode pilote, nous nous entretenons avec des travailleurs hospitaliers allemands qui viennent de remporter une convention collective révolutionnaire grâce à une préparation rigoureuse et au pouvoir de la grève. Un certain nombre de ces travailleurs hospitaliers ont suivi la dernière formation O4P pour préparer cette campagne inspirante.

Suivez OP4 sur Twitter : https://twitter.com/rls_organizing
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Budget du N.-B.: manque d’investissements visionnaires dans le secteur public

Cliquez sur l’image pour voir le budget provincial 2022-2023

Fredericton  Ce mardi 22 mars, le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Ernie Steeves, a présenté le budget provincial 2022-2023.

« Il s’agit d’un budget excédentaire, mais il y a de bonnes nouvelles à trouver dans les services de garde abordables, grâce au fonds du programme fédéral, les investissements dans les soins de santé et un plafond de loyer d’un an à 3,8 % pour les locataires résidentiels », a déclaré Stephen Drost, président du SCFP NB.

« La grève de 2021 nous a tous montré que le gouvernement avait la capacité de mieux payer les travailleurs de première ligne et de les aider à faire face aux augmentations du coût de la vie. Ainsi, avec les centaines de millions qui restent en surplus, j’aimerais que M. Higgs agisse pour que les salaires dans les soins de longue durée soient équivalents à ceux des soins de santé, » a ajouté M. Drost.

Le SCFP NB est préoccupé par l’approche anti-keynésienne choisie par le gouvernement provincial.  « Au lieu de réinvestir les revenus générés par les taxes sur la propriété corporative dans l’amélioration des services publics et la construction de logements publics abordables, M. Higgs a choisi d’accorder des réductions d’impôt aux grands propriétaires fonciers alors que l’économie est en plein essor », a déclaré M. Drost.

« Les conservateurs viennent priver l’état de sa capacité d’intervenir positivement, en perdant 112 millions de dollars (d’ici 2023) en revenus à cause des réductions d’impôt octroyé aux grands propriétaires fonciers », a ajouté M. Drost. Cela se fait de la manière suivante :

  • Des réductions d’impôt foncier (15 %) pour les propriétaires de biens non résidentiels (industriels et commerciaux) et d’autres biens ” résidentiels ” tels que les maisons de soins infirmiers ; et
  • Des réductions de l’impôt foncier (50 %) pour les propriétés résidentielles non occupées par leur propriétaire (comme les appartements et les immeubles locatifs).

Cela augmentera la spéculation et la construction de logements pour les locataires à revenu plus élevé, mais cela ne fera pas grand-chose là où le marché a échoué, comme pour les logements abordables.

Le SCFP NB note le manque d’imagination et de vision d’ensemble dont fait preuve ce budget. Alors que nous sortons de la pandémie, les Néo-Brunswickois bénéficieraient grandement d’idées novatrices telles que:

  • Un réseau complet de cliniques de santé publique 24/7 pour les soins non urgents;
  • Des garderies publiques dans les lieux de travail publics comme nos écoles, universités et hôpitaux;
  • L’électrification de la flotte d’autobus scolaires;
  • Des logements publics abordables dans les zones rurales; et
  • Un véritable département de l’immigration pour structurer, améliorer et mieux coordonner le soutien aux nouveaux arrivants.

Rémunération rétroactive – Le gouvernement provincial devrait payer des dommages-intérêts aux travailleurs.

Fredericton – 16 mars 2022 – Les sections locales du SCFP représentant la partie I de la fonction publique du Nouveau-Brunswick (sections locales 1190, 1251, 1418 et 1840) et le SCFP NB ont tenu une conférence de presse aujourd’hui. Les sections locales ont annoncé qu’elles venaient de déposer une plainte officielle auprès de la Commission du travail et de l’emploi du N.-B. afin d’exiger le remboursement immédiat du salaire rétroactif dû à près de 4 100 membres du SCFP (*ce nombre n’inclut pas les retraités qui pourraient être affectés par cette mesure).

« Le gouvernement n’a pas respecté ses propres obligations légales en vertu de l’article 63(1) de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, à savoir mettre en œuvre les dispositions des nouvelles conventions collectives dans les 90 jours suivant leur exécution. Cela comprend le versement de paiements rétroactifs aux travailleurs, c’est-à-dire la rémunération du travail déjà effectué », a déclaré Stephen Drost, président du SCFP NB.

Dans leur plainte conjointe, les sections locales du SCFP demandent à la Commission du travail et de l’emploi de déclarer que l’employeur a enfreint la loi et de lui ordonner de faire ce qui suit :

  1. Mettre immédiatement en œuvre les dispositions des conventions collectives et verser les sommes rétroactives dues aux travailleurs touchés ;
  2. Fournir immédiatement une explication détaillée, pour chaque travailleur concerné, du calcul des sommes rétroactives qui leur sont dues afin de s’assurer qu’aucune erreur n’a été commise (de nombreux membres vigilants de la section locale 1840 ont découvert que leur salaire rétroactif était criblé d’erreurs).
  3. Verser immédiatement des dommages-intérêts compensatoires aux travailleurs touchés ; et
  4. Verser immédiatement des dommages-intérêts punitifs aux travailleurs concernés en raison de la conduite flagrante du gouvernement.

« Le 14 mars, lors d’une conférence préparatoire à l’audience avec la Commission du travail, nous avons entendu les représentants du gouvernement dire qu’ils pensaient qu’il faudrait attendre jusqu’en octobre 2022 pour que tout le monde soit payé. C’est absurde », a déclaré Chris Curran, président de la section locale 1251.

Le gouvernement aurait dû prévoir la nécessité de se préparer à d’éventuels ajustements rétroactifs. « C’était évident avant même le début de la grève, car le gouvernement avait refusé de renégocier de nouvelles conventions collectives pendant plus de quatre ans », a déclaré Shawna Morton, présidente de la section locale 1418.

« Dans le secteur des soins de santé, où la paie est traitée à l’interne et non par Services Nouveau-Brunswick, ils ont terminé la paie rétroactive pour plus de 9 000 membres de la section locale 1252.  Le ministère des Finances et le Conseil du Trésor auraient dû être prêt à terminer le travail à temps ou en deux fois moins de temps que dans le secteur des soins de santé », a déclaré Brent Wiggins, président de la section locale 1190.

« Pourquoi le personnel de Services Nouveau-Brunswick qui s’occupe de la paie n’a-t-il pas eu les ressources nécessaires pour tout traiter ? Soyons clairs : je ne blâme pas les travailleurs de Services Nouveau-Brunswick, je blâme leur employeur qui ne les a pas préparés convenablement en avance », a-t-elle ajouté.

Lors d’une audience devant la Commission des relations de travail prévue le lundi 21 mars, les sections locales du SCFP présenteront leurs arguments en opposition aux demandes de l’employeur dans lesquelles il cherche à obtenir une prolongation du délai de 90 jours pour le paiement des sommes rétroactives.  « Chaque jour qui passe est une injustice pour les travailleurs. Nous espérons un règlement rapide de cette situation », a conclu M. Drost.

Un plan pour tous les Néo-Brunswickois

INVESTIR DANS LES GENS – UNE REPRISE AXÉE SUR LES SERVICES PUBLICS

Il est possible d’améliorer le Nouveau-Brunswick malgré les impacts de la COVID-19 sur notre province.  Les citoyens du Nouveau-Brunswick savent toutefois que la vie était difficile avant la pandémie. Les choses n’ont fait qu’empirer avec la COVID-19 qui a sollicité à l’extrême des services publics maintenus dans une situation de sous-financement par les gouvernements successifs.

Alors que le gouvernement est assis sur un surplus de 487 millions de dollars, il est temps d’investir dans la ressource la plus précieuse dans la province : ses citoyens.

La vigueur d’une communauté se mesure à la force des personnes qui la compose. Or présentement, les gens en arrachent. L’itinérance, la pauvreté et les problèmes de santé mentale sont tous à la hausse.

Au Nouveau-Brunswick, les célibataires qui reçoivent de l’aide sociale vivent avec 39% de moins que le seuil de pauvreté dans la province. Entre janvier 2021 et janvier 2022, le prix des aliments au Nouveau-Brunswick a augmenté de 6,1 % et le prix du logement a augmenté de 5,7 %.

Le SCFP Nouveau-Brunswick croit que nous pouvons bâtir une province où l’ensemble des citoyens vivent dans la dignité. Une province où les personnes qui reçoivent de l’aide sociale peuvent se permettre d’acheter les produits essentiels et dont le ministère du Développement sociale est bien doté de personnel pour les aider, tout comme les individus ayant des problèmes de santé mentale. Une province où tout le monde a accès au système de justice, pas seulement les riches et les puissants. Une province où le gouvernement a des projets d’infrastructure écologiques et audacieux qui crée des emplois de qualité des lesquels les employés sont protégés, en sécurité et reçoivent des soins s’ils subissent une blessure.  Une province où les écoles sont au cœur des communautés. Une province où les personnes ne se contentent pas de survivre, mais peuvent s’épanouir.

Nous pouvons faire de tout cela une réalité. Il suffit d’investir dans les gens.

UN GOUVERNEMENT AU SERVICE DE TOUT LE MONDE

Le SCFP Nouveau-Brunswick met des recommandations de l’avant pour que le gouvernement nous aide toutes et tous, pas seulement les riches et les puissants. Ce sont des mesures concrètes qui auront un effet positif sur l’économie du Nouveau-Brunswick, mais qui rendront aussi notre province plus équitable.

Des salaires justes

Tout travailleur au Nouveau-Brunswick mérite un salaire qui lui permet de subvenir à ses besoins et une augmentation de salaire supérieure à l’augmentation du coût de la vie.

Le salaire minimum augmentera à 13,75 $ en octobre, mais ce n’est vraiment pas suffisant. En 2021, les mesures de salaire de subsistance au Nouveau-Brunswick variaient entre 17,50 $ (Bathurst) à 21,20 $ (Fredericton). De plus, le coût des produits de tous les jours explose. Si vous êtes un employé et que votre augmentation de salaire d’année en année ne correspond pas au coût de la vie, votre revenu diminue.

Le gouvernement dispose des moyens pour améliorer les salaires de bien des façons. Il est un des plus gros employeurs dans la province, donc il peut augmenter les salaires par la négociation avec ses employés. Le gouvernement peut augmenter le salaire minimum. Il peut subventionner les salaires des petits organismes à but non lucratifs qui ne peuvent pas se permettre des augmentations de salaire. Il peutoffrir des subventions et des prêts aux petites entreprises.

Nous savons que plus d’argent dans la poche des travailleurs veut dire plus d’argent dans l’économie locale et provinciale. Il faut améliorer le niveau de vie de tout le monde.

Une portion du surplus budgétaires de cette année est dû à l’augmentation du pouvoir de dépenser des citoyens (l’aide fédérale pour contrer les impacts de la COVID-19 a augmenté le revenu mensuel pour plusieurs personnes). Par rapport aux prévisions, le Nouveau-Brunswick a reçu 486,8 millions de dollars supplémentaires en de taxes de vente et en recettes provenant de l’impôt sur le revenu des particuliers. (origine : rapport du troisième trimestre 2021-2022)

Des services universels de garde à l’enfance

Garantir l’accès aux services de garde universels et abordables est essentielle pour assurer une relance féministe. Après plusieurs années de campagnes du SCFP et d’autres groupes de la société civile, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a signé une entente de 544 millions de dollars avec le gouvernement fédéral en décembre 2021 pour mettre en place un tarif de 10 dollars par jour par enfant d’ici 2026.

Les membres du SCFP qui travaillent dans les services de garde partout au pays savent que les employés œuvrant au privé sont payés le salaire minimum. Des études indépendantes le démontrent aussi. Nous savons que les employés du privé ne sont souvent pas syndiqués, et donc plus susceptibles d’être exploités par leurs employeurs.

Malheureusement, les fonds publics octroyés à un service de garde privée à but lucratif serviront en partie à payer les généreuses indemnisations versées aux chefs de direction, plutôt que de bénéficier à nos enfants. Après tout, l’objectif premier des services de garde privés à but lucratif est de faire des profits pour enrichir les actionnaires et les propriétaires.

Or, pour chaque dollar de fonds publics injecté dans les services d’éducation, il y a un retour sur l’investissement de 6 dollars dans l’économie. Conclusion : gardons nos services de garde publics. Nous avons déjà l’infrastructure dans les écoles, les hôpitaux, les collèges et les universités pour opérer des garderies là où les gens travaillent.  Faisons des services de garde publics, universels et abordable une réalité au Nouveau-Brunswick.

Garder les services publics

Le gouvernement actuel a entrepris des réformes majeures de nos systèmes de gouvernement et de prestation des services. De la réforme municipale, à la réforme des soins de santé, en passant par la réforme de l’éducation, le Gouvernement Higgs est déterminé à remodeler la province. Mais pour qui?

Ces réformes offrent aux des opportunités aux entreprises de réaliser des profits en capitalisant sur les besoins des municipalités qui cherchent des options pour offrir leurs services et ceux des systèmes de santé aux prises avec des enjeux d’opérationalisation.

La privatisation des services publics a déjà augmenté sous le gouvernement actuel – la gestion des déchets FERO, Croix Bleue Medavie qui dirige l’aide à domicile extra-mural et Ambulance N.-B., eVisitNB pour les services de soins virtuels, et plusieurs autres. Les dirigeants de ces compagnies sont payés par les fonds publics, des fonds qui pourraient être utilisés pour aider les citoyens du Nouveau-Brunswick. Medivie, une compagnie privée qui fournit maintenant des services médicaux d’urgence, est dirigé par l’ancien premier ministre conservateur Bernard Lord.  Des amis qui aident des amis à s’enrichir avec les fonds publics!

Nous devons protéger nos services publics et investir dans ceux-ci. Nos services publics nous appartiennent. Ils ne sont pas la propriété des élites politiques qui se renvoient l’ascenseur. Gardons nos services publics publics et assurons-nous qu’ils servent l’intérêt de la population.

Rendre les soins de longue durée publics

La prestation de soins de longue durée au Nouveau-Brunswick est disparate, avec plusieurs entreprises à but lucratif, le principale étant Shannex. Le secteur des soins de longue durée, qui comprend les services de soins à domicile actuellement privés, a besoin d’être réformé.

Les services relèvent du ministère du Développement social mais sont gérés par des entreprises privées, ce qui, pendant la crise de santé de la COVID-19, a causé de nombreux problèmes de coordination et des incertitudes sur les normes de sécurité et de santé en raison de tous les différents intervenants impliqués. De plus, ces entreprises privées ne sont pas obligées de respecter plusieurs règles en matière de transparence, ce qui nuit à la reddition de comptes.

Le SCFP Nouveau-Brunswick se bat pour des soins communautaires accessibles et des soins de longue durée publics devraient faire partie des soins offerts par le système de santé universel – tout comme une visite à l’hôpital ou chez un médecin de famille. Il faut mettre fin aux listes d’attente, aux problèmes de recrutement et de rétention, à transfert de responsabilité aux petits fournisseurs débordés ou aux hôpitaux surchargés. Assurons-nous que les services essentiels soient publics pour que nos citoyens les plus vulnérables puissent vivre dans la dignité.

De l’électricité à prix abordable

Selon les plus récentes données disponibles, les citoyens du Nouveau-Brunswick dépensent environ 5 000 dollars par année en électricité, ce qui est 720 de plus par année que le Canadien moyen. Les citoyens du Nouveau-Brunswick sont très dépendants de l’électricité pour leurs usages domestiques.   Les Canadiens de l’Atlantique ont le taux de pauvreté associé à l’utilisation de l’électricité pour les besoins ménagers le plus élevé au Canada[1]. Et le prix de l’électricité continue d’augmenter. Les citoyens du Nouveau-Brunswick ne devraient pas dépenser 23 % de leur salaire annuel pour le chauffage et l’alimentation de leurs résidences en électricité.

Énergie N.-B. a augmenté les tarifs d’électricité des citoyens de 1,8 % en 2021 en voulant les augmenter encore plus. Parallèlement, la société a donné 100 millions de dollars en subventions à la consommation de l’énergie à six usines de pâtes et papiers sur 10 ans, trois de celles-ci sont étant détenues par les Irvings.  Et la Énergie N.-B souhaite augmenter les tarifs encore plus!

Énergie N.-B. devrait garder les taux d’énergie abordables. Les citoyens du Nouveau-Brunswick ne devraient pas avoir à choisir entre payer l’épicerie ou chauffer leur logement.

Nous avons besoin que nos entreprises de services publics maintiennent des prix bas pour les gens ordinaires, non pour les familles les plus riches dans la province. Assurons-nous que les entreprises de services publics travaillent dans l’intérêt public.

Logement abordable

Le Nouveau-Brunswick en est pleine crise du logement et elle n’a fait qu’empirer avec la pandémie. Environ 6000 personnes sont sur une liste d’attente pour des logements sociaux, mais le plan du gouvernement est de construire un peu plus de 100 unités par année. Les citoyens du Nouveau-Brunswick sont frappés par des augmentations de loyer extrêmes, mais le gouvernement refuse de mettre en œuvre des protections fondamentales comme le contrôle des loyers.

Les journaux Irving affirment que la crise est le résultat de la croissance démographique, mais en réalité, c’est le mouvement non-réglementé de l’argent, et non les gens, qui est le problème. Les entreprises de placements financiers spéculatifs qui n’ont aucun intérêt pour le logement abordable, chamboulent le marché du logement afin de tirer le maximum de profit en très peu de temps, et ce, aux frais des citoyens du Nouveau-Brunswick.

La solution à la crise du logement passe par la construction de logements et de coopératives d’habitation sans but lucratifs, non pas d’appartements de luxe que personne ne peut se payer. Elle passe aussi par la protection du droit au logement, ce qui veut dire modifier la Loi sur la location pour renforcer la protection offerte aux locataires.

Nous avons besoin d’un gouvernement qui va protéger les citoyens du Nouveau-Brunswick, pas les entreprises d’investissement prédatrices.

OÙ EST L’ARGENT

Cet hiver, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a prévu un surplus de 487,8 millions de dollars. Ce n’est pas une bonne nouvelle. Cela veut dire que de trop nombreux citoyens du Nouveau-Brunswick ont inutilement soufferts pendant la pandémie à cause d’un gouvernement qui ne sait pas comment gérer les finances publiques, comme en témoignent le nombre record de sans-abris, les prestations d’aide sociale trop basses, les longs temps d’attente dans les soins de santé, les salaires de misère et les coûts élevés de l’électricité.

Ce n’est pas seulement l’incapacité de gérer les finances publiques qui pose le problème. En effet, pendant que les gens du Nouveau-Brunswick paient avec diligence leur juste part pour faire fonctionner notre province, les riches et les puissants se comportent impunément comme des voleurs de grand chemin.

Prenons la sous-évaluation des propriétés, par exemple. Les Irvings paient environ la moitié moins en impôt foncier pour leur terminal ferroviaire à Saint-Jean que l’emplacement du Tim Horton situé juste en face. Prenons les cadeaux incessants aux entreprises comme les 200 millions de dollars en redevances sur le bois données aux compagnies forestières ou les 15 millions de dollars versés à Shannex pour des foyers de soins au lieu de garder les soins de longue durée publics ou encore les 250 000 dollars octroyés à un club de yatch, alors qu’on exigeait un gel de salaires pour les travailleurs de première ligne.

Cela ne devrait surprendre personne. Le premier ministre Higgs a consacré sa carrière à l’enrichissement des Irvings. S’ils payaient leurs taxes au Nouveau-Brunswick au lieu des Bermudes, nous pourrions assurer une dotation en personnel adéquate dans nos salles d’urgence, réduire le temps d’attente, et rémunérer équitablement nos travailleuses et travailleurs de première ligne.

Le 4 janvier de cette année, le PDG moyen au Canada a déjà atteint le salaire annuel total du travailleur moyen au Canada. Cela vous paraît-il juste?

L’automne dernier, les citoyens du Nouveau-Brunswick se sont unis pour lutter pour de meilleurs salaires pour les membres du SCFP, pour des meilleurs services et pour une meilleure province. Nous avons vu ce que nous pouvons accomplir lorsque nous sommes unis, coude à coude. Luttons ensemble encore une fois, et demandons mieux de ce gouvernement. Investissons dans nos services publics. Renforçons nos collèges communautaires et protégeons nos sociétés d’État. Les travailleuses et les travailleurs du secteur public font leur part. Les vente de la Société des alcools du Nouveau-Brunswick ont dépassé les objectifs par 2 millions de dollars. Investissons les revenus d’Alcool NB et de Cannabis NB pour améliorer notre province pour le bénéfice de tout le monde.

L’argent est disponible. Investissons dans les gens maintenant.

 

 

 

[1] https://www.cer-rec.gc.ca/fr/donnees-analyse/marches-energetiques/apercu-marches/2020/apercu-marche-ecarts-appreciables-depenses-energetiques-menages-selon-province-territoire.html

 

 

Paiements de pension en retard : Le GNB ne respecte pas l’échéance de sa propre révision judiciaire

Extrait de la décision de l’Arbitre MacPherson, qui donne exige que le GNB fasse sa part de payements au fond de pension des travailleurs du local 1253.

Fredericton, N.-B. – La section locale 1253 du SCFP, qui représente près de 2500 chauffeurs d’autobus scolaires, concierges et gens de métiers des districts scolaires, est frustrée par l’accumulation de retards causés par le gouvernement dans le remboursement des sommes dues à leur régime de retraite.

Le 28 juin 2021, l’arbitre Elizabeth MacPherson a ordonné au gouvernement de Blaine Higgs de commencer à payer plus de 69 millions de dollars au régime de retraite de la section locale 1253. Le gouvernement a attendu jusqu’à la toute dernière minute pour déposer une demande de révision judiciaire de la décision de Mme MacPherson. La révision judiciaire était censée être entendue le jeudi 10 février 2022, mais elle a été annulée, car le gouvernement n’a pas déposé à temps son mémoire préalable à l’audience.

« La section locale a déposé ses documents à temps, mais pas le gouvernement, alors que c’est eux qui ont exigé la révision judiciaire », a déclaré Iris Lloyd, présidente de la section locale 1253. « Cela fait déjà sept mois qu’on attend. Ils n’ont toujours pas remboursé un seul dollar de ce qui est dû à nos membres », ajoute-t-elle.

 

Bien qu’une nouvelle date d’audience n’ait pas été fixée, il est fort possible que le processus de révision judiciaire soit retardé de plusieurs autres mois.  « Les travailleurs ont attendu assez longtemps. Il n’est pas acceptable que le gouvernement abuse des délais de procédure pour éviter de remplir ses obligations contractuelles », a déclaré Lloyd.

En plus d’ignorer l’ordonnance de l’arbitre, le gouvernement n’a toujours pas entamé de dialogue significatif avec le SCFP 1253 pour régler la convention collective échue, ce qui prolonge la période pendant laquelle une grève ou un lock-out est possible.

« Les membres du SCFP se rendent au travail chaque jour en croyant sincèrement qu’ils pourront toucher la pension qui leur a été promise à la retraite. Les travailleurs et les retraités ont respecté leur part de l’entente pendant des décennies en fournissant leur travail et en payant leur part des cotisations au régime de retraite », a déclaré Mme Lloyd.

Le 8 février, la section locale 1253 a informé le gouvernement qu’elle ne renouvellerait pas l’entente de mobilité du personnel qui arrive à échéance. La section n’acceptera pas que d’autres travailleurs effectuent le travail de son unité de négociation. « Au cours du mois dernier, les concierges ont remplacé les enseignants dans les salles de classe pour aider à résoudre les problèmes liés au COVID-19, comme ils avaient accepté de le faire depuis le début de la pandémie. Cela prendra fin avec l’expiration de l’accord de mobilité », a déclaré Mme Lloyd.

« Les travailleurs de l’éducation de cette province en ont assez de tendre l’autre joue. Ils méritent mieux de la part de ce premier ministre. Il peut retarder et retarder encore, mais nous sommes convaincus que le tribunal confirmera la décision d’arbitrage », a conclu Mme Lloyd.