Un travailleur routier dépose une plainte à la GRC contre l’assistant d’un ministre

Fredericton – 21 novembre 2019 – Un travailleur de la route du N.-B. en a assez de l’intimidation et du harcèlement de la part d’un ministre et de son bras droit.

Scott McLaughlin, travailleur du ministère des Transports et Infrastructure, porte plainte à la GRC contre le Chef de cabinet de Ross Wetmore, ministre de l’Agriculture, Aquacultures et des Pêches.

En juillet, une équipe de réparation routière du Ministère se trouvait sur la route 112 lorsque M. Wetmore et son assistant, M. Shawn Douthwright, sont sortis de leur véhicule et ont commencé à crier et insulter l’équipe de travailleurs.

« Le Ministre est sorti et nous a crié dessus, nous a insulté, en utilisant des mots désobligeants et en disant que les travailleurs routiers étaient incompétents. Ils nous insultaient tous les deux », dit McLaughlin.

« Ce n’était pas la première fois que M. Wetmore abusait de son poste de ministre pour provoquer et insulter les membres du SCFP qui travaillent sur les routes », a déclaré Brent Wiggins, président de la section locale 1190 du SCFP.

La situation s’est aggravée lorsque M. Douthwright a saisi McLaughlin par les épaules et lui a crié au visage : « Do your f*cking job! ».

« Après cet incident, nous savons que le ministère des Transport et Infrastructure a mené une enquête interne, a déclaré M. Wiggins. Cependant, le ministre lui-même, l’instigateur, n’a pas eu, à notre connaissance, à subir les conséquences de son harcèlement répété à l’égard des travailleurs de la route », a déclaré M. Wiggins.

McLaughlin et son équipe méritent des excuses publiques de la part de M. Wetmore, a déclaré Wiggins. « Nous en avons assez qu’il abuse de son statut de ministre pour intimider les travailleurs », a conclu M. Wiggins.

Bibliothèques scolaires – Les heures d’ouverture doivent être augmentées

Fredericton, 24 octobre 2019 – Dans le cadre du mois des bibliothèques canadiennes, la section locale 2745 du SCFP, qui représente les travailleurs des bibliothèques scolaires, demande au gouvernement du Nouveau-Brunswick d’améliorer le financement des bibliothèques scolaires.

Plus tôt ce mois-ci, le ministre de l’Éducation a publié un ” livre vert ” sur les principaux changements à apporter au système d’éducation du Nouveau-Brunswick.

« Malheureusement, il n’y a pas eu une seule mention des bibliothécaires ou du personnel de soutien en éducation, et ils n’ont pas parlé du triste état de nos bibliothèques scolaires “, a souligné Theresa McAllister, présidente de la section locale 2745 du SCFP.

Les bibliothèques scolaires jouent un rôle essentiel dans l’amélioration de la littératie et du développement de l’esprit critique des élèves. Pourtant, les bibliothèques subissent des réductions de personnel, ont moins d’heures d’ouverture, sont menacées de coupes budgétaires et d’automatisation.

« Comme le gouvernement n’a pas accordé la priorité aux bibliothèques scolaires, il n’y a pas de ratio uniforme pour le service dans l’ensemble de la province : certaines bibliothèques scolaires ne sont ouvertes aux élèves que pendant moins de vingt et une heures par semaine. Dans certaines écoles, les bibliothèques sont ouvertes moins de six heures par semaine », dit McAllister.

La section locale 2745 croit qu’il est essentiel que toutes les bibliothèques scolaires soient dotées de personnel à temps plein afin d’offrir aux élèves un accès continu aux ressources et à l’expertise que le personnel des bibliothèques peut offrir.

La section locale 2745 du SCFP représente plus de 4800 travailleuses et travailleurs dans le secteur de l’éducation au N.-B.

Déclaration sur le « livre vert » du sommet sur l’éducation du gouvernement du N.-B.

Le 3 octobre dernier, le ministère de l’Éducation et Développement de la petite enfance a rendu public un document de 25 pages intitulé Succès chez nous : Un livre vert sur l’éducation au Nouveau-Brunswick.  Ce document contient des idées sur la façon de réformer le modèle d’éducation de la maternelle à la 12ième année au Nouveau-Brunswick. 

Bien que le SCFP croit que notre système scolaire peut toujours être amélioré, la section locale 2745 du SCFP (qui représente les assistants(es) en éducation, les bibliothécaires, les adjointes administratives et le personnel de bureau de district du système d’éducation du Nouveau-Brunswick) et la Section locale 1253 du SCFP (qui représente principalement les concierges, le personnel d’entretien et les conductrices et conducteurs des autobus scolaires) sont préoccupés par plusieurs aspects de ce document.

« Autre que des enseignants et des directeurs d’école, cette vision de fait aucune mention du personnel de soutien en éducation », déplore Iris Lloyd, présidente de la Section locale 1253 du SCFP.

Le document mentionne l’élimination progressive de l’enseignement par groupe d’âge et le remplace par une approche fondée sur les compétences.

« Tout changement pédagogique majeur nécessite une coordination, une planification et des ressources sérieuses. Pourtant, il n’y a aucune mention d’augmentation du financement et/ou de la formation pour mettre en œuvre les « milieux d’apprentissage souples » proposés, a souligné Theresa McAllister, présidente de la Section locale 2745 du SCFP.

Le SCFP espère que le gouvernement comprend la nécessité de garantir la présence des assistants(es) en éducation permanents à temps plein dans toutes les salles de classe.  Si le gouvernement prend l’alphabétisation au sérieux, il renversera des décennies de compressions dans les bibliothèques et ramènera le nombre d’heures de travail des bibliothécaires à un niveau adéquat.

« L’amélioration de notre système scolaire exige des ressources et le respect pour les personnes qui fournissent des services de première ligne. Le rôle que tout le personnel scolaire joue dans l’éducation, à partir du personnel de surveillance aux directeurs d’école, ne devrait pas être remis en question », a conclu Lloyd.

Lisez la déclaration complète du SCFP ici.

Les ouvriers provinciaux méritent des hausses salariales réelles

Fredericton, N.-B.– Le jeudi 19 septembre, la Section locale 1190 du SCFP a tenu une conférence de presse pour inciter le gouvernement provincial à accepter les recommandations du conciliateur lors de la ronde de négociation en cours.

« Nous avons parcouru la province pour consulter nos membres et ils acceptent ces recommandations. Ce n’est pas tout ce que nous avons demandé, mais c’est raisonnable, et le gouvernement ne devrait pas avoir de problème avec cela », a déclaré Brent Wiggins, président de la Section locale 1190 du SCFP. « Nous invitons l’employeur à reconnaître et accepter les recommandations ce rapport provenant d’une tierce partie neutre. », a-t-il ajouté.

Le Syndicat et le gouvernement négocient depuis 2017. Les deux parties ont présenté leurs arguments devant un conciliateur nommé par la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick. Le conciliateur, M. Bladon, a affirmé dans son rapport que plusieurs ajustements devraient être apportés au futur contrat :

  • Hausse salariale de 12 % sur 4 ans (3 % par année);
  • Plus d’équité pour les travailleurs occasionnels dans l’unité de négo;
  • Augmentation de la compensation pour les bottes de travail (175 $) et des outils (350 $) ; et
  • Respect de l’ancienneté pour l’affichage de postes

La proposition salariale du gouvernement était la suivante :  0,75% / an, sur lequel l il ajouterait jusqu’à 1 % supplémentaire si le Syndicat acceptait des « critères d’amélioration » définis par l’employeur, tels que la réduction du nombre de jours de maladie des employés. Le conciliateur a jugé que la proposition salariale présentée par le gouvernement était « irréaliste » et allait jusqu’à dire que cela « mine la confiance » entre le Syndicat et l’employeur.

« La direction devrait écouter : les membres de la Section locale 1190 n’ont pas connu de réelles augmentations de salaire depuis des années et cela doit changer », a déclaré Wiggins.

Jusqu’à date, l’employeur n’a encore montré aucune volonté d’examiner le rapport. « J’espère que le gouvernement va agir au lieu de réagir et de retarder inutilement. Les travailleurs ont assez attendu », a conclu Wiggins.

La section locale 1190 du SCFP représente plus de 1 700 ouvriers au Nouveau-Brunswick, dans plus de 8 ministères, y compris dans la voirie et les parcs provinciaux.

Bathurst: Le lock-out sert-il à cacher une mauvaise gestion?

Ce jeudi 5 septembre 2019, la Section locale 1282 du SCFP a tenu une conférence de presse pour dénoncer le lock-out imposé par la Ville de Bathurst de 22 employés administratifs.

« Nous en sommes maintenant à la 7e semaine du lock-out. Il semble que la Ville et le Conseil municipal utilisent cette crise pour cacher leur mauvaise gestion », a déclaré Guy DeSilva, président de la Section locale 1282 du SCFP.

En juillet 2019, Paolo Fongémie, le maire de Bathurst, a déclaré que le lock-out était dans l’intérêt des citoyens afin de « prévenir les augmentations d’impôts » et de combattre le déficit.

En moins de deux semaines de lock-out, la Ville aurait pu répondre aux demandes salariales des travailleurs sans générer de nouveaux coûts.  Après 6 semaines complètes, la Ville a déjà refusé plusieurs fois ce montant (plus de 174 000 $ en salaires et avantages sociaux) à ses propres travailleurs.

« Le fait d’offrir aux travailleurs de la Ville un salaire au-delà du coût de la vie n’entraînerait en aucun cas des augmentations de taxes pour Bathurst. Dire le contraire, ça ne tient pas la route. S’agit-il simplement d’une dissimulation d’une mauvaise gestion de base?, s’interroge M. DeSilva.

Si le déficit est le problème, la section locale 1282 du SCFP exige des réponses claires aux questions suivantes :

  • Pourquoi le Conseil s’est-il voté lui-même une augmentation salariale importante?
  • Pourquoi le maire a-t-il approuvé 8 nouveaux postes de gestion coûteux?
  • Pourquoi le maire a-t-il également approuvé une augmentation salariale de 2,5 % pour les gestionnaires?
  • Pourquoi Bathurst a-t-elle maintenant près de deux fois plus de postes de gestionnaires que la ville de Miramichi, qui est de taille comparable?

 

« Le recours au lock-out pour résoudre artificiellement un déficit est trompeur pour les citoyens, il perturbe la prestation des services au public et il est irrespectueux envers les travailleurs municipaux. C’est une démonstration claire d’une mauvaise gestion des priorités, et ce n’est jamais une stratégie gagnante à long terme » a conclu Guy Desilva.

 

Les syndiqués de Bathurst unis pour des salaires équitables

Bathurst – Après un bref retour à la table de négociation en début de semaine, la ville de Bathurst a présenté son offre finale et entière aux syndiqués de la section locale 1282.

L’équipe de négociation a présenté l’offre patronale aux membres, qui ont voté à bulletin secret pour ou contre l’acceptation de l’offre patronale.   Les syndiqués ont massivement rejeté – à 90% – l’offre de l’employeur.

« L’enjeu clé pour les travailleurs, c’est l’augmentation salariale. Une hausse supérieure à l’augmentation du coût de la vie – ça veut dire avancer, plutôt que reculer – en salaires réels, » dit Guy DeSilva, président de la section locale 1282 du SCFP.

Le SCFP constate qu’entre 2018 et 2019, le nombre de gestionnaires à la Ville de Bathurst est passée de 27 à 35. « Pendant cette même période, le conseil municipal s’est aussi voté une augmentation, » ajoute DeSilva.

 

« Nos membres sont unis et envoient un message fort à l’employeur. Bathurst à la capacité de rémunérer équitablement ses employés de première ligne. C’est une question de prioriser les gens en première ligne plutôt que de grossir la gestion, » dit DeSilva.

 

La section locale 1282 représente 22 employés administratifs à la ville de Bathurst. Leur employeur les a placés en lock-out depuis le 25 juillet.

Les conseillers de la Ville de Bathurst n’ont pas voté sur le lock-out

Bathurst– Nous avons appris par une source à l’Hôtel de Ville que le maire de la Ville de Bathurst a pris la décision de mettre en lock-out ses employés, membres de la section locale 1282 du SCFP, sans motion ni vote du Conseil municipal.  Cela signifie que les conseillers municipaux n’ont pas eu l’occasion de poser des questions ou d’exprimer leurs préoccupations au sujet du lock-out qui touche 22 travailleurs qui fournissent des services publics importants aux résidents de Bathurst.

« Nous demandons aux conseillers municipaux de convoquer une réunion spéciale immédiatement afin de discuter et de voter sur la question du lock-out et de ses répercussions sur les citoyens de Bathurst. Nous espérons que le Conseil veut maintenir de bonnes relations de travail et mettra fin au lock-out en permettant aux travailleurs de retourner au travail lundi et de retourner à la table de négociation pour négocier une entente équitable » a déclaré Guy DeSilva, président de la section locale 1282 du SCFP.

La Ville de Bathurst impose un lockout aux membres de la section local 1282

Bathurst– À la suite d’une impasse dans les négociations, la Ville de Bathurst a donné un préavis de 24 heures pour imposer un lock-out aux membres de la Section locale 1282 du SCFP.  Ces employés représentent 14 classifications dont les secrétaires, techniciens de soutien en informatique, commis à la paie et aux comptes, analystes des opérations, gestionnaires des activités, agents et superviseurs de l’approvisionnement et bien d’autres postes essentiels au fonctionnement de la ville.

À partir de jeudi, les membres de cette section locale seront interdits d’entrer au travail et par le fait même, ne seront plus rémunérés. Cette manœuvre de l’employeur a pour but d’utiliser la précarité financière de ces derniers pour les forcer à accepter une offre insatisfaisante pour laquelle ils se sont déjà opposés.

« Nous trouvons déplorable que l’employeur soit prêt à utiliser des manœuvres aussi malhonnêtes pour arriver à ses fins. Nous avons toujours collaboré avec lui puisqu’il déposait toujours des offres raisonnables lors des négociations. Nous désirons tout simplement retourner à la table de négociation pour arriver à un compromis raisonnable comme avant, » a déclaré Guy DeSilva, président de la Section locale 1282.

La Ville de Bathurst a voulu imposer un vote aux membres sur son offre finale en les menaçant d’imposer un lock-out s’ils refusaient de soumettre l’offre au vote.

« Lorsque nous avons reçu la menace, nous avons demandé à nos membres s’ils désiraient voter sur l’offre finale et ils nous ont clairement signifié qu’ils s’y opposaient en refusant massivement la tenue du vote. Nous allons nous tenir debout contre ces tactiques de mauvaise foi et je sais que tous les membres du SCFP sont derrière nous, » a déclaré DeSilva.

La juge DeWare maintient la décision de la Commission du travail et de l’emploi

La juge DeWare a rendu une décision quant à la révision judiciaire de la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick lors d’une séance de la Cour du Banc de la Reine à Moncton. Celle-ci valide la conclusion de la Commission en jugeant la Loi sur les services essentiels dans les foyers de soins du Nouveau-Brunswick comme étant inconstitutionnelle.

Par conséquent, elle donne 6 mois au gouvernement pour qu’il modifie cette loi afin qu’elle se conforme aux exigences de l’article 2d) de la Charte canadienne des droits et libertés qui garantit la liberté d’association. Pour l’instant, l’interdiction de faire la grève dans un cadre légal est maintenue pour les travailleurs dans les foyers de soins.

« Je suis heureuse de voir que la juge DeWare a réitéré la décision de la Commission. Toutefois, la crise de recrutement et de rétention dans les foyers de soins ne peut pas attendre 6 mois. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de rappeler l’Assemblée législative immédiatement afin de modifier la loi selon les attentes des deux tribunaux qui ont statué sur la question », a déclaré Sharon Teare, présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B.

Pour dénouer le conflit, le SCFP a suggéré d’utiliser l’arbitrage exécutoire tel que voter par une majorité de députés à l’Assemblée législative. Cependant, le gouvernement s’obstine à exiger un arbitrage exécutoire sous condition qui brise le principe même de cette procédure qui doit être libre et indépendante.

« Nous demandons au gouvernement de respecter la volonté des travailleurs et des députés en enclenchant dès maintenant ce processus pour que l’on puisse finalement régler la crise dans nos foyers de soins », a déclaré Sharon Teare.

Les travailleurs en éducation condamnent le manque de financement du ministère de l’Éducation

Fredericton – La section locale 2745 du SCFP, qui représente plus de 4800 travailleurs en éducation au N.-B., y compris le personnel de soutien en éducation, dénonce la mauvaise gestion et l’insuffisance de financement du ministère de l’Éducation. Le District scolaire Anglophone-Est (AE) et le District scolaire Anglophone-Ouest manqueraient de ressources pour l’embauche du personnel.

La semaine dernière, Gregg Ingersoll, superintendant du District scolaire Anglophone-Est, a révélé qu’un manque de financement de 2 millions va l’empêche de combler 60 postes en personnel de soutien en éducation pour la prochaine année scolaire dans son District.

« Le gouvernement doit régler cette situation immédiatement puisqu’en septembre, cela va affecter grandement les élèves vulnérables », avise Theresa McAllister, présidente de la section locale 2745.

Le Syndicat souligne le fait que c’est la deuxième année de suite qu’il y a un manque de financement pour le personnel de soutien en éducation.

Le SCFP se demande si le gouvernement se sert de ce financement comme levier pour la prochaine ronde de négociation entre le ministère de L’Éducation et la section locale 2745.

« En juillet, nous serons devant un conciliateur parce que les pourparlers n’avancent pas bien.  Le gouvernement refuse de négocier raisonnablement.  J’espère qu’il arrivera à la table avec une offre équitable avant le début de l’année scolaire », ajoute McAllister.

Le personnel de soutien en éducation s’attend à ce que Dominic Cardy, ministre de l’Éducation, assure le financement adéquat aux districts afin de ne pas laisser tomber les enfants et les travailleurs qui rendent l’inclusion possible.  « Cardy dit qu’il croit en l’inclusion.  Nous espérons qu’il tiendra sa parole », conclut-elle.