Les employĂ©s municipaux de la section locale 1188 du SCFP dans la petite ville universitaire de Sackville, au Nouveau-Brunswick, sont agrĂ©ablement surpris du niveau de soutien quâils ont reçu de la communautĂ© lors de leur rĂ©cente lutte pour protĂ©ger leurs droits dâanciennetĂ©.
Ă la table de nĂ©gociation, les conseillers et le nouveau chef dâadministration de la Ville Ă©taient restĂ©s inĂ©branlables : ils exigeaient que le syndicat accepte une entente qui aurait supprimĂ© les droits dâanciennetĂ© des employĂ© temporaire, Ă temps partiel ou occasionnel lors d’ouvertures pour un emploi Ă temps plein.
« Le dernier conflit entre la Ville et notre Section locale date dâenviron trente-cinq ans, lors des annĂ©es 1980. Le Conseil et le chef dâadministration ont dĂ» croire que nous Ă©tions faibles et prĂȘts Ă accepter nâimporte quoi », dit Marcos Salib, reprĂ©sentant syndical du SCFP. « Ils voulaient utiliser la peur dâun lockout et notre sentiment dâisolement Ă leur avantage », a-t-il ajoutĂ©.
Lâattaque avait initialement choquĂ© et baissĂ© le moral parmi les membres â quelques uns envisageaient mĂȘme de signer la proposition de contrat avec la clause orpheline. Heureusement, la campagne « Seniority Matters » et le travail a la base couplĂ© avec l’Ă©ducation ont rehaussĂ© la confiance des membres: leur crainte sâest transformĂ©e en colĂšre; lâindignation sâest transformĂ©e en actions.
Le SCFP NB et les ComitĂ©s dâaction rĂ©gionaux ont mobilisĂ© dâautres sections locales de la rĂ©gion, ce qui a eu l’effet de sensibiliser bien plus de gens dans la communautĂ©. Pompiers, travailleurs de boulangerie, infirmiĂšres, travailleurs de vente au dĂ©tail et des membres du Conseil du travail de la rĂ©gion se sont tous dĂ©placĂ©s pour plusieurs mobilisations. Maintenant plus informĂ©s, les citoyens ont commencĂ© Ă poser des questions aux conseillers municipaux.
En six mois seulement- soit de dĂ©cembre 2016 Ă mai 2017 – la section locale a augmentĂ© les moyens de pression grĂące au lobbying, des dĂ©pliants, pĂ©titions, Ă©ducation sur les grĂšves, annonces publicitaires Ă la radio, pancartes sur les pelouses, manifestations publiques, assemblĂ©es publiques locales et autres.
« Le Conseil pensait quâil pouvait creuser un fossĂ© entre les membres et adoucir lâentente en excluant les travailleurs actuels de lâattaque sur lâanciennetĂ© », a dĂ©clarĂ© Pam Hicks, secrĂ©taire de la Section locale 1188.
En fin de compte, le Conseil a retirĂ© son ultimatum et a ratifiĂ© un contrat de six ans avec le syndicat. Lâaccord prĂ©voit de meilleures indemnitĂ©s pour les vĂȘtements et les outils, contient des augmentations salariales, des rajustements de salaire pour les travailleurs prĂ©caires et surtout, conserve tous les droits dâanciennetĂ©.
« Les travailleurs de Sackville nous laisseront avec un modĂšle a suivre pour  appliquer avec succĂšs la politique sur la nĂ©gociation dans la lutte contre les concessions et les clauses Ă deux niveaux du Conseil exĂ©cutif National du SCFP », a dĂ©clarĂ© Daniel LĂ©gĂšre, prĂ©sident du SCFP NB. « En raison de la nouvelle politique de nĂ©gociation, il y a maintenant plus de sensibilisation sur la nĂ©cessitĂ© dâinclure la Division tĂŽt dans le processus », a-t-il ajoutĂ©.
« Les membres de la Section locale 1188 comprennent quâils font partie dâun grand mouvement. Il y a de nombreux avantages Ă faire partie dâun syndicat, mais il y a aussi de nombreuses responsabilitĂ©s envers nos collĂšgues â y compris les futurs travailleurs. Ensemble, nous bĂątissons sur nos derniĂšres victoires et rĂ©aliseront des gains pour les travailleurs Ă venir aprĂšs nous » a conclu LĂ©gĂšre.







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« DeÌjaÌ, le systeÌme des soins de santeÌ au Nouveau-Brunswick est eÌtireÌ au maximum. Au cours des anneÌes, des hoÌpitaux ont eÌteÌ fermeÌs, des services de santeÌ en milieu rural ont eÌteÌ abolis et le niveau de services a eÌteÌ reÌduit » a deÌclareÌ Norma Robinson, preÌsidente du 

