Victoire Ă  Sackville pour maintenir les droits d’anciennetĂ©!

Les employĂ©s municipaux de la section locale 1188 du SCFP dans la petite ville universitaire de Sackville, au Nouveau-Brunswick, sont agrĂ©ablement surpris du niveau de soutien qu’ils ont reçu de la communautĂ© lors de leur rĂ©cente lutte pour protĂ©ger leurs droits d’anciennetĂ©.

À la table de nĂ©gociation, les conseillers et le nouveau chef d’administration de la Ville Ă©taient restĂ©s inĂ©branlables : ils exigeaient que le syndicat accepte une entente qui aurait supprimĂ© les droits d’anciennetĂ© des employĂ© temporaire, Ă  temps partiel ou occasionnel lors d’ouvertures pour un emploi Ă  temps plein.

« Le dernier conflit entre la Ville et notre Section locale date d’environ trente-cinq ans, lors des annĂ©es 1980. Le Conseil et le chef d’administration ont dĂ» croire que nous Ă©tions faibles et prĂȘts Ă  accepter n’importe quoi », dit Marcos Salib, reprĂ©sentant syndical du SCFP. « Ils voulaient utiliser la peur d’un lockout et notre sentiment d’isolement Ă  leur avantage », a-t-il ajoutĂ©.

L’attaque avait initialement choquĂ© et baissĂ© le moral parmi les membres – quelques uns envisageaient mĂȘme de signer la proposition de contrat avec la clause orpheline. Heureusement, la campagne « Seniority Matters » et le travail a la base couplĂ© avec l’Ă©ducation ont rehaussĂ© la confiance des membres: leur crainte s’est transformĂ©e en colĂšre; l’indignation s’est transformĂ©e en actions.

Le SCFP NB et les ComitĂ©s d’action rĂ©gionaux ont mobilisĂ© d’autres sections locales de la rĂ©gion, ce qui a eu l’effet de sensibiliser bien plus de gens dans la communautĂ©. Pompiers, travailleurs de boulangerie, infirmiĂšres, travailleurs de vente au dĂ©tail et des membres du Conseil du travail de la rĂ©gion se sont tous dĂ©placĂ©s pour plusieurs mobilisations. Maintenant plus informĂ©s, les citoyens ont commencĂ© Ă  poser des questions aux conseillers municipaux.

En six mois seulement- soit de dĂ©cembre 2016 Ă  mai 2017 – la section locale a augmentĂ© les moyens de pression grĂące au lobbying, des dĂ©pliants, pĂ©titions, Ă©ducation sur les grĂšves, annonces publicitaires Ă  la radio, pancartes sur les pelouses, manifestations publiques, assemblĂ©es publiques locales et autres.

« Le Conseil pensait qu’il pouvait creuser un fossĂ© entre les membres et adoucir l’entente en excluant les travailleurs actuels de l’attaque sur l’anciennetĂ© », a dĂ©clarĂ© Pam Hicks, secrĂ©taire de la Section locale 1188.

En fin de compte, le Conseil a retirĂ© son ultimatum et a ratifiĂ© un contrat de six ans avec le syndicat. L’accord prĂ©voit de meilleures indemnitĂ©s pour les vĂȘtements et les outils, contient des augmentations salariales, des rajustements de salaire pour les travailleurs prĂ©caires et surtout, conserve tous les droits d’anciennetĂ©.

« Les travailleurs de Sackville nous laisseront avec un modĂšle a suivre pour  appliquer avec succĂšs la politique sur la nĂ©gociation dans la lutte contre les concessions et les clauses Ă  deux niveaux du Conseil exĂ©cutif National du SCFP », a dĂ©clarĂ© Daniel LĂ©gĂšre, prĂ©sident du SCFP NB. « En raison de la nouvelle politique de nĂ©gociation, il y a maintenant plus de sensibilisation sur la nĂ©cessitĂ© d’inclure la Division tĂŽt dans le processus », a-t-il ajoutĂ©.

« Les membres de la Section locale 1188 comprennent qu’ils font partie d’un grand mouvement. Il y a de nombreux avantages Ă  faire partie d’un syndicat, mais il y a aussi de nombreuses responsabilitĂ©s envers nos collĂšgues – y compris les futurs travailleurs. Ensemble, nous bĂątissons sur nos derniĂšres victoires et rĂ©aliseront des gains pour les travailleurs Ă  venir aprĂšs nous » a conclu LĂ©gĂšre.

CongrĂšs 2017 du SCFP NB

Le 54e CongrĂšs annuel du SCFP NB aura lieu au Fredericton Inn, Fredericton, NB du 19 au 22 avril 2017.

Mercredi – 19 avril
10h00 Atelier pour nouveaux délégués
10h00 Inscription
13h00 Séance du congrÚs
21h00 Soirée sociale

Jeudi – 20 avril
8h30  Inscription
9h00  Séance du congrÚs
21h00 Soirée sociale

Vendredi – 21 avril
8h30    Inscription
9h00    Séance du congrÚs
21h00     Danse

Samedi – 22 avril
8h30    Inscription
9h00   Séance du congrÚs


Représentation

  • Une section locale payant une capitation pour cent (100) membres ou moins a droit Ă  deux (2) dĂ©lĂ©guĂ©s et un (1) dĂ©lĂ©guĂ© de plus pour chaque tranche additionnelle de cent (100) membres, ou une fraction de ce nombre.
  • Les conseils de districts, conseils de syndicats provinciaux ou groupes d’occupations provinciaux ont droit Ă  un (1) dĂ©lĂ©guĂ© par conseil ou groupe. Ces reprĂ©sentants doivent ĂȘtre membres d’une section locale affiliĂ©e au SCFP versant une capitation au SCFP NB.

Lettres de créance

Les lettres de crĂ©ance sont incluses et tiennent compte de votre dernier paiement au SCFP NB. Veuillez faire parvenir la copie blanche Ă  l’adresse ci-dessous et retenir la copie jaune qui devra ĂȘtre remise lors de l’inscription. Vous pouvez nommer les dĂ©lĂ©guĂ©s substituts et ceux-ci peuvent assister sans toutefois avoir le droit de parole ou de vote Ă  moins qu’ils remplacent un dĂ©lĂ©guĂ© absent.

Inscription

L’inscription des dĂ©lĂ©guĂ©s peut se faire par courrier ou en ligne, via notre page. Veuillez vous inscrire au plus tard le 20 mars 2017 afin de nous aider dans la planification et nous permettre de prĂ©parer la documentation nĂ©cessaire et la distribuer Ă  l’avance aux dĂ©lĂ©guĂ©s.

Droits

Le droit d’inscription est de 100$ par dĂ©lĂ©guĂ© ou dĂ©lĂ©guĂ© substitut. Si l’inscription se fait par courrier, veuillez inclure votre chĂšque avec le formulaire. Si l’inscription se fait par internet, veuillez faire parvenir votre paiement Ă  Minerva Porelle, secrĂ©taire-trĂ©soriĂšre, puisque les droits doivent ĂȘtre acquittĂ©s au moment de l’inscription. Veuillez libeller vos chĂšques Ă  “SCFP NB”.

Inscription pour observateurs/ observatrices : information et formulaire d’inscription au bas de la page.

Résolutions et amendements statutaires

  • ConformĂ©ment Ă  l’article 4.7 des Statuts et RĂšglements, toutes les rĂ©solutions qui doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©es au congrĂšs doivent ĂȘtre soumises au plus tard le 19 janvier 2017. Toutes ces rĂ©solutions doivent ĂȘtre signĂ©es par le/la prĂ©sident/ prĂ©sidente et le/la secrĂ©taire de l’affiliĂ©. Les rĂ©solutions d’urgence prĂ©sentĂ©es au congrĂšs moins de quatre-vingt-dix (90) jours avant l’ouverture de celui-ci peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©es seulement s’il y a consentement des deux tiers du vote majoritaire des dĂ©lĂ©guĂ©s.

Hébergement

Un groupe de chambres, Ă  partir de 99$, a Ă©tĂ© rĂ©servĂ© jusqu’au 22 mars au Fredericton Inn. Veuillez mentionner que vous ĂȘtes avec le SCFP (groupe CUPNB16M) lors de la rĂ©servation. Voici les coordonnĂ©es du Fredericton Inn:

Aide financiĂšre en vue du congrĂšs

Les sections locales comptant moins de vingt-cinq (25) membres peuvent faire une demande d’aide financiĂšre auprĂšs du SCFP NB afin de couvrir les frais de dĂ©placement pour la participation d’un dĂ©lĂ©guĂ© au congrĂšs. La direction du SCFP NB a l’autoritĂ© d’accorder ledit paiement.

Veuillez faire parvenir les inscriptions au plus tard le 20 mars 2017 Ă :

SCFP Nouveau-Brunswick
11 McKnight Road
Valley Road, NB   E3L 4V4
Courriel: nbcnhu@xplornet.ca

Arrérages

  •  Exigence du SCFP Nouveau-Brunswick
    Afin d’avoir droit de reprĂ©sentation au congrĂšs, la section locale doit s’ĂȘtre acquittĂ©e de sa capitation au SCFP NB y compris le mois de dĂ©cembre 2015.
  • Exigence du SCFP National
    L’article 6.7 des Statuts du SCFP National stipule que nulle organisation dont le paiement de capitation au SCFP National est en retard de deux mois ou plus ne peut ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e au congrĂšs de tout autre palier du Syndicat canadien de la fonction publique. Ceci signifie que les sections locales doivent s’ĂȘtre acquittĂ©es de la capitation au SCFP National y compris le mois de janvier 2017.

Privatisation en santé : superbactéries et dßners surgelés

FREDERICTON : Les rĂ©gies de santĂ© VitalitĂ© et Horizon s’apprĂȘtent Ă  signer un contrat de 10 ans afin de privatiser les services d’alimentation, de nettoyage et de transport des patients.

« Nous avons Ă©tĂ© informĂ©s que 280 postes Ă©quivalent temps plein seront touchĂ©s par la dĂ©cision du gouvernement d’offrir le contrat Ă  Sodexo, une multinationale française » a expliquĂ© Norma Robinson, prĂ©sidente du Conseil des syndicats hospitaliers du NB, Section locale 1252 du SCFP.

Le SCFP 1252 est trĂšs prĂ©occupĂ© par le bilan peu reluisant de Sodexo. Dans plusieurs provinces et aux États-Unis, la multinationale a Ă©tĂ© fortement critiquĂ©e, souvent poursuivie en justice pour avoir surchargĂ© les gouvernements. Sodexo a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© expulsĂ© des universitĂ©s, des prisons, des Ă©coles et d’autres Ă©tablissements oĂč elle opĂ©rait.

« C’est scandaleux parce que nous opĂ©rons dĂ©jĂ  avec le strict minimum. Pour Ă©conomiser de l’argent et ĂȘtre profitable, l’entreprise va inĂ©vitablement couper les coins ronds. Cela signifie plus d’infections Ă  l’hĂŽpital et des Ă©closions plus frĂ©quentes des « superbactĂ©ries ». Ce gouvernement met en danger nos citoyens les plus vulnĂ©rables, les malades et les personnes ĂągĂ©es », a dĂ©clarĂ© Robinson.

Moins de personnel de nettoyage et de lutte aux infections entraĂźne plus de cas de Staphylococcus aureus (MRSA), Enterococcus rĂ©sistant Ă  la vancomycine (VRE), C. difficile et bien d’autres infections causĂ©es par des bactĂ©ries et des virus dans les Ă©tablissements de santĂ© nĂ©gligĂ©s.

Lors de rĂ©unions passĂ©es avec l’ancien ministre de la SantĂ©, celui s’était fait rassurant avec le SCFP 1252. Les privatisations n’auraient pas lieu, car il n’avait pas eu de garanties solides pour trouver des Ă©conomies sans perte de qualitĂ© et de services.

« La santĂ© des patients et des travailleurs doit ĂȘtre assurĂ©e : en Ă©vitant la privatisation, nous pouvons Ă©viter des problĂšmes coĂ»teux et dangereux » affirme Robinson.

« MalgrĂ© les rĂ©ductions faites dans le passĂ©, le syndicat a tout de mĂȘme fait de son mieux pour s’assurer que les hĂŽpitaux atteignaient leurs objectifs de propretĂ©. Les travailleurs de premiĂšre ligne et leurs superviseurs se rĂ©unissaient rĂ©guliĂšrement pour amĂ©liorer les normes de propretĂ© dans les Ă©difices », a dĂ©claré Robinson.

Le SCFP 1252 est Ă©galement prĂ©occupĂ© par l’accroissement de l’utilisation des repas surgelĂ©s : « Est-ce le genre de nourriture que les gens du Nouveau-Brunswick mĂ©ritent lorsqu’ils sont malades, ou sont en soins palliatifs ? » demande Robinson.

Le syndicat d’Alcool NB : Gardons les magasins dans les rĂ©gions rurales ouverts

Fredericton – La section locale 963 du SCFP qui reprĂ©sente les travailleurs d’Alcool NB demande au gouvernement de ne pas aller de l’avant avec les fermetures des succursales de LamĂšque, Petit-Rocher et Cap-PelĂ©.

« Remplacer des magasins rentables et donner le travail au secteur privĂ© par le biais d’agences est une attaque contre les rĂ©gions rurales du Nouveau-Brunswick. L’an dernier, le magasin de Petit-Rocher a rĂ©alisĂ©, Ă  lui seul, des profits de plus de 1 million de dollars, mais le PDG d’Alcool NB veut faire des fermetures. C’est dĂ©plorable », dit Jamie Agnew, prĂ©sident de la section locale 963.

« Les agences ne feront pas d’effort pour promouvoir ou appuyer les brasseurs ou distillateur locaux qui doivent lutter pour de l’espace sur les Ă©tagĂšres contre les grands conglomĂ©rats d’alcool », ajoute Agnew.

« La fermeture de ces magasins aura un impact nĂ©gatif lors de la saison touristique et signifiera une rĂ©duction de la sĂ©lection des produits tout au long de l’annĂ©e », dit Agnew.

Agnew affirme que les dĂ©putĂ©s rĂ©gionaux doivent ĂȘtre impliquĂ©s dans la dĂ©cision : « Pour ces rĂ©gions, il s’agit de bons emplois avec avantages sociaux qui seront remplacĂ©s par des emplois prĂ©caires », a-t-il ajoutĂ©.

 Cette semaine, le SCFP a demandĂ© une rencontre avec Cathy Rogers, la ministre responsable d’Alcool NB.

La section locale 963 du SCFP représente plus de 500 employés dans leurs magasins et entrepÎt à travers le Nouveau-Brunswick.

SCFP 1190 : Routes dangereuses en raison des coupures

Fredericton – Les travailleurs des autoroutes du Nouveau-Brunswick, reprĂ©sentĂ©s par la section locale 1190 du SCFP, ont tenu une confĂ©rence de presse pour exprimer leurs inquiĂ©tudes vis-Ă -vis les compressions du ministĂšre des Transports et de l’Infrastructure au programme d’Entretien hivernal.

Andrew Hardy, Président du SCFP 1190, lors de la conférence de presse

Lors de la confĂ©rence, la section locale a officiellement relancĂ© sa ligne tĂ©lĂ©phonique « Mauvaises routes » pour permettre aux gens de signaler le piĂštre Ă©tat des conditions routiĂšres en raison des compressions dans le programme d’Entretien hivernal.

« Nous demandons au gouvernement de renverser les rĂ©ductions passĂ©es : rĂ©duire le programme d’Entretien hivernal dans une province comme le Nouveau-Brunswick n’est vraiment pas une option », a dĂ©clarĂ© Andy Hardy, prĂ©sident de la section locale 1190 du SCFP.

Hardy a Ă©numĂ©rĂ© plusieurs rĂ©ductions passĂ©es – et maintenues – au programme d’Entretien d’hiver :

  • 26 chasse-neiges et niveleuses ne pourront servir au dĂ©neigement des routes ; ceci s’ajoute aux 29 piĂšces d’équipement lourd qui ont Ă©tĂ© entreposĂ©es ; le MinistĂšre travaille donc maintenant avec 55 piĂšces d’équipement en moins ;
  • 70 opĂ©rateurs de moins au programme d’Entretien hivernal depuis 2013 ;
  • Aucun opĂ©rateur remplaçant ne sera disponible dans certaines rĂ©gions de la province ;
  • RĂ©duction dans les budgets de sable et de sel ;
  • 6,2 $ millions seront versĂ©s au groupe-conseil PVA du QuĂ©bec, de l’argent qui quittera la province au lieu d’ĂȘtre utilisĂ© sur les routes du Nouveau-Brunswick.

« Les membres de la section locale 1190 du SCFP se font un devoir de garder nos routes nettoyĂ©es et sĂ©curitaires. Mais avec les compressions qui s’additionnent, cette mission devient de plus en plus difficile. » a affirmĂ© Hardy.

Cette annĂ©e, l’occasion d’annuler les contrats PPP se prĂ©sentera lorsque le contrat privĂ© avec le MRDC pour la route de Moncton Ă  Fredericton expire le 1er janvier 2017 et devrait ĂȘtre renĂ©gociĂ©.

« Le labourage du secteur privĂ© coĂ»te plus cher et est beaucoup moins efficace que le travail sur les routes du secteur public. Ce gouvernement Ă  la chance de conclure un accord pour la sĂ©curitĂ© de nos citoyens. Il est temps de ramener le travail Ă  l’interne », a conclu Hardy.

De gauche a droite: Bill Cameron, vice président du SCFP 4848, Brien Watson, president du SCFP 1253, Andrew Hardy, president SCFP 1190 & David Perkins, Représentant National du SCFP

Hardy Ă©tait aussi entourĂ© du vice prĂ©sident de la section locale 4848, Bill Cameron, qui reprĂ©sente les ambulanciers paramĂ©dicaux, et Brien Watson, prĂ©sident de la section locale 1253, qui reprĂ©sente les chauffeurs d’autobus scolaires.

Ouverture de postes au SCFP

Le SCFP est à la recherche de secrétaires bilingues, qualifiés pour combler des postes temporaires (contrats a court et à long terme) au NB.

lettre_postes_temporaires_secretaire_decembre_8_2016

Si vous ĂȘtes intĂ©ressĂ© Ă  postuler, s’il vous plaĂźt envoyer votre curriculum vitae le plus tĂŽt possible au contact prĂ©vu dans le lien PDF.

Le gouvernement fédéral maintient les réductions de Harper aux transferts en santé : mécontentement chez les travailleurs en soins de santé au N.-B.

Fredericton – Le Conseil des syndicats hospitaliers du Nouveau-Brunswick (CSHNB) et le SCFP du Nouveau-Brunswick craignent que le gouvernement fédéral sous-finance les soins de santé afin d’accélérer la privatisation des services.

Tout récemment, la ministre de la Santé Jane Philpott a révélé aux médias qu’elle maintiendrait le plan Harper pour les transferts en santé aux provinces. Les coupures entreront en vigueur en avril 2017. Dorénavant, les transferts seront liés à la croissance économique et plafonné à 3%, au lieu du 6% prévu sous l’Accord de la santé initial.

NS home support workers push back sector-wide privatization« Déjà, le système des soins de santé au Nouveau-Brunswick est étiré au maximum. Au cours des années, des hôpitaux ont été fermés, des services de santé en milieu rural ont été abolis et le niveau de services a été réduit » a déclaré Norma Robinson, présidente du CSHNB.

« Le Nouveau-Brunswick dépend énormément du financement fédéral pour ses services de santé. Une réduction de 6 % à 3 % représente des millions de dollars en moins tandis que l’utilisation et les prix des médicaments grimpent. N’oublions pas que les coûts de la santé augmentent plus vite que l’inflation » a déclaré Robinson.

« Notre province risque de perdre des centaines de millions de dollars dans les prochaines années ; plus de 700 millions de dollars dans les 10 prochaines années. Cela va avoir un impact négatif dans nos régions et va diminuer notre capacité d’offrir des soins de qualité », a déclaré Daniel Légère, président du SCFP NB.

Si les coupes de Harper sont maintenues, la part des dépenses en soins de santé couvertes par le gouvernement fédéral se rétrécira à 18,6 % en 2024. Cela est bien loin de la contribution de 50 % initiale.

« Depuis les années 1990, le gouvernement ne fait que couper. Avec le défi additionnel d’une population vieillissante, nous ne pouvons pas nous permettre d’offrir moins de services de santé. Le Premier ministre Gallant et le ministre Boudreau devraient faire de cet Accord de la santé un enjeu prioritaire pour le gouvernement », a conclu Légère.

Les autobus scolaires surchargés depuis les coupures en éducation

Saint-Jean – Les plus rĂ©centes coupures budgĂ©taires en Ă©ducation affectent la sĂ©curitĂ© des Ă©lĂšves, affirme la section locale du SCFP 380, le syndicat reprĂ©sentant les chauffeurs d’autobus scolaire dans la rĂ©gion de Saint-Jean.school_bus

« Le district scolaire Anglophone Sud a éliminé un autobus et depuis, les autobus sont surchargés », a déclaré Christopher Watson, président de la section locale 380 du SCFP.

Selon un rĂ©cent rapport, un autobus Ă©tait tellement surchargĂ© que plusieurs enfants Ă©taient contraints de s’asseoir ou rester debout dans les allĂ©es. Cet autobus contenait prĂšs de 100 Ă©lĂšves Ă  bord.

« Les parents sont en train de dire ce que notre section locale a signalé au District cet été. Il y a des limites à vouloir faire des économies : le district a créé un environnement dangereux pour les élÚves et les chauffeurs », a déclaré M. Watson.

« Chaque fois que notre gouvernement ferme une Ă©cole, cela signifie une augmentation de transport par autobus et donc de nouveaux trajets d’autobus. Cependant, le District en question a aussi coupĂ© au niveau des transports, au point de mettre la sĂ©curitĂ© des enfants et des travailleurs en danger », a dĂ©clarĂ© Brien Watson, prĂ©sident de la section locale 1253 du SCFP qui reprĂ©sente les chauffeurs d’autobus scolaire dans la province.

Le SCFP 1253 reprĂ©sente plus de 2700 travailleurs dans 29 sections locales. Il s’agit des chauffeurs d’autobus scolaires, des concierges et des prĂ©posĂ©s Ă  l’entretien travaillant pour les districts scolaires du Nouveau-Brunswick. Retrouvez-nous en ligne Ă  www.1253.ca ou suivez-nous sur Facebook.com/CUPE-SCFP-LOCAL-1253.

Qui compte ? – Le SCFP lance une campagne pour l’intĂ©gration publique des services de soins communautaires au NB

Fredericton – Ce lundi, le SCFP lance la campagne « Qui compte ? » afin d’attirer l’attention du public et du gouvernement aux services de soins communautaires (SSC). Le SCFP affirme que les services tels que les foyers de groupe, les foyers de soins spĂ©ciaux, les maisons de transition et les soins Ă  domicile doivent opĂ©rer sous administration publique.

Julie Doucet, porte parole de la campagne, en entrevue lors de la conférence de presse du lancement en septembre 2016.

Julie Doucet, porte parole de la campagne, en entrevue lors de la conférence de presse du lancement en septembre 2016.

« Les utilisateurs et les travailleurs du secteur ont besoin d’un systĂšme organisĂ© et structurĂ©. Cela n’a aucun sens que le gouvernement maintient une approche laissez-faire pour des services si essentiels », a dĂ©clarĂ© Julie Doucet, l’une des porte-paroles de la campagne.

Le niveau de fragmentation dans le secteur des soins communautaires est alarmant. Sur le plan provincial, le systĂšme d’éducation dispose de 7 unitĂ©s administratives (7 districts) et la santĂ© n’a que 2 rĂ©gies (Horizon et VitalitĂ©). Les SSC font contraste, avec plus de 650 unitĂ©s administratives dans la province.

« Si nous voulons dĂ©penser de l’argent sur les soins communautaires, assurons-nous qu’il soit dĂ©pensĂ© Ă  bon escient avec une administration transparente. À l’heure actuelle, les 10 000 travailleurs de ce secteur, principalement des femmes, gagnent moins de 13 $ l’heure. Cette situation ne peut pas s’amĂ©liorer, car il n’y a pas de vĂ©ritables normes de travail en raison de la fragmentation du systĂšme », a dĂ©clarĂ© Doucet.

« De nombreux fournisseurs de SSC sont dĂ©jĂ  financĂ©s par le MinistĂšre du DĂ©veloppement social, mais il n’y a pas de gestion publique ou de contrĂŽle du secteur. Le gouvernement jette de l’argent Ă  ces fournisseurs dans une absence totale de structure », a dĂ©clarĂ© Luc LeBlanc, reprĂ©sentant de recherche du SCFP. « Cela signifie non seulement des inefficacitĂ©s, mais aussi une incapacitĂ© d’assurer la rĂ©ussite d’une stratĂ©gie de soins. Un plan pour la rĂ©duction de la pression sur nos hĂŽpitaux par le biais de meilleurs soins Ă  domicile a trĂšs peu de probabilitĂ© de rĂ©ussite dans le vide administratif prĂ©sent » a ajoutĂ© LeBlanc.

En juin dernier, la vĂ©rificatrice gĂ©nĂ©rale Kim MacPherson rappelait au gouvernement l’urgence d’élaborer un plan global Ă  long terme afin d’assurer des services durables aux personnes ĂągĂ©es.

Pour en apprendre plus sur la campagne, consultez la page www.facebook.com/WhoCaresQuiCompte

La vĂ©rificatrice a raison : nous avons besoin d’une RĂ©gie des services de soins communautaires, pas plus de foyers PPP

Fredericton – Alors que les hĂŽpitaux fonctionnent sous l’égide des rĂ©gies de santĂ©, que les Ă©coles agissent sous la direction des districts scolaires, les foyers de soins, les soins Ă  domicile et les services de soins communautaires (SSC) n’opĂšrent sous aucune structure formelle.

Bureau du vérificateur général de la vérificatrice générale / Office of the General Auditor

Kim MacPherson, Vérificatrice générale du Nouveau Brunswick

L’absence de structure centralisĂ©e pour ces services a de graves consĂ©quences. L’utilisateur doit naviguer dans un fouillis organisationnel, un dĂ©sordre qui demeure coĂ»teux pour la province.  Le patient ordinaire est Ă  la merci de l’augmentation des coĂ»ts des soins malgrĂ© une absence marquĂ©e de standards de qualitĂ©.

« L’Ă©tat des soins aux personnes ĂągĂ©es de notre province me rappelle le dĂ©sordre dĂ©centralisĂ© en Ă©ducation et en santĂ© avant le programme Chances Ă©gales de Louis-J. Robichaud », a dĂ©clarĂ© Daniel LĂ©gĂšre, prĂ©sident du SCFP NB. « Le gouvernement peut et doit organiser un systĂšme provincial, une sorte de RĂ©gie des SSC, qui offrirait des services de qualitĂ© accessibles et payerait Ă©quitablement les employĂ©s de la rĂ©gie » at-il ajoutĂ©.

Dans son rapport annuel dĂ©posĂ© le mois dernier, la vĂ©rificatrice gĂ©nĂ©rale du N.-B. a dĂ©clarĂ© que les foyers de soins fonctionnent Ă  un rendement moyen de 98 %, tandis que la demande ne cesse d’augmenter. La vĂ©rificatrice a recommandĂ© que le MinistĂšre du DĂ©veloppement social agisse : « Il faut une solution Ă  facettes multiples pour fournir des soins et des services durables Ă  l’avenir, ce qui n’est pas aussi simple que d’ajouter plus de lits en foyers de soins au systĂšme existant. » [1]

« L’absence d’une stratĂ©gie solide pour les soins et les services durables coĂ»te un bras aux NĂ©o-Brunswickois. Le secteur privĂ© agit dans cette absence de structure pour construire des Ă©tablissements d’abord pour la rentabilitĂ©, et non pour ce dont les citoyens ont vraiment besoin », a dĂ©clarĂ© LĂ©gĂšre.

Il existe plus de 250 fournisseurs de SSC dans la province. La majorité des établissements sont gérés par de petits employeurs, qui eux, ont beaucoup de difficulté à rémunérer leurs employées adéquatement.

Le rapport prĂ©voit que le nombre de personnes ĂągĂ©es au Nouveau-Brunswick doublera dans les 20 prochaines annĂ©es. La vĂ©rificatrice affirme que le statu quo est intenable, et met sĂ©rieusement en doute l’idĂ©e que les privatisations offriraient une piste de solution sĂ©rieuse.

« Plus de lits P3 ne rĂšgleront rien Ă  la crise des soins pour personnes ĂągĂ©es », a affirmĂ© LĂ©gĂšre. « Il n’y a toujours pas de preuve sĂ©rieuse qui dĂ©montre que le modĂšle public-privĂ© pour la prestation de services de foyers de soins infirmiers est plus Ă©conomique Ă  long terme. Fini la gouvernance laissez-faire » a-t-il ajoutĂ©.

 

[1] Rapport 2016 de la vĂ©rificatrice generale du Nouveau Brunswick– Volume I (juin 2016). Chapitre 2 – MinistĂšre du DĂ©veloppement social – Foyers de soins. Voir: http://www.agnb-vgnb.ca/content/dam/agnb-vgnb/pdf/Reports-Rapports/2016V1/Chap2f.pdf