IL FAUT DES ACTIONS GOUVERNEMENTALES CONCERTÉES POUR PROTÉGER ET AVANCER LES DROITS DES FEMMES

Fredericton (8 mars 2013) –  En cette Journée internationale de la femme,  le Syndicat canadien de la fonction publique du Nouveau-Brunswick demande à nos gouvernements d’assumer leurs responsabilités pour la protection et l’avancement des droits des femmes.  La célébration du 8 mars trouve son origine dans les luttes menées il y a cent ans pour les conditions de travail décentes et le droit de vote des femmes en Europe et Amérique du Nord.

« Les luttes acharnées du passé pour améliorer la situation des femmes sont sources d’inspiration pour nous », dit Marilyn MacCormack, présidente du Comité des femmes du SCFP N.-B.   « Mais de grandes inégalités persistent.  On sait aussi que nos acquis sont toujours en danger.  Les femmes et les hommes doivent poursuivre leur travail et regarder de près ce que font les gouvernements pour favoriser ou nuire à l’égalité », affirme MacCormack.

« L’inégalité économique fait toujours partie de la réalité des femmes en 2013 », dit Odette Robichaud, vice-présidente responsable de la condition féminine du SCFP N.-B. « Le salaire égal pour un travail de valeur égale est un droit de la personne fondamental, reconnu sur le plan international, mais encore de nos jours, les femmes gagnent moins en moyenne que les hommes.  La  loi provinciale sur l’équité salariale dans le secteur public est en vigueur depuis avril 2010, mais le gouvernement se traîne les pieds sur sa mise en œuvre.  Deux sections locales du SCFP qui représentent les sténographes judiciaires et le personnel de soutien en éducation n’ont pas encore pu compléter les processus initiés en 2011.  Le gouvernement doit respecter son obligation légale de mettre sur pied un bureau sur l’équité salariale efficace qui saurait veiller au processus de mise en œuvre de la loi », affirme Robichaud.

Il nous faut également une loi sur l’équité salariale pour protéger les plus de 100 000 femmes qui travaillent dans le secteur privé au Nouveau-Brunswick. Elles représentent les deux-tiers de toute les travailleuses dans la province. Beaucoup d’entre elles sont dans les secteurs de soins mandatés et subventionnés par le gouvernement provincial.

« Notre société ne reconnait pas encore à sa juste valeur le travail traditionnellement fait par les femmes », dit Thérèse Duguay, présidente de la section locale 4598 du SCFP, qui représente les auxiliaires familiales de la Croix-Rouge. « Les travailleuses de soutien à domicile gagnent de bas salaires, n’ont pas de garantie d’avoir assez d’heures pour gagner leur vie décemment, ne reçoivent qu’une petite allocation de déplacement, et la grande majorité n’ont pas de journées de maladie, ni de régime de retraite, ni d’autres avantages sociaux. »

« On était très déçu des résultats de l’exercise d’équité salariale fait par le gouvernement provincial pour le personnel de la garde d’enfants, des services de soutien à domicile, et des maison de transition », poursuit Duguay. « Seulement trois des huit catégories d’emploi auront droit à des redressements salariaux et ces augmentations minimes sont reparties sur cinq ans. On demande que la méthodologie utilisée soit révisée par des experts à l’extérieur du gouvernement, afin d’évaluer de manière juste, ces emplois traditionnellement occupées par des femmes », note Duguay.

« Il faut des actions gouvernementales concertées pour faire en sorte que les femmes connaissent l’égalité sociale et économique », dit Sandy Harding, vice-présidente du SCFP N.-B.  « Les services de garde d’enfants sont parmi les éléments clés.  Il nous faut un programme de garde d’enfants abordable, de qualité, à but non lucratif et accessible pour tous les enfants. Beaucoup de familles avec de jeunes enfants qui reçoivent la prestation mensuelle de 100 $ du gouvernement fédéral ont de la misère à se trouver et se payer des services de garde. On doit également assurer un revenu adéquat et des services sociaux pour les chômeuses et chômeurs, les personnes vivant avec des handicaps et celles qui s’occupent des responsabilités familiales. La société toute entière bénéficiera de ces investissements », affirme Harding.

« On a aussi énormément de travail à faire dans le domaine de la violence des hommes envers les femmes et les filles », ajoute Harding.  « Le problème fait des manchettes partout au monde. C’est l’enjeu prioritaire cette semaine à la réunion de la Commission de la condition de la femme des Nations-Unies.  Il arrive bien trop souvent encore chez nous. Certaines femmes sont beaucoup plus à risque que d’autres d’en souffrir ou de perdre leur vie, dont nos consœurs autochtones, les femmes ayant des handicaps et les jeunes femmes. Il faut des campagnes de sensibilisation à grand déploiement et des mesures bien ciblées pour éliminer et prévenir la violence, » dit Harding.

« Maintenant, plus que jamais, les femmes et les hommes de notre province doivent s’unir pour revendiquer l’égalité », déclare Daniel Légère, président du SCFP N.-B.  « Il y a déjà presque deux ans que le gouvernement Alward a mis la hache dans le Conseil consultatif sur la condition de la femme du Nouveau-Brunswick.  On attend toujours la création d’un organisme indépendant et muni de ressources adéquates pour surveiller l’action du gouvernement et travailler en vue du changement.  N’oublions pas que les groupes des femmes voués à la défense des droits étaient les premières cibles du gouvernement fédéral en 2006 lorsqu’il commençait à s’attaquer aux organismes de revendication en éliminant leurs subventions. Cela ne fait rien pour améliorer la situation », conclut Légère.

Fermeture des buanderies dans les foyers de soins

Fredericton ( 25 février 2013)– La décision qu’a prise le gouvernement de fermer les services de buanderie dans 16 foyers de soins de la province constitue un autre dur coup pour les collectivités rurales de la province.

« La plupart des foyers de soins visés par cette décision sont dans le nord de la province, une région déjà grandement touchée par la précarité économique », a déclaré Wayne Brown, président du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick (CSFSNB).

« Cette décision s’est prise en l’absence de toute consultation avec le syndicat représentant ces employés de foyers de soins. Même si le gouvernement nous assure que les 28 employés qui travaillent dans ces buanderies seront mutés dans d’autres services des foyers et qu’aucun emploi ne sera perdu, nous craignons qu’au moins 60 employés soient touchés. Cette décision aura des répercussions négatives dans les foyers. Le syndicat déposera des griefs pour éviter la réduction des heures de travail », explique M. Brown.

« Nous avons été convoqués à une rencontre ce matin et on nous a alors informés que le gouvernement avait décidé de fermer les buanderies pour économiser 600 000 $ par année. Nous avons été encore plus étonnés d’apprendre que cette décision émanait d’un comité gouvernemental chargé de cerner des économies possibles. »

« Depuis des années, le gouvernement nous répète qu’il ne peut intervenir auprès des administrations de foyers de soins, puisque celles-ci, dit-il, sont indépendantes. Puis tout à coup, le gouvernement peut décider d’éliminer d’un trait de crayon 16 services de buanderie. »

« Si le gouvernement cherchait sérieusement à trouver des façons d’économiser dans les foyers de soins, il aurait dû consulter le SCFP. Depuis des années, nous disons au gouvernement qu’il y aurait moyen d’économiser des millions de dollars en faisant des foyers de soins un service public, en régionalisant l’administration des foyers, en centralisant le service de la paie, en procédant à l’achat groupé de produits pharmaceutiques à l’échelle de la province et en fonctionnant de la même façon pour les assurances. »

« Cette décision signifie également le transport par camion du linge vers d’autres établissements, ce qui se soldera par un accroissement de l’empreinte carbone », conclut M. Brown.

Voici la liste des foyers de soins touchés par cette décision :

Foyer de soins Fundy
Jordan Lifecare Centre
Foyer Passamaquoddy Lodge
Kennebec Manor
Kings Way Centre
Foyer Rocmaura
Manoir Édith B. Pinet
Résidences Inkerman
Résidences Lucien Saindon
Résidences Mgr Chiasson
Villa des Jardins
Foyer Notre-Dame de St-Léonard
Foyer Ste-Elizabeth
Manoir de Grand-Sault
Foyer St-Joseph de St-Basile
Villa Saint-Joseph

Le SCFP réclame la bonification du RPC à un sommet néo-brunswickois sur les retraites

Fredericton (14 février 2013): L’avenir des régimes de retraite est à l’ordre du jour du Sommet national sur la réforme des pensions, qui se déroulera les 19 et 20 février à Fredericton. Le président national du Syndicat canadien de la fonction publique, Paul Moist, compte parmi les conférenciers et son message au premier ministre David Alward et aux autres participants est clair : il est temps de bonifier le Régime de pensions du Canada (RPC).

« L’insécurité des retraites constitue une crise nationale de plus en plus lourde, soutient M. Moist. Plus de six travailleurs canadiens sur dix n’ont pas de régime de retraite en milieu de travail. Le RPC devrait collaborer avec ces régimes afin de sécuriser la retraite de tous les travailleurs et, du coup, sécuriser l’économie canadienne. Et la meilleure solution en ce sens, c’est une bonification modeste et graduelle du RPC. »

Plusieurs régimes de pension en milieu de travail éprouvent des difficultés financières, en raison de la récession et de la faiblesse record des taux d’intérêt.

« Bravo au Nouveau-Brunswick qui accueille ce débat nécessaire sur l’avenir des régimes de pension en milieu de travail, ajoute M. Moist. Le SCFP souhaite collaborer avec les employeurs et les gouvernements afin de trouver une solution juste et raisonnable aux difficultés de ces régimes. »

M. Moist discutera également du défi que représente la transposition des réformes mises en œuvre au Nouveau-Brunswick dans le reste du Canada : « La solution néo-brunswickoise, si bien adaptée au Nouveau-Brunswick, ne lancera pas une nouvelle tendance dans le reste du pays. »

Le 20 février à 10 h 45, M. Moist prendra part à une table ronde sur les enjeux pancanadiens des régimes de retraite, en compagnie de Leo De Bever, PDG d’AimCo; Tom Smee, vice-président principal de RBC; et Tom Reid de la Financière Sun Life.

 

Le SCFP promet de mener une dure bataille contre les lois qui s’attaquent aux travailleurs

OTT144x352Bargfrench-0-0[1]AWA (6 février 2013) :Lors de sa première Conférence nationale sur les négociations, le Syndicat canadien de la fonction publique s’est engagé à combattre les attaques contre les travailleurs en provenance de tous les niveaux de gouvernement, y compris les projets de loi s’attaquant au pouvoir politique collectif des travailleurs.

« La négociation collective est la tâche la plus cruciale que nous effectuons pour nos membres », a déclaré le président national du SCFP, Paul Moist. « Nous sommes prêts à défendre notre droit à la négociation collective et nous ne reculerons devant aucun gouvernement cherchant à nous retirer ce droit. Nous ne laisserons pas Stephen Harper nous réduire au silence et nous n’accepterons aucune forme de soi-disant loi du droit au travail. »

Cette conférence se déroule dans un contexte où les droits des travailleurs subissent un nombre croissant d’assauts, comme la loi 115 en Ontario. Au cours de leurs deux premières années de gouvernement majoritaire, les conservateurs de Stephen Harper ont retiré le droit à la libre négociation collective aux employés de Postes Canada, d’Air Canada et du Canadien Pacifique. Ils ont ensuite fait adopter par la Chambre le projet de loi C-377 qui impose aux syndicats de coûteuses règles de reddition de comptes. Afin de donner aux employeurs le gros bout du bâton en matière de relations de travail, les conservateurs s’apprêtent maintenant à déposer un projet de loi qui visera à faire taire les travailleurs et qui limitera sévèrement notre capacité d’agir collectivement.

« Les gains ne s’obtiennent pas uniquement à la table des négociations. Il faut aussi s’impliquer dans l’arène politique si on souhaite changer les gouvernements antisyndicaux. C’est ce que continuerons de faire les membres du SCFP, aux niveaux municipal, provincial et fédéral », a expliqué le secrétaire-trésorier national du SCFP, Charles Fleury. « Nous disposons des ressources financières requises pour poursuivre la lutte afin de protéger nos conventions collectives et nos services publics. Nous avons aussi les moyens de participer aux batailles électorales pour contribuer à l’élection de gouvernements qui partagent nos valeurs. »

La Conférence nationale sur les négociations du SCFP réunit plus de 1 000 syndiqués du SCFP, tous unis face aux attaques contre les travailleurs. Plusieurs conférenciers américains et européens viendront témoigner des assauts contre les droits syndicaux fondamentaux et les services publics, dans la foulée de la récession mondiale.

« Les programmes d’austérité rendent les négociations plus difficiles », a conclu Paul Moist. « Nous continuerons toutefois de nous battre pour le droit à la négociation pour nos membres et pour tous les travailleurs. Nous continuerons aussi à poursuivre notre objectif d’avènement d’une justice sociale pour tous. »

Les députés fédéraux du Nouveau-Brunswick doivent prendre leurs responsabilités

FREDERICTON (1 février 2013): Une Coalition de comités communautaires régionaux met au défi les députés fédéraux du Nouveau-Brunswick d’organiser des rencontres publiques pour expliquer la réforme de l’assurance-emploi aux milliers de Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises affectés par ces dernières coupes.

« La ministre fédérale des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley et les huit députés conservateurs fédéraux du Nouveau-Brunswick  prétendent  que « ces changements sont avantageux pour les travailleurs, les employeurs et nos collectivités ».  Aujourd’hui,  nous leur demandons d’expliquer aux Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises comment ils vont bénéficier de ces changements », a expliqué Patrick Colford du comité régional de Miramichi..

« Les députés fédéraux de la province ont fait des déclarations médiatiques accusant les comités qui s’opposent aux coupures de donner de la fausse information et de tenir des propos alarmistes. Aujourd’hui, nous leur demandons d’organiser leurs propres rencontres publiques partout en province.  Nous demandons aussi au gouvernement fédéral qu’il publie un document dans lequel il explique, en langage clair, l’impact de ces changements sur les travailleurs et travailleuses et leurs collectivités  », a déclaré Colford.

La Coalition de comités communautaires régionaux demande au gouvernement fédéral de s’asseoir avec le monde ouvrier et les employeurs, ceux-là mêmes qui financent l’assurance-emploi, et discuter de changements qui seront avantageux pour les travailleurs et travailleuses, les entreprises et les collectivités.

« Nous sommes stupéfiés que des changements si importants puissent être faits par le gouvernement fédéral avec une Loi omnibus (C-38) et sans consultation », d’ajouter Pauline Richard du comité de Kent nord.

« Il est évident que le gouvernement fédéral et nos députés fédéraux ne comprennent pas notre réalité. La réalité du marché du travail du Nouveau-Brunswick, c’est que la province a perdu 7 600 emplois à temps plein et à temps partiel depuis 2008.  La réalité du marché du travail, c’est qu’entre janvier 2012 et octobre 2012, une moyenne de     35 720 travailleuses et travailleurs par mois était sans emploi. Pendant la même période, une moyenne mensuelle de 3 830 emplois étaient disponibles. En autre mot, pour chaque 1000 travailleuses ou travailleurs sans emplois, il n’y avait que 10 emplois de disponibles. La situation est plus sérieuse pendant les mois d’hiver. La réalité du marché du travail, c’est qu’une part de notre économie a des assises en milieu rural et que le travail est saisonnier.  Le vrai problème, c’est la pénurie d’emplois, pas les travailleurs et les travailleuses », a déclaré Richard

La réforme de l’assurance-emploi ne fera pas seulement  mal aux travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick et à leur famille mais elle aura un impact négatif sur les finances de la province.  Selon le ministère des Finances,  une réduction de 10 % de prestataires d’Assurance-emploi aura comme effet une perte de 800 emplois d’ici 2016 et une perte de 100 $ millions.

« Ces coupures auront de profondes répercussions sur les travailleurs et travailleuses, leurs collectivités et la province pendant très longtemps », de conclure Richard.

Il y a des comités communautaires régionaux dans les endroits suivants :

  • Péninsule acadienne
  • Kent Sud
  • Kent Nord
  • Fredericton
  • Miramichi
  • Edmundston
  • St. Stephen
  • Sussex
  • Campbellton
  • Moncton-Riverview-Dieppe
  • Bathurst
  • Saint-Jean

Voici quelques-unes des coupures importantes mises en vigueur :

  • Réduire le salaire jusqu’à 30 % de l’ancien salaire, ce qui aura pour effet une baisse des revenus et des prestations d’assurance-emploi moins généreuses.
  • Couper les cinq semaines du Projet pilote sur la bonification des semaines de prestations d’assurance-emploi, ce qui aura pour effet de priver les travailleurs et travailleuses d’un revenu au printemps lors de la période appelée le trou noir.
  • Modifier le Projet pilote sur les 14 meilleures semaines de rémunération, ce qui réduira les revenus tirés de l’Assurance-emploi, en particulier dans la région d’Edmundston-Charlotte.
  • Mettre en place un nouveau Projet pilote travail pendant une période de prestations (se termine le 1er août 2015) qui pénalisera les travailleurs et travailleuses qui n’ont qu’un ou deux jours de travail lorsqu’ils reçoivent des prestations.
  • Éliminer complètement les conseils arbitraux nécessaires aux prestataires qui veulent faire appel de décisions relatives à l’Assurance-emploi.

 

 

LE SCFP LANCE UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION SUR LES DROITS DES PERSONNES AYANT UN HANDICAP

poster-500-fr[1]FREDERICTON (29 novembre 2012): Le 3 décembre, le plus grand syndicat au Canada lance une nouvelle campagne de sensibilisation sur les droits des personnes ayant un handicap.  La campagne nationale du Syndicat canadien de la fonction publique est « Solidaires et capables », pilotée par son Groupe de travail national des personnes ayant un handicap.   L’Organisation des Nations Unies a fait du 3 décembre la Journée internationale des personnes handicapées afin de sensibiliser les gens aux droits juridiques et sociaux des personnes vivant avec des handicaps.

« Saviez-vous qu’on est tous à risque de devenir membre un jour de l’un des groupes défavorisés dans notre société ? Il s’agit des personnes ayant un handicap » a dit Stephen Drost, représentant néobrunswickois au Groupe de travail national. « Je suis très content d’être le porte-parole néobrunswickois pour cette nouvelle campagne.  « Solidaires et capables »  met en vedette nos membres vivant avec des handicaps, des gens dynamiques dans nos milieux de travail et nos communautés. On veut également développer des partenariats avec des organismes dans nos communautés qui font la défense des droits des personnes vivant avec un handicap.  Restez à l’écoute pour des initiatives intéressantes au Nouveau-Brunswick ! »

« Il faut que les travailleuses et travailleurs sachent qu’ils peuvent exiger un environnement de travail adapté à leur handicap. Il en va des droits de la personne et de la justice sociale,  affirme Daniel Légère, président du SCFP N.-B.   « Les personnes vivant avec des handicaps font de grandes contributions dans nos milieux de travail. On doit faire tout ce qu’on peut pour promouvoir leur accès à l’emploi. Notre Comité exécutif et les membres qui siègent sur notre Comité de l’égalité sont heureux d’appuyer cette campagne importante.»

La campagne de six mois sensibilisera la population sur les enjeux qui touchent les personnes vivant avec un handicap et fournira des outils pour s’assurer du respect des droits des travailleuses et travailleurs.

Le syndicat demande à Alcool NB de revoir sa decision

FREDERICTON ( 26 septembre 2012) : Le syndicat représentant les employés d’Alcool NB, la section locale 963 du SCFP, demande à la Société des alcools du Nouveau-Brunswick de revoir sa décision de fermer deux de ses magasins au début de la prochaine année.

« On nous a informés hier que la Société entendait fermer ses succursales de St. George et de Bristol, car les réparations nécessaires aux édifices entraîneraient des coûts trop élevés et la location de locaux ne serait pas une option viable en raison du prix des loyers », a déclaré Martha Thompson, présidente de la section locale 963 du SCFP.

« Cette décision porte un autre coup à l’économie de ces collectivités. Cela représente une perte de six postes à temps plein et emplois permanents à temps partiel dans ces collectivités. Ces employés se verront offrir l’option d’aller travailler dans une autre succursale. Les employés occasionnels touchés auront aussi cette option mais leurs heures seront affectées », explique Mme Thompson.

« En plus de perdre des emplois bien rémunérés, ces collectivités perdent également des revenus fiscaux. Nous croyons que cette décision fait partie du projet du gouvernement de  privatiser Alcool NB. Au lieu d’affronter les réactions défavorables de la population, le gouvernement privatise la société d’État à la pièce. »

« L’augmentation du nombre de magasins de franchise n’est pas la solution la plus avantageuse pour les Néo-Brunswickois. Les magasins de franchise qui remplaceront ces deux succursales offriront moins de produits et les services à la clientèle y seront pratiquement inexistants. Il semble que les Néo-Brunswickois des régions rurales ne méritent pas les mêmes services et la même variété de produits d’Alcool NB que ceux qui vivent dans les plus grands centres », conclut Mme Thompson.

Le SCFP représente plus de 500 employés des magasins et entrepôts d’Alcool NB

Les électeurs de Saint-Jean rejettent le recours à une société privée pour la gestion de l’eau potable – sondage

Saint-Jean (9 mai 2012): Un récent sondage révèle que la majorité des électeurs de Saint-Jean ne veulent pas confier à une société privée les services d’eau potable.

Le sondage, mené par Continuum Research pour le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), révèle que 62 pour cent des électeurs de Saint-Jean s’opposent à des services privés d’aqueducs, soit la gestion des services de distribution de l’eau potable par une société à but lucratif. En fait, 45 pour cent des électeurs s’opposent fortement à cette approche.

Ces données sont rendues publiques au moment où les électeurs se préparent à voter aux élections municipales du 14 mai prochain. La ville songe à conclure un partenariat public-privé (PPP) qui concéderait le contrôle des services d’eau potable à une société privée, fait sans précédent.

L’appui pour un PPP est faible. En effet, seulement 23 pour cent des électeurs sont favorables à cette approche, dont un maigre 9 pour cent très favorables.

« Le message adressé à tous les candidats est clair. L’eau est un élément essentiel à la vie et est un bien trop précieux pour le confier à une société privée motivée par les profits, a déclaré le président du SCFP Nouveau-Brunswick, Daniel Légère. Le réseau d’aqueducs de Saint-Jean doit être agrandi et amélioré, et les électeurs veulent que ce service vital demeure dans le domaine public. »

Le sondage démontre que 38 pour cent des électeurs sont moins enclins à choisir des candidats qui appuient un PPP. Seulement 15 pour cent des répondants ont indiqué qu’ils préféraient un candidat qui était pour un PPP. Les résidants les plus susceptibles de voter aux prochaines élections sont également ceux qui s’opposent le plus farouchement au PPP.

« Il est grandement temps de faire la lumière sur cette question. Tous les candidats doivent faire part aux électeurs de Saint-Jean où ils logent sur cette question. L’expérience démontre que partout au monde, lorsque des sociétés sont responsables de la distribution de l’eau, les citoyens en font les frais. Lorsque les coûts augmentent, la responsabilité diminue et la qualité est menacée », a ajouté M. Légère.

« Le gouvernement fédéral conservateur fait la promotion des PPP auprès des municipalités, comme Saint-Jean, par le truchement de son organisme PPP Canada. Nos représentants locaux doivent défendre les services publics d’aqueducs. Ensemble, nous pouvons résoudre les problèmes relatifs à l’eau potable de Saint Jean, sans céder le contrôle de notre eau pour des décennies, a conclu M. Légère.

La section locale 1252 du SCFP est satisfaite du nouveau régime de retraite pour ses membres

FREDERICTION ( 31mai 2012): Le Conseil des syndicats hospitaliers du Nouveau-Brunswick — la section locale 1252 du SCFP — estime que le nouveau régime de retraite annoncé aujourd’hui par le gouvernement du Nouveau-Brunswick est très positif pour ses membres.

« Notre régime de retraite est sous-financé depuis de nombreuses années et nécessitait un financement supplémentaire ou une nouvelle structure. Nous essayons depuis longtemps de résoudre nos problèmes de financement. Toutes les propositions présentées antérieurement par le Syndicat pour régler cette question n’ont pas été mises à exécution par les parties. Sans changement, nos membres auraient pu voir leurs rentes diminuer », explique Norma Robinson, présidente du Conseil des syndicats hospitaliers du Nouveau-Brunswick, la section locale 1252 du SCFP.

« Le nouveau régime de retraite contient de nombreuses caractéristiques adoptées par les Hollandais, qui sont considérés comme ayant un des systèmes de pension les plus solides au monde. »

« Au cours de nos discussions avec le Groupe de travail sur le régime de retraite, nous avons présenté le régime de retraite hollandais à titre de modèle pouvant être adapté au Nouveau-Brunswick. Le Groupe de travail a reconnu la valeur de notre suggestion et a collaboré avec tous les syndicats (des secteurs public et privé) et le gouvernement afin de proposer un nouveau modèle de régime de retraite qui pourrait être abordable et durable à long terme. »

« Il s’agit de la meilleure solution que nous pouvions obtenir pour nos membres et les retraités. Le nouveau régime fera en sorte de garantir les rentes des retraités et d’assurer que des fonds seront disponibles lorsque les membres actifs décideront de prendre leur retraite. Tous les changements seront appliqués à l’avenir et seront progressifs. »

« Le nouveau modèle de régime demeure un régime à prestations déterminées, mais le risque partagé est la grande différence dans le nouveau régime. »

Le Conseil des syndicats hospitaliers du Nouveau-Brunswick, la section locale 1252 du SCFP, représente plus de 11 000 travailleurs et travailleuses de première ligne dans les secteurs des soins de santé.