Le gouvernement Alward poursuit son attaque des régions rurales

Fredericton (3 novembre 2011): Les dernières compressions au programme d’entretien en hiver du ministère des Transports affectera la sécurité des Néo-Brunswickoises et Néo-Brunswickois, surtout ceux qui demeurent dans les régions rurales.

« Il s’agit d’un recul inacceptable pour le programme d’entretien hivernal. Le gouvernement ne peut plus continuer de prétendre que des réductions de quatre millions de dollars ne toucheront pas la qualité des services », a déclaré Gordon Black, directeur régional du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) du Nouveau-Brunswick.

« Ces compressions signifient que des routes ne seront pas déblayées aussi souvent qu’avant. Le ministère mettra moins de chasse-neige sur les routes pendant les tempêtes et les conducteurs de chasse-neige devront attendre plus longtemps avant de commencer leur travail. Le gouvernement réduit également l’utilisation du sel de voirie sur les routes », a ajouté M. Black.

« Le gouvernement joue avec la vie des Néo-Brunswickoises et Néo-Brunswickois, et ce, de plusieurs façons. En effet, de nombreux travailleurs perdront leur emploi à cause des dernières compressions budgétaires, ce qui ajoutera aux difficultés. »

« Nous sommes très préoccupés par la sécurité sur nos routes. Les heures d’ouverture de nombreux centres de santé communautaires ont été réduites, ce qui obligera les gens à parcourir de plus longues distances pour obtenir des services, tout comme les ambulances. »

« De plus, 178 routes rurales où il n’y a qu’une ou deux maisons ne seront tout simplement plus déblayées. Voilà un autre exemple de l’attitude du gouvernement envers les régions rurales du Nouveau-Brunswick. Petit à petit, ce gouvernement abandonne les collectivités rurales. »

« Le gouvernement prétend que les services sont dispensés de façon juste et équitable partout dans la province. »

« Les dernières coupes sont le résultat de la réforme fiscale régressive en vigueur dans la province. Nous devons revenir à un système d’impôt progressif où chacun paie sa juste part d’impôt afin de réellement fournir des services publics de façon juste et équitable dans cette province. »

Le ministre des Finances veut maintenant ajouter un fardeau supplémentaire sur les Néo-Brunswickoises et Néo-Brunswickois à faible revenu en ramenant les autoroutes à péage. Le ministre des Finances Blain Higgs qualifie la situation déficitaire « d’inacceptable et d’intolérable ».

« Nous croyons fermement que ce qui est « inacceptable et intolérable », c’est justement le refus du gouvernement d’augmenter les impôts des grandes entreprises et des gens qui gagnent des revenus élevés au Nouveau-Brunswick », a conclu M. Black.

La politique fiscale du Nouveau-Brunswick : l’heure est au bilan

Fredericton (24 octobre 2011) : Trois ans après l’adoption de la réforme fiscale au Nouveau-Brunswick, on ne peut faire autre qu’un constat d’échec pour les travailleurs et les travailleuses de la province.

Selon le président du SCFP NB, Daniel Légère, le gouvernement doit revenir à un système d’impôt progressif où les individus et les compagnies paient leur juste part d’impôt.

« La diminution de l’impôt des grandes entreprises et des hauts salariés a appauvri la province de centaines de millions de dollars. »

« À l’époque, le gouvernement libéral avait soutenu que cette réforme fiscale attirerait de nouvelles familles et des entreprises dans la province. Le gouvernement avait complètement ignoré les mises en garde des économistes et de la société civile. La réforme fiscale n’a pas donné la croissance économique prédite par le gouvernement et notre ressource première, nos travailleuses et travailleurs, continuent à quitter la province pour gagner leur vie », de dire Légère.

« Depuis l’adoption de la réforme fiscale, le gouvernement s’est privé de centaine de millions de dollars en revenus chaque année. Ce n’est pas suffisant pour le gouvernement Alward d’annuler la dernière baisse de taxes prévue dans la réforme fiscale. Il faut renverser la vapeur et faire carrément marche arrière et revenir à un système d’impôt progressif! »

« La semaine dernière, le réseau de santé Horizon a supprimé 65 postes. Lorsque l’on coupe des postes, ce sont des services que l’on coupe. Dans ce cas-ci, ce sont les régions rurales qui vont en payer le prix. Les centres de santé communautaires de McAdam, Blacks Harbour, Minto, Harvey et la vallée de Tobique offriront moins de services. Ce sont les Néo-brunswickoises et les Néo-Brunswickois qui payent le prix de cette réforme fiscale et qui se retrouvent du jour au lendemain avec moins de services publics qui sont essentiels comme la santé! Ces réductions de services sont le résultat des compressions budgétaires de deux pour cent imposées par le gouvernement. »

« Les professionnels de la santé demandent des améliorations aux centres de santé communautaires, pas des réductions. C’est vraiment un pas en arrière.»

« Le premier ministre David Alward a adopté la même approche que son prédécesseur : une approche qui favorise les grandes entreprises au détriment des gens. Il s’attaque aux services publics au lieu de régler la source du problème : la réforme fiscale! », de conclure Légère.